Les participants à l’atelier « Requalification du littoral entre Tabarja et Jbeil ». Cynthia Jabbour est au premier plan, deuxième à partir de la gauche.
L’atelier fait partie du projet européen Tempus-Deveter pour le développement d’un réseau de master, recherche et/ou professionnel, dans six universités des pays du pourtour méditerranéen : Liban, Syrie et Algérie. Une filière qui vise à former des enseignants et des spécialistes dans les domaines du développement territorial, de l’aménagement, du tourisme et du patrimoine. Deux universités libanaises sont concernées par ce projet : l’USEK et l’UL.
Les participants, de différentes nationalités, universités et spécialisations, sont divisés en groupes de quatre. Chaque équipe comprend deux membres spécialisés dans les sciences du territoire (géographie, architecture, urbanisme, beaux-arts) et deux spécialistes dans les sciences de l’économie (tourisme, gestion). Une diversité « très enrichissante », selon la jeune étudiante qui raconte : « J’ai beaucoup aimé la spontanéité des Français et leur simplicité. Ils ont apprécié l’aspect pratique du transport en commun au Liban, ce qui n’est pas le cas d’un très grand nombre de Libanais. »
Le travail sur le terrain débute avec le repérage des territoires. « Nous avons longé le chemin de fer. Une très agréable découverte pour moi. Je me suis rendu compte que nous, Libanais, nous ne marchons pas », regrette Cynthia. Il a fallu, par la suite, lire et analyser les territoires, rencontrer des techniciens, des experts, des représentants d’association et des habitants des régions balayées. « Les enseignants et les professionnels nous ont écoutés, ont montré du respect pour nos idées et nous ont encouragés. C’est très valorisant », affirme Cynthia. Après l’analyse des données, la préparation et le partage des avant-projets, les projets sont présentés devant des acteurs politiques, économiques, associatifs et académiques.
« Lors de cet atelier, nous avons appris à organiser nos idées, à structurer un projet et à bien gérer le temps. Et surtout, nous avons eu l’occasion, pour la première fois, de vraiment travailler en équipe. Dans notre domaine, on ne travaille pas assez en groupe. À l’université, on ne nous introduit au travail collectif qu’à la 4e ou la 5e année d’études », précise Cynthia avant de conclure : « J’espère que de tels ateliers seront intégrés dans les cursus et que l’université multipliera ce genre d’actions. »

