Les routes coupées sont bien entendu celles des régions chrétiennes. Et les dégâts provoqués sont évidemment dans les zones chrétiennes.
Une fois de plus, la surenchère démagogique cherche à masquer la faillite politique d’un courant.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : masquer la faillite d’une direction politique qui s’est trompée sur toute la ligne.
À qui veut-on faire croire que couper les routes est une manière de soutenir les forces légales ?
Comment peut-on allègrement affirmer son soutien à l’armée légale tout en continuant à proclamer son attachement à l’armée illégale du Hezbollah ?
Qui peut croire à leur soutien à l’armée alors qu’ils sont restés bouche cousue face à l’assassinat prémédité de l’officier pilote Samer Hanna ?
Messieurs les « je-lave-plus-blanc-que-blanc », vous cherchez à camoufler vos échecs successifs en jouant sur la fibre patriotique des chrétiens ! Ça ne marchera plus.
Laissez l’armée tranquille. Elle n’a nullement besoin de vos fanfaronnades. Ayez le courage de répondre à ceux qui vous soutiennent
encore :
– Pourquoi avez-vous engagé les chrétiens, ou ceux que vous représentez, derrière la dictature la plus abjecte de tous les temps ?
– Pourquoi continuez-vous à vous entêter à suivre Bachar el-Assad alors que l’écrasante majorité du peuple syrien a rejoint la révolution ?
– Pourquoi restez-vous dans un gouvernement paralysé et incapable de la moindre initiative ?
– Pourquoi continuez-vous à soutenir les armes illégales du Hezbollah ?
– Pourquoi avez-vous fait fuir les principaux fondateurs de votre courant en rejetant leurs remarques sur vos dérives dictatoriales et monarchiques ?
– Pourquoi tous les sondages vous sont défavorables dans les zones chrétiennes ?
Ayez le courage de l’admettre : vous n’avez fait que de mauvais choix. Et en politique, ça ne pardonne pas.
Exploiter l’attachement des chrétiens à l’armée à des fins politiciennes ne vous grandira pas.
Profiter du printemps arabe pour faire éclore le vôtre, c’est la condition sine qua non de votre survie politique. Koura n’est qu’un avant-goût de ce qui vous attend en 2013.
En attendant, un conseil : laissez l’armée tranquille !

