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À La Une - La Situation

Les opérations de déstabilisation se succèdent à un rythme effréné

Comme dans le cas des poupées russes, les problèmes surgissent l’un après l’autre sur la scène locale à un rythme effréné, avec comme schéma commun une claire volonté de déstabilisation. De sorte que le gouvernement a à peine le temps de recoller les morceaux d’un côté qu’un nouveau dossier plus grave que le précédent lui éclate à la figure.
Ainsi, après l’inattendu épisode de cheikh Ahmad el-Assir à Saïda, l’exécutif a été paralysé au début de la semaine par le lourd litige apparu au sujet du vote à la Chambre du projet de loi sur les journaliers et percepteurs de l’EDL. Alors que des démarches pressantes étaient entreprises afin de trouver une issue à cette question, le gouvernement a été confronté jeudi à la tentative d’assassinat du député Boutros Harb. Cette opération manquée aurait pu s’inscrire dans le cadre de la longue série d’attentats dont le pays est le théâtre depuis de nombreuses années. Sauf que cette fois-ci les circonstances dans lesquelles cette machination a été déjouée constituent une grave et flagrante atteinte à la crédibilité et à l’autorité de l’État, ou du moins ce qui en reste. Les « hommes de l’ombre » se réclamant des services de renseignements de l’armée sont en effet intervenus sur le lieu de l’attentat manqué et ont entrepris de faire fuir les exécutants en direction de la banlieue sud, en toute quiétude et sans être en aucune façon inquiétés.
Cette manœuvre milicienne effectuée en plein jour et au cœur de la capitale est intervenue alors que le pouvoir vient de lancer, à grand renfort de tapage médiatique, un « mois sécuritaire » censé rassurer non seulement les Libanais mais, surtout, les étrangers appelés à effectuer un séjour estival dans le pays. Il aura fallu que l’ambassadeur d’Arabie saoudite dévoile au grand jour que des ressortissants de son pays ont été récemment enlevés et rançonnés à Beyrouth pour que les efforts du gouvernement en matière de stabilisation en prennent un sérieux coup ...
Alors que les responsables officiels se débattaient pour tenter de résorber l’affaire de l’attentat contre Boutros Harb, ils ont été confrontés dans la journée d’hier à une nouvelle fronde généralisée dans la région du Akkar, à la suite de la libération de certains officiers et militaires accusés d’être impliqués dans l’assassinat des deux dignitaires sunnites du Akkar à un barrage de l’armée il y a quelques semaines...
C’est dans le but de juguler cette cascade de dérapages et d’opérations de déstabilisation que le Conseil des ministres a été convoqué à une réunion extraordinaire lundi prochain au palais de Baabda. Reste à savoir à cet égard si les ministres du courant aouniste     assisteront à cette réunion, après leur boycott de la séance de mercredi dernier. Mais au-delà de ces considérations politiciennes, les responsables officiels retiennent sans doute leur souffle dans la crainte qu’une nouvelle opération de sape ne survienne encore une fois sur l’échiquier local.

 

M.T.

Comme dans le cas des poupées russes, les problèmes surgissent l’un après l’autre sur la scène locale à un rythme effréné, avec comme schéma commun une claire volonté de déstabilisation. De sorte que le gouvernement a à peine le temps de recoller les morceaux d’un côté qu’un nouveau dossier plus grave que le précédent lui éclate à la figure. Ainsi, après l’inattendu épisode de cheikh Ahmad el-Assir à Saïda, l’exécutif a été paralysé au début de la semaine par le lourd litige apparu au sujet du vote à la Chambre du projet de loi sur les journaliers et percepteurs de l’EDL. Alors que des démarches pressantes étaient entreprises afin de trouver une issue à cette question, le gouvernement a été confronté jeudi à la tentative d’assassinat du député Boutros Harb. Cette opération manquée...
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