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À La Une - L'orient Littéraire

L’idéologie de la normalité

Le clin d'œil de Nada Nassar-Chaoul.

Photo L'Orient Littéraire.

Avant, on s’amusait bien. Il y avait la saga de Sarko et des femmes : la troublante Cécilia en robe ivoire à l’Élysée le jour de l’investiture et la larme tendrement essuyée sur sa joue par un président visiblement très amoureux, le coup de théâtre de son escapade à Pétra avec un autre homme, Sarko malheureux en mari abandonné, puis la belle Carla avec sa silhouette sculpturale, son élégance de mannequin, ses chansons tendres et son bébé tout rose.
 
Pour rire, on pouvait aussi compter sur le flamboyant Berlusconi avec ses Bunga Bunga, Rubygate et autres parties fines, sans compter ses innombrables liftings, son faux bronzage permanent, ses grimaces et ses jeux de mots douteux.
 
Dans un registre plus sulfureux, on avait DSK et l’improbable Dodo La Saumure, les amours « tarifées » et Nafissatou Diallo dans le rôle de la pauvre femme de chambre, tout cela sous le regard bleu acier impénétrable de sainte Anne Sinclair, patronne des femmes-trompées-qui-restent-quand-même-aux-côtés-de-leur-mari.
 
Palpitant je vous dis, et ça vous permettait de potiner sec dans les sobhiyé avec les copines, sans compter les couvertures glamour des magazines « people » qu’on feuilletait avec délice, allongée sur sa chaise longue à la plage avec la ferme décision de bronzer idiot.
 
Hélas ! Ces temps bénis ont pris fin. Avec la crise, un voile noir de rigueur est tombé sur l’Europe. Même sur le Rocher, on semble s’amuser moins que du temps de Rainier, des locomotives du jet-set et de ces princes fastueux jetant des fortunes sur les tables des casinos.
 
Désormais, les hommes politiques sont « normaux ». Ils se déplacent en train, voire en métro, et sont en jean sur les photos officielles. Ils ressemblent à M. Tout-le-monde, habitent un deux-pièces-cuisine, font la vaisselle et promènent le chien comme tout un chacun. Vertueux et économes, ils prônent une idéologie de mormons faite de simplicité, d’égalité et de solidarité.
 
On s’ennuie déjà…
 
 
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Avant, on s’amusait bien. Il y avait la saga de Sarko et des femmes : la troublante Cécilia en robe ivoire à l’Élysée le jour de l’investiture et la larme tendrement essuyée sur sa joue par un président visiblement très amoureux, le coup de théâtre de son escapade à Pétra avec un autre homme, Sarko malheureux en mari abandonné, puis la belle Carla avec sa silhouette sculpturale, son élégance de mannequin, ses chansons tendres et son bébé tout rose.
 
Pour rire, on pouvait aussi compter sur le flamboyant Berlusconi avec ses Bunga Bunga, Rubygate et autres parties fines, sans compter ses innombrables liftings, son faux bronzage permanent, ses grimaces et ses jeux de mots douteux.
 
Dans un registre plus sulfureux, on avait DSK et l’improbable Dodo La Saumure, les amours « tarifées » et Nafissatou Diallo...
commentaires (2)

Vous rigolez ? Nous sommes en pleine mutation de la notion de normalité ! A peine sommes-nous hollandais normaux que les frasques sarkoziennes, berlusconiennes ou DSKiennes sont en train de sombrer dans les oubliettes car il semble que leurs auteurs fassent figure de petits amateurs devant notre président "normal". Ce tout début de quinquennat nous enseigne le vrai sens de la normalité. Un président normal c'est celui dont la first girl friend ne veut pas que l'ex soit présente à l'investiture, d'où l'absence des mômes que cette dernière a eus avec le gars normal. Enfin, ne parlons pas si vite d'enfants... Est-on sûrs qu'ils sont tous de lui alors qu'elle se tapait Ayrault (!) pendant que son concubin fricotait avec Anne Hidalgo dont la fille Elsa pourrait en fait en être le fruit ? Et ce n'est que le début. Mais bon, tout ça n'est pas grave puisque c'est normal.

Robert Malek

08 h 43, le 18 juin 2012

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Commentaires (2)

  • Vous rigolez ? Nous sommes en pleine mutation de la notion de normalité ! A peine sommes-nous hollandais normaux que les frasques sarkoziennes, berlusconiennes ou DSKiennes sont en train de sombrer dans les oubliettes car il semble que leurs auteurs fassent figure de petits amateurs devant notre président "normal". Ce tout début de quinquennat nous enseigne le vrai sens de la normalité. Un président normal c'est celui dont la first girl friend ne veut pas que l'ex soit présente à l'investiture, d'où l'absence des mômes que cette dernière a eus avec le gars normal. Enfin, ne parlons pas si vite d'enfants... Est-on sûrs qu'ils sont tous de lui alors qu'elle se tapait Ayrault (!) pendant que son concubin fricotait avec Anne Hidalgo dont la fille Elsa pourrait en fait en être le fruit ? Et ce n'est que le début. Mais bon, tout ça n'est pas grave puisque c'est normal.

    Robert Malek

    08 h 43, le 18 juin 2012

  • Mesdames, pensez-y, ce sont vos lecteurs, surtout, qui sont devenus "normaux"; ça ne les intéresse plus tant l'Elysée, Matignon, Valérie Trielweiler et son François, Carla et son Sarko, Anne Saint Clair et son DSK, Berlusconi et ses Bunga Bunga, Albert et son Rocher etc. etc. Oubliez pour eux ces centres de "fofocas" selon l'expression Sud-Américaine. Concentrez-vous sur cette terre "bendita et maldita"; le bunker de Dhahieh, Rabieh la frénétique et souvent l'hystérique, la Tripoli du Mikati, al-Jahiliyeh de Wi'am, le grand personnage qui vous transporte dans al-Jahilieh de l'histoire, Koraitem la perdue, Ain el-Tiné l'éternlle rusée, Moukhtara aux amours changeants et tant et tant d'autres. Enfin tous ces centres où se jouent le sort de vos lecteurs et de tous les Libanais par, souvent, le jeu le plus sordide. A moins que je me trompe, c'est ça qui intéresse les Libanais, qui veulent savoir à quoi s'en tenir.

    Halim Abou Chacra

    09 h 56, le 17 juin 2012

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