Bernique ! L’opération avait alors capoté dès lors que la politique s’en était mêlée, les adversaires de l’Airbag de Koraytem l’accusant d’utiliser les privatisations comme cache-sexe d’une fortune personnelle sur laquelle le soleil ne se couchait jamais. Résultat des courses, plus personne ne moufte et nous voilà revenus depuis aux temps glorieux de l’État pompiste, téléphoniste, marchand d’eau et d’allumettes. On a soi-disant voulu éviter les méfaits du libéralisme sauvage, mais c’est l’État lui-même qui est devenu sauvage.
Mais de quel cocktail de zombies est donc formé ce gouvernement, qui persiste à vouloir nous refiler, à des prix délirants, de l’électricité aléatoire, de la flotte illusoire et des télécoms à déboires ! Y a qu’à voir les ministres agrumes se dépatouiller dans leurs usines à gaz pour comprendre que les jeunots de la politique sont encore plus dangereux que les vieux débris. Normal : ils ont tout l’avenir devant eux !
Papa Rafic rêvait d’empocher 5 ou 6 milliards... Aujourd’hui, faudra sans doute verser le double pour fourguer au privé notre électricité, notre eau et notre téléphone avec leur panier d’ignares, notre compagnie aérienne saturée de charters de salariés, notre casino aux caisses bourrées de jetons et aux bureaux débordant de faux jetons.
Et pour couronner le tout, une nouvelle génération d’agités du bulbe prend son service, qui en s’asseyant à même le macadam, qui en faisant main basse sur l’argent du contribuable, ou encore en organisant sur fond de Koullouna larmoyant des méchouis de pneus sur les grands axes routiers. Cela va des vociférateurs du cheikh grognon Ahmad al-Assir aux pantoufliers de l’EDL, en passant par les intermittents du neurone imbibés de jus d’orange.
Constatation : chaque année, les abrutis sont plus nombreux ; mais cette année, on a l’impression que les abrutis de l’année prochaine sont déjà là...
gabynasr@lorientlejour.com


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef