Benjamin Netanyahu. Baz Ratner/
Le vice-Premier ministre israélien Shaul Mofaz a accusé dimanche le régime de Bachar el-Assad de commettre un génocide en Syrie, où le pouvoir réprime depuis 15 mois un mouvement de contestation.
Cet ancien général a en outre critiqué la Russie pour son attitude dans la crise syrienne et il a renouvelé la demande israélienne d'une intervention militaire étrangère pour renverser Bachar el-Assad.
"Un crime contre l'humanité, un génocide, est en train d'être mis en oeuvre aujourd'hui en Syrie. Et le silence des puissances mondiales est contraire à toute logique humaine", a dit Shaul Mofaz sur les ondes de la radio de l'armée.
Les puissances internationales se contentent de "molles condamnations" alors qu'elles feraient mieux d'intervenir militairement, a-t-il ajouté.
"Pire que cela, il y a l'attitude de la Russie, qui condamne mollement le massacre tout en continuant d'armer le régime meurtrier d'Assad. Dans le meilleur des cas, c'est de l'irresponsabilité, dans le pire des cas, c'est de la complicité", a dit Shaul Mofaz.
Bien qu'ennemis, Israël et la Syrie ne se sont plus affrontés directement depuis des décennies. Les critiques sont toutefois de plus en plus fortes en Israël contre le régime de Bachar el-Assad en raison du bilan civil toujours plus lourd des violences en cours en Syrie.
Entré en mai au gouvernement de Benjamin Netanyahu, Shaul Mofaz juge qu'Israël n'a guère de moyens d'action mais qu'il doit faire pression sur la communauté internationale pour qu'elle agisse en Syrie. "Nous devons mobiliser l'Occident. Nous devons faire entendre notre voix. Ce massacre est commis non loin de la frontière israélienne", a-t-il dit.
"Pour des raisons que tout le monde comprend, nous ne pouvons pas intervenir. Mais je pense que l'Occident, sous la conduite des Etats-Unis, a un intérêt à veiller à ce que le seuil du génocide ne soit pas franchi."
S'exprimant pour sa part sur les ondes de Radio Israël, Danny Ayalon, vice-ministre des Affaires étrangères, a déclaré que l'Etat hébreu était prêt à fournir une aide aux réfugiés syriens en Jordanie ou dans tout autre pays entretenant des relations avec Israël.
"Israël ne peut pas fermer les yeux sur les massacres quotidiens d'enfants et de bébés en Syrie. Le gouvernement est uni sur ce point, et nous avons fait savoir à diverses instances internationales que nous sommes prêts à accueillir des blessés", a insisté Ayoub Kara, ministre sans portefeuille.
Dans une interview à la radio publique israélienne, le président israélien Shimon Peres a, de son côté, exprimé son soutien aux rebelles,.
"Les massacres empirent de jour en joue (en Syrie). C'est une honte. J'éprouve le plus profond respect pour les rebelles qui s'exposent à des tirs à balles réelles, et j'espère qu'ils vaincront", a affirmé M. Peres, avant de partir pour Washington.
Plus tard dans la journée, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé l’Iran et le Hezbollah libanais d’être impliqués dans la sanglante répression en Syrie.
"Le gouvernement syrien et ceux qui l'aident, l'Iran et le Hezbollah, révèlent leur véritable visage, celui de +l'axe du mal+. C'est dans cet environnement que nous vivons", a déclaré M. Netanyahu durant la séance hebdomadaire de son gouvernement , selon un communiqué de son bureau.
Samedi, 2.000 Arabes israéliens ont défilé en solidarité avec l'opposition syrienne à Tamra, en Galilée.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la répression et les combats entre armée et rebelles ont déjà fait plus de 13.400 morts.
Cet ancien général a en outre critiqué la Russie pour son attitude dans la crise syrienne et il a renouvelé la demande israélienne d'une intervention militaire étrangère pour renverser Bachar el-Assad.
"Un crime contre l'humanité, un génocide, est en train d'être mis en oeuvre aujourd'hui en Syrie. Et le silence des puissances mondiales est contraire à toute logique humaine", a dit Shaul Mofaz sur les ondes de la radio de l'armée.
Les puissances internationales se contentent de "molles condamnations" alors qu'elles feraient mieux d'intervenir militairement, a-t-il ajouté.
"Pire que cela, il y a l'attitude de la Russie, qui...


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C'est ça notre ennemi; le summum de l'inconscience et de l'insolence et de la criminalité. "Billah 3alékom", comme dirait l'hommes du désert arabique, cela ne justifie-t-il pas une résistance comme la notre qui veille sur notre pays, notamment sur son sud jusqu'à ce qu'on ait une armée capable de faire e-ffi-ca-ce-ment, sachant que nous avons été occupés par ces criminels qui avait la ferme intention d'annexer une partie de notre pays qui est de surcroit riche en eau douce? Mais bon...
16 h 57, le 11 juin 2012