Quinze mois de violences meurtrières et une série de sanctions internationales ont poussé l’inflation en Syrie à des niveaux sans précédent sans que le gouvernement réussisse à la maîtriser. Selon les économistes, cette inflation galopante est d’abord due à la dépréciation de 50 % de la livre syrienne par rapport au dollar, qui a porté un coup très dur au pouvoir d’achat des Syriens. À cela s’ajoute une hausse des tarifs douaniers de 40 à 80 %, entraînant une baisse de la production et des investissements, la majorité des matières premières étant importée. La hausse des tarifs douaniers a porté sur 39 produits, dont des denrées alimentaires. En outre, « l’insécurité dans plusieurs régions a perturbé les réseaux de distribution et de production », explique Jihad Yazigi, directeur du bulletin économique The Syria Report. Selon le bureau central des statistiques, l’inflation a grimpé de 31,4 % en avril dernier par rapport à avril 2011. Et d’après un rapport de la Banque centrale sur l’inflation, celle-ci a atteint 22,5 % pour les trois premiers mois de 2012 contre 4,6 % pour la même période l’année dernière. La crise a favorisé l’apparition du marché noir, des commerçants vendant des denrées de base en gonflant leurs prix. Dans ce contexte, la Banque centrale a annoncé avoir mis en circulation ces deux derniers jours à Damas et Alep davantage de nouveaux billets de livres syriennes, affirmant qu’ils avaient été imprimés en Russie, principal soutien du régime du président Bachar el-Assad.
Quinze mois de violences meurtrières et une série de sanctions internationales ont poussé l’inflation en Syrie à des niveaux sans précédent sans que le gouvernement réussisse à la maîtriser. Selon les économistes, cette inflation galopante est d’abord due à la dépréciation de 50 % de la livre syrienne par rapport au dollar, qui a porté un coup très dur au pouvoir d’achat des Syriens. À cela s’ajoute une hausse des tarifs douaniers de 40 à 80 %, entraînant une baisse de la production et des investissements, la majorité des matières premières étant importée. La hausse des tarifs douaniers a porté sur 39 produits, dont des denrées alimentaires. En outre, « l’insécurité dans plusieurs régions a perturbé les réseaux de distribution et de production », explique Jihad Yazigi, directeur du bulletin...
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