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Lifestyle - Culture

« # libertés ! » : du printemps arabe à l’été parisien

L’Institut des cultures d’islam organise pendant un mois dans la capitale française un festival artistique sur les révolutions du Moyen-Orient.

La tradition du bal populaire du 14 juillet sera réinventée avec un « bal révolutionnaire arabe » à la Goutte d’or, quartier parisien cosmopolite. Une soirée inédite qui fera le pont entre 1789 et 2012, retraçant les soulèvements populaires des derniers siècles, et où le oud remplacera l’accordéon, où le châabi se fera musette, où la disco orientale fera vibrer la foule... Animée par DJ Missy Ness, cette nuit du 14 juillet sera résolument « d’ICI et d’ailleurs ! ».

L’Institut des cultures d’islam (ICI) organise pendant un mois à Paris « # libertés ! », un festival artistique dédié aux révolutions dans les pays arabes avec un « bal révolutionnaire arabe » le 14 juillet, jour de la fête nationale française.
Longs et courts métrages, exposition de photos et installation, chorégraphies, musique, brunchs littéraires, ateliers : à travers le regard d’artistes égyptiens, tunisiens mais également syriens, marocains ou iraniens, auxquels se sont jointes des personnalités comme l’acteur français Charles Berling ou le réalisateur Tony Gatlif, l’ICI a souhaité « apporter un peu de sérénité dans la manière dont sont perçues ces révolutions qui ont suscité tour à tour l’enthousiasme et la peur », explique Véronique Rieffel, directrice de l’ICI. « Nous avons voulu montrer que ces printemps arabes ont été construits de longue date et sont une vraie rupture : l’avant a duré très longtemps et l’après se construit sur le long terme. Les artistes, dont le rôle a été crucial, ne reproduisent pas seulement ce qui se passe et qui est mouvant, ils inventent de nouvelles formes d’expression, ils accompagnent la liberté en marche », ajoute-t-elle.
Le festival, qui s’ouvre ce soir et se déroulera autour de quatre week-ends festifs jusqu’au 21 juillet, débutera par la présentation en avant-première en France de la dernière création du réalisateur français né à Alger Tony Gatlif, produite pour le festival de musique sacrée de Fès en juin, en hommage au libre penseur, poète et savant perse Omar Khayyam. Des photos et une installation de l’artiste marocaine Majida Khattari, auteure du controversé VIP (voiles islamiques parisiens) en 2008 – un défilé de femmes voilées et d’autres nues sur la question de la soumission féminine –, seront le fil rouge du festival. Charbon et céramiques pour célébrer « l’Hymne à la vie », photo-métaphore de la chute des dictatures ou de la « liberté guidant le peuple » : Majida Khattari dit vouloir « être accessible à tous afin de livrer sa réponse poétique aux polémiques politiques ». « Il est important, dit-elle, que dans une république laïque comme la France, les artistes puissent dire ces changements énormes (dans les pays arabes) et encouragent une réflexion profonde sur le religieux et la pensée islamique. » Vendredi, seront notamment projetés en plein air des courts-métrages montrant comment des réalisateurs syriens, tunisiens, algériens ou égyptiens perçoivent leurs révolutions.
Chaque samedi, des brunchs littéraires réuniront public et écrivains à l’ICI autour de livres comme Histoires minuscules des révolutions arabes, recueil de nouvelles né d’un collectif d’auteurs. Place sera laissée le 30 juin au rappeur Axiom, auteur de J’ai un rêve, lettre ouverte aux jeunes les appelant à puiser une force revendicatrice dans l’exemple du printemps arabe. Il prendra la parole autour d’une rencontre-débat avec Rokhaya Diallo, éditorialiste et militante antiracisme. Les 6 et 7 juillet seront consacrés à un week-end égyptien autour de longs-métrages, et le 14 juillet aux intellectuels syriens avec un bal révolutionnaire en point d’orgue, animé par DJ Missy Ness, figure hip-hop du quartier cosmopolite la Goutte d’or à Paris. Le dernier week-end sera dédié à un collectif d’artistes tunisiens qui proposeront une chronique dansée de leur révolution.
(Source : AFP)
L’Institut des cultures d’islam (ICI) organise pendant un mois à Paris « # libertés ! », un festival artistique dédié aux révolutions dans les pays arabes avec un « bal révolutionnaire arabe » le 14 juillet, jour de la fête nationale française.Longs et courts métrages, exposition de photos et installation, chorégraphies, musique, brunchs littéraires, ateliers : à travers le regard d’artistes égyptiens, tunisiens mais également syriens, marocains ou iraniens, auxquels se sont jointes des personnalités comme l’acteur français Charles Berling ou le réalisateur Tony Gatlif, l’ICI a souhaité « apporter un peu de sérénité dans la manière dont sont perçues ces révolutions qui ont suscité tour à tour l’enthousiasme et la peur », explique Véronique Rieffel, directrice de l’ICI. « Nous avons...
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