Le procédé est simplissime : l’ophtalmo moustachu envoie ses spadassins outre-frontières alpaguer au hasard un pauvre hère du landernau et le fait amener dans son paradis baassiste. Là, on l’installe dans une caserne munie de toutes les commodités : des cellules à volonté, certes un peu justes, mais pouvant facilement caser une paire de jambes, des bras, un torse et une tête à condition que l’ensemble soit ajusté à la verticale ; de l’électricité gratos à tous les étages, avec câbles et branchements pour les pinces des gégènes destinées à faire parler le récalcitrant. La convivialité par le jus d’électron, rien de tel pour mieux souder la fraternité syro-libanaise ! Puis on bat l’otage tant qu’il est chaud, on le cogne encore et encore. Et c’est bien le diable si le steak haché ainsi obtenu ne finit pas par avouer l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche-Hongrie.
Fous de rage, les bouviers de chez nous organisent aussitôt une ratonnade et ratissent large parmi les spécimens alaouites locaux. Certes, ils prétendent les accueillir en « hôtes », petit déjeuner compris, mais sans préciser pour autant les conditions d’hébergement dans leurs bicoques de charme. Seulement, la chance peut aussi virer à l’eau de boudin lorsque les escort boys sont des allumés islamistes en quête de paradis. Mais attention ! Les tamponnés en question sont profondément religieux. S’ils leur arrive de prendre des otages, c’est uniquement en dehors des heures de prière. Ça ne boit jamais d’alcool, mais ça vous crève l’œil d’un mécréant en moins de temps qu’il n’en faut pour changer ses babouches. Ça lapide aussi sa femme avec des parpaings en béton, mais ne la cogne pas plus que les trois autres bobonnes qu’il a claquemurées ailleurs.
Généralement, au terme de palabres convenus, voire sans intérêt et relevant davantage des tractations de marchands de tapis que des délibérations d’un jury d’université, la pantalonnade se termine par l’échange socioculturel des infortunés cobayes, rendus à peine présentables. Mais bon, nous sommes chez les ravagés de la frontière libano-syrienne, pas au concours annuel de valse de Vienne.
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L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef