Rechercher
Rechercher

Économie - Sommet

Les yeux de nouveau braqués sur la BCE

Le président de la BCE Mario Draghi s’est montré favorable à une recapitalisation directe des banques en difficulté.

Tous les regards seront une nouvelle fois tournés jeudi vers la Banque centrale européenne (BCE) et les mesures qu’elle pourrait annoncer pour contribuer à résoudre la crise en zone euro, après l’accord européen conclu vendredi qui a apporté l’accalmie sur les marchés.
L’institution monétaire de Francfort (Ouest) réunit son conseil des gouverneurs pour, comme chaque mois, décider de son principal taux directeur.
De l’avis quasi unanime des analystes, elle devrait annoncer la baisse de ce taux pour stimuler une économie atone, y compris en Allemagne gagnée par la morosité ambiante.
Ira-t-elle plus loin en annonçant par exemple de nouvelles mesures de liquidités en faveur des banques ou la reprise de ses achats d’obligations publiques que le marché secondaire ? Rien n’est moins sûr.
Pourtant, seule une action significative de la BCE, aux moyens financiers théoriquement illimités, pourrait mettre fin « au cercle vicieux de la peur », estime Holger Schmieding, de la banque Berenberg.
« Si l’accord (de Bruxelles) incite la BCE à intervenir avec un soutien sérieux aux marchés obligataires, cela pourrait être un succès éclatant. Si la BCE reste en retrait, la crise pourrait connaître une escalade dangereuse durant l’été », prévient l’économiste.
Selon lui, la BCE doit signifier qu’elle ne laissera plus les taux d’emprunt des pays de la zone euro flamber à des niveaux insoutenables, comme ceux que connaissent actuellement l’Espagne ou l’Italie, et s’engager à intervenir sans limite au-delà d’un écart de taux de 5,5 % avec ceux de l’Allemagne, la référence en zone euro.
Sans un objectif clairement affiché, les rachats d’obligations qu’elle pourrait effectuer seront sans effet, comme par le passé, juge-t-il.
Pour son collègue Christian Schulz, le « seuil critique » au-delà duquel la BCE pourrait faire une telle annonce ne semble toutefois pas encore franchi.
Malgré l’aggravation de la crise, son programme en cours de rachat est à l’arrêt depuis quasiment mi-février, la BCE estimant que ce n’est pas à elle de résoudre les problèmes budgétaires des États.
Vendredi, elle a obtenu gain de cause : les fonds de secours FESF et MES pourront acheter directement des titres de dette de pays fragiles sur les marchés, a-t-il été acté. Une revendication de longue date.
Mais la capacité d’intervention de ces fonds ne peut pas dépasser 700 milliards d’euros, dont environ 200 sont déjà utilisés pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal, rappellent les économistes.
Le président de la BCE Mario Draghi s’est aussi montré satisfait de la possibilité ouverte par les dirigeants européens de recapitaliser directement les banques en difficulté avec ces fonds.
Une poignée d’économistes sont d’avis que la BCE pourrait annoncer un nouveau prêt sur trois ans aux banques de la zone euro, après ceux de décembre ou février où elle avait prêté près de 1 000 milliards d’euros. Un flot d’argent qui n’a pas contribué à relancer le crédit, carburant de la croissance : les crédits au secteur privé ont reculé de 0,1 % en mai, selon des chiffres publiés vendredi.
Cet argent est en outre allé alimenter de manière asymétrique les pays de la zone euro, trouvant refuge dans ceux qui se portent bien comme l’Allemagne, et ne conduisant que dans un premier temps à des achats d’obligations des pays en difficulté.
Seule quasi-certitude, « la BCE va baisser son taux de 25 points de base », à 0,75 %, estime à l’unisson de ses confrères Jennifer McKeown, de Capital Economics.
L’institution monétaire de Francfort s’est elle-même employée ces derniers jours à ouvrir la porte à ce nouveau relâchement de sa politique monétaire.
« Il n’existe pas de doctrine qui dise que le taux directeur ne peut tomber sous 1 % », a ainsi déclaré son chef économique Peter Praet au Financial Times Deutschland.
Le taux directeur de la BCE est fixé à 1 % depuis le mois de décembre 2011. Il s’agit de son plus bas niveau historique.
Tous les regards seront une nouvelle fois tournés jeudi vers la Banque centrale européenne (BCE) et les mesures qu’elle pourrait annoncer pour contribuer à résoudre la crise en zone euro, après l’accord européen conclu vendredi qui a apporté l’accalmie sur les marchés.L’institution monétaire de Francfort (Ouest) réunit son conseil des gouverneurs pour, comme chaque mois, décider de son principal taux directeur.De l’avis quasi unanime des analystes, elle devrait annoncer la baisse de ce taux pour stimuler une économie atone, y compris en Allemagne gagnée par la morosité ambiante.Ira-t-elle plus loin en annonçant par exemple de nouvelles mesures de liquidités en faveur des banques ou la reprise de ses achats d’obligations publiques que le marché secondaire ? Rien n’est moins sûr.Pourtant, seule une action...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut