Au premier plan, de gauche à droite, Lili et Tania. À l’arrière-plan, Dalia et Sabine.
« 68 % des étudiants de l’AUB ont indiqué consommer des boissons énergisantes », révèle Dalia Akl. L’étudiante en marketing et trois de ses camarades – Lili Kfoury, Tania Koujou et Sabine Massaad – ont mené, dans le cadre d’un travail de fin de session, une enquête auprès de 100 étudiants de l’AUB. Le but ? « Connaître les habitudes de consommation des étudiants afin de les dissuader de boire ces produits riches en caféine, sucre et taurine », répond Dalia. D’ailleurs, c’est la richesse de ce cocktail « explosif » qui fait son succès auprès des jeunes. « La majorité des étudiants interrogés ont confié consommer des boissons énergisantes pour le coup de fouet qu’elles leur donnent, indique Tania. Tandis que 32 % des étudiants en boivent pour mieux se concentrer pendant les études. » Seulement 9 % des jeunes questionnés affirment en consommer avant de pratiquer un sport. Devenues un must des soirées de jeunes, « les boissons énergisantes sont souvent prises avec de la vodka », poursuit Tania. Un cocktail qui n’est pas sans risque selon une étude publiée il y a quelques années par l’école de médecine américaine Wake Forest.
Pour compléter leur étude, les étudiantes réalisent une enquête auprès de commerces situés aux alentours de l’université et qui vendent ces produits. Elles analysent par la suite les données collectées afin de réaliser le travail qu’on leur a demandé de faire : la planification d’une campagne de dissuasion ciblant les jeunes. Les étudiantes survolent tous les aspects du sujet, des habitudes de consommation des jeunes à une possible législation libanaise concernant les boissons énergisantes alcoolisées, en passant par leur composition. Leur approche est globale, vivante, amusante.
« Nous n’avons pas voulu baser notre campagne sur l’aspect sanitaire de ces boissons car ça risque de ne pas intéresser les étudiants, explique Lili. Nous avons plutôt choisi de modifier le comportement de consommation des jeunes en leur proposant une alternative aux boissons énergisantes. » Le choix des étudiantes se porte sur un produit – le premier substitut désigné par les étudiants questionnés – qui fournirait un même apport en caféine. « Nous leur avons proposé de remplacer les boissons énergisantes par du café, déclare Sabine, en insistant, pour les convaincre, sur l’aspect social du café, son adaptabilité à différents goûts et styles de vie et le fait qu’il est plus sain. »
En attendant une règlementation spécifique, deux règles sont à retenir : limiter la consommation de ces boissons et ne pas les combiner à de l’alcool.

