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À La Une - Crise

La grogne monte, le Liban s'assoit

Multiplication des sit-in et autres mouvements de protestation.

Les enseignants libanais du secondaire en colère le 17 juillet 2012 à Beyrouth.

Il y a quelques semaines, le pneu en flammes était le meilleur ami du protestataire libanais. Toute requête d'ordre politique, économique, voire sécuritaire, s'exprimait par le blocage de routes via des pneus en feu. Ces derniers temps, le pneu est toutefois beaucoup moins utilisé. Un désamour peut-être lié à la vague de chaleur qui sévit au Liban...

 

Mais les raisons de la colère sont, elles, toujours présentes.

Aujourd'hui, la grogne s'exprime par de nouveaux moyens, celui ayant les faveurs des contestataires semblant être le sit-in.

 

En l'occurrence, ce mardi est une journée chargée, à la mesure de la grogne sociale grandissante au Liban, en l'absence de mesures concrètes du gouvernement sur un réajustement des salaires de la fonction publique.

 

Les fonctionnaires du ministère de la Santé ont observé un sit-in devant le siège du ministère à Beyrouth pour demander une révision des salaires du secteur public. Ces fonctionnaires ont appelé le gouvernement à prendre en considération leurs demandes, précisant qu’ils poursuivraient leur mouvement pour obtenir gain de cause.

 

Le ministre de la Santé, Ali Hassan Khalil, a reconnu l'existence d'un déséquilibre dans les salaires de la fonction publique qui devrait être corrigé, mais il a appelé les fonctionnaires à manifester en ayant recours à des moyens pacifiques.

 

Les protestataires ont été rejoints dans leur mouvement par leurs collègues du ministère de l’Énergie et de l’Eau qui ont débrayé durant deux heures. Les fonctionnaires des ministères de l’Économie, des Télécommunications, de l’Agriculture, des Affaires étrangères et des Affaires sociales ont également pris le train de la grogne, et se sont rassemblés devant leurs bâtiments respectifs pour la même cause.

 

De même, des fonctionnaires de nombreuses administrations publiques ont aussi fait grève sur tout le territoire demandant le réajustement de leurs salaires.

 

Aujourd'hui, les enseignants des écoles publiques ont, eux aussi, observé un sit-in devant le siège du ministère de l’Éducation à Beyrouth pour demander l’adoption d’une nouvelle grille des salaires.

 

Le président de l’Association des enseignants du secondaire, Hanna Gharib, a appelé le Premier ministre Nagib Mikati à ratifier le projet de loi sur la nouvelle grille des salaires, affirmant que les enseignants ne reprendront pas la correction des examens du baccalauréat et du brevet avant d’obtenir gain de cause.

 

Le syndicat des enseignants du secondaire a annoncé vendredi dernier avoir suspendu la correction des examens pour protester contre le refus du gouvernement d'inclure la nouvelle grille des salaires dans le projet de budget 2012.

 

Le gouvernement a adopté mercredi dernier le projet de budget 2012 sans inclure les demandes de révision des salaires des enseignants, qui veulent profiter de l’augmentation des salaires décidée par le Cabinet en janvier.

 

A ces sit-in du jour, s'ajoutent des sit-in plus anciens. Celui, d'abord, des journaliers d'Électricité du Liban devant les branches de l'établissement à travers le pays... Lundi, une manifestation a dégénéré devant le siège de l’office à Beyrouth, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre.      

 

Celui, aussi, des partisans du cheikh intégriste Ahmad el-Assir à Saïda contre les armes "illégales" du Hezbollah...

 

 

 

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Il y a quelques semaines, le pneu en flammes était le meilleur ami du protestataire libanais. Toute requête d'ordre politique, économique, voire sécuritaire, s'exprimait par le blocage de routes via des pneus en feu. Ces derniers temps, le pneu est toutefois beaucoup moins utilisé. Un désamour peut-être lié à la vague de chaleur qui sévit au Liban...
 
Mais les raisons de la colère sont, elles, toujours présentes.
Aujourd'hui, la grogne s'exprime par de nouveaux moyens, celui ayant les faveurs des contestataires semblant être le sit-in.
 
En l'occurrence, ce mardi est une journée chargée, à la mesure de la grogne sociale grandissante au Liban, en l'absence de mesures concrètes du gouvernement sur un réajustement des salaires de la fonction publique.
 
Les fonctionnaires du ministère de la Santé ont observé un...
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