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À La Une - Syrie

"Aucun dirigeant n'est éternel", dit l'Iran à propos d'Assad

L'Occident doit éviter d'aggraver la situation par une ingérence sur le terrain, avertit le chef de la diplomatie iranienne.

Le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi. Ben Job/

Il appartiendra au peuple syrien de choisir son dirigeant lors des élections prévues en 2014 et, d'ici là, les puissances étrangères doivent éviter d'aggraver la situation par une ingérence sur le terrain, a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi.

 

Depuis le début du soulèvement syrien, il y a 16 mois, l'Iran, majoritairemant chiite, est resté l'un des rares alliés de la Syrie, gouvernée par la minorité chiite alaouite.

 

"Aucun dirigeant n'est éternel, donc, dans le cas de M. Bachar el-Assad, il y aura une élection présidentielle en 2014, au cours de laquelle nous devrons laisser les événements suivre leur cours normal", a dit Ali Akbar Salehi dans un entretien à Reuters.

 

Le ministre a renouvelé son soutien au plan de paix de Kofi Annan, qui est arrivé lundi à Téhéran après une visite à Damas, mais a accusé "une bonne partie" des rebelles d'être des "terroristes" soutenus par l'étranger, reprenant ainsi la rhétorique du gouvernement syrien.

"Il y a beaucoup d'armes qui arrivent illégalement en Syrie", a t-il dit. "Beaucoup de gens de différents pays affluent (...) et prennent les armes contre le gouvernement."

"Mon message à tous les pays susceptibles de jouer un rôle dans ce contexte est d'être très prudents pour ne pas aggraver la situation".

 

Les craintes sur Ormuz minimisés

Ali Akbar Salehi a, par ailleurs, minimisé les menaces de certains responsables iraniens de fermer le détroit d'Ormuz, par où transite l'essentiel du pétrole des pays du Golfe, en réaction à l'embargo européen sur ses exportations pétrolières.

"Si l'Iran se voit interdire l'accès au Golfe persique pour quelque raison que ce soit, alors il réagira de manière appropriée", a-t-il affirmé. "Mais je ne pense pas qu'une telle situation se produira."

 

Lors de la dernière série de négociations entre l'Iran et le groupe des "Six" (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne), à Moscou en juin, les puissances occidentales ont redemandé à Téhéran d'arrêter son programme d'enrichissement de l'uranium à 20%.

 

La République islamique est accusée par l'Occident de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme nucléaire civil. Téhéran dément et assure que son programme atomique est destiné uniquement à produire de l'électricité.

 

Le complexe militaire de Parchin, à 30 km au sud-est de Téhéran, est notamment soupçonné par les puissances occidentales d'abriter des recherches sur l'arme atomique, mais l'Iran refuse depuis 2005 de laisser les experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AEIA) se rendre sur le site.

 

Ali Akbar Salehi, qui a par le passé représenté l'Iran au sein de l'AEIA, a cependant affirmé que l'accès des experts à Parchin pourrait être prévu dans le cadre d'un accord plus large avec l'agence, sans préciser quand une visite serait envisageable.

 

 

Lire aussi:

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Il appartiendra au peuple syrien de choisir son dirigeant lors des élections prévues en 2014 et, d'ici là, les puissances étrangères doivent éviter d'aggraver la situation par une ingérence sur le terrain, a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi.
 
Depuis le début du soulèvement syrien, il y a 16 mois, l'Iran, majoritairemant chiite, est resté l'un des rares alliés de la Syrie, gouvernée par la minorité chiite alaouite.
 
"Aucun dirigeant n'est éternel, donc, dans le cas de M. Bachar el-Assad, il y aura une élection présidentielle en 2014, au cours de laquelle nous devrons laisser les événements suivre leur cours normal", a dit Ali Akbar Salehi dans un entretien à Reuters.
 
Le ministre a renouvelé son soutien au plan de paix de Kofi Annan, qui est arrivé lundi à...
commentaires (2)

Il fallait dire plutôt : n'est indispensable ! Mais la balle peut ricocher, hein ?

SAKR LEBNAN

06 h 43, le 10 juillet 2012

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Commentaires (2)

  • Il fallait dire plutôt : n'est indispensable ! Mais la balle peut ricocher, hein ?

    SAKR LEBNAN

    06 h 43, le 10 juillet 2012

  • Non Monsieur Ali Akbar Salehi, un dirigeant ne doit plus rester en place lorsqu'il ment éhontément au peuple qui réclame des réformes depuis des lustres puis entreprend de l'assassiner méthodiquement parce qu'il sort dans la rue pour manifester son mécontentement. Des têtes couronnées sont tombées pour bien moins que ça! Tous les dictateurs ont fini par être balayés, celui-là n'échappera pas à la règle. Tôt ou tard, avec ou sans l'assentiment de la Russie de la Chine ou de l'Iran.

    Paul-René Safa

    16 h 53, le 09 juillet 2012

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