Sabah et Farid Chawki dans « Ahlan bil Hob ».
Il y a une cinquantaine d’années, l’industrie du cinéma libanais produisait des films de genres divers : romance, drame, suspense, action, films B. Le but de cette rétrospective est d’offrir aux spectateurs la chance de découvrir ces témoignages précieux du cinéma libanais et de la ville de Beyrouth depuis les années soixante, des films qui occupent une place importante dans la mémoire collective des Libanais.
Onze films seront projetés lors de cette première édition en présence de certains membres de l’équipe de tournage et certains acteurs qui ont marqué cette période. Un hommage tout particulier sera rendu à Ihsan Sadek, surnommé le prince du cinéma libanais. Une soirée spéciale sera également consacrée à l’icône cinématographique et musicale libanaise Sabah. Enfin, des affiches de films faisant partie de la collection de M. Abboudi Abou Jaoudé seront exposées durant toute la manifestation.
Cet événement replongera certains dans les souvenirs et fera découvrir à d’autres cet âge d’or mêlé d’une douceur de vivre extraordinaire.
La guitare de l’amour (1974), réalisé par Mohammad Salman, avec Georgina Rizk et Omar Khorshid, Une Bédouine à Paris (1966) du même réalisateur, avec Samira Toufik et Rushdi Abaza, ou encore Bienvenue à l’amour (1970), avec Dureed Laham et Sabah, seront au programme.
Au menu aussi, deux films du réalisateur égyptien d’origine libanaise Henri Barakat : La mélodie de ma vie (1975) avec Mervat Amin et Farid al-Atrash, ainsi que Les plus beaux jours de ma vie (1974), avec Najlaa Fathi et Hussein Fahmi.
Par ailleurs, on pourra découvrir des œuvres moins célèbres comme Interpol à Beyrouth (1966), réalisé par Constantin Costanov avec Taroub et Riad Gholmieh, ainsi que Beyrouth zero 11 (1967) d’Antoine Rémi, avec Sabah et Ihsan Sadek.
Deux courts-métrages documentaires font aussi partie de la programmation durant cette édition : Le Liban à travers le cinéma (2003) de Hady Zaccak et Un amateur (2011) de Habib Chams, suivis du film Les colosses (1963) de Hassib Chams.
Les films seront présentés par des critiques, des animateurs de ciné-clubs et des cinéphiles qui ont aimé et défendu ces films et leurs auteurs qui ont forgé l’imaginaire de l’époque.
Programme :
Tous les films sont en langue arabe sans sous-titres, excepté Le jaguar noir et Un amateur, sous-titrés en anglais, Le Liban à travers le cinéma, sous-titré en français.
Ce soir jeudi
20h00 : Interpole à Beyrouth de Constantin Costanov (1966, 90 mn).
Vendredi 15 juin
19h00 : Le Liban à travers le cinéma, de Hady Zaccak (2003, 15 mn)
Un amateur de Habib Chams (2011, 35 mn)
20h30 : Les colosses de Hassib Chams (1963, 105 mn)
Samedi 16 juin
19h00 : Bienvenue à l’amour de Mohammad Salman (1970, 85 mn)
21h00 : La guitare de l’amour de Mohammad Salman (1974, 120 mn)
Dimanche 17 juin
20h00 : Une Bédouine à Paris de Mohammad Salman (1966, 95 mn)
Lundi 18 juin
20h00 : Le gang de femmes de Farouq Ajrama (1970, 101 mn)
Mardi 19 juin
20h00 : Le miel amer de Rida Mouyassar (1964, 90 mn)
Mercredi 20 juin
20h00 : Le jaguar noir de Mohammad Salman (1965, 92 mn)
Jeudi 21 juin
20h00 : La mélodie de ma vie d’Henri Barakat (1975, 110 mn)
Vendredi 22 juin (clôture)
20h00 : Les plus beaux jours de ma vie d’Henri Barakat (1974, 111 mn).
Billet : 5 000 LL.
Pass Festival : 40 000 LL
Infos : 01/20 40 80
www.metropoliscinema.net
Cloclo,
de Florent Émilio Siri.
Avec Jérémie Renier
et Benoît Magimel.
D’Ismaïlia à Paris et puis LA, et de la richesse à l’extrême pauvreté pour redevenir un nabab entouré de femmes, de domesticité et d’un tas de secrétaires, et du Nabout Twist (son premier single) à Comme d’habitude, titre devenu plus qu’international, planétaire : c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans qui est croqué dans ce biopic sincère, authentique. Trop à la lettre. Car si plus de trente ans après sa mort accidentelle, la destinée de l’idole des fans, au sommet encore de sa carrière, séduit encore, le réalisateur n’en a tiré qu’une suite d’événements sans beaucoup d’aspérités. Star adulée et businessman, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes, Cloclo est un homme complexe, multiple. À la recherche d’une tendresse qu’il n’a pas eue de la part d’un père qui rêvait pour son fils d’une carrière de comptable, Claude François aimera beaucoup de femmes et en sera rejeté par certaines.
S’il y a quelque chose à reprocher au film, où Jérémie Regnier excelle sans aucun doute, ce n’est pas qu’il égratigne le mythe de celui qui a été l’idole des sixties puis des seventies – ce chanteur est passé du twist au disco avec une intelligence incroyable –, mais que le metteur en scène ait écrit et raconté l’histoire d’une manière linéaire. Les événements se suivent comme si on lisait Voici ou d’autres journaux paparazzi. Ceux qui ont été témoins de ces années yé-yé, avec la suprématie notamment de Salut les copains, Mademoiselle Âge tendre et Podium, dont Cloclo fut le fondateur, peuvent retrouver certaines images sur grand écran tirées de ces journaux-là. Pourtant, certains plans sont remarquables, surtout ceux des concerts, rapides et aux mouvements de caméra intéressants. Mention certainement spéciale (je le répète) pour Jérémie Renier qui se confond totalement avec le chanteur et dont le mimétisme est affublant. Malheureusement, il est entouré d’une distribution d’acteurs plus que moyenne. On se demande même ce que fait Benoît Magimel dans ce film. Le réalisateur aurait-il fait exprès pour montrer combien le chanteur était égocentrique et que tout ce monde (y compris mère, femmes, sœur et enfants) qui l’entourait comptait peu pour lui ?
Grands Cinemas ABC et ABC Dbayeh/ Concorde, Las Salinas, Saïda Mall,Cinemacity, Empire Sodeco, Planète Abraj


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef