L’entraîneur Théo Bucker et le capitaine Youssef Mohammad avec leurs homologues ouzbeks, hier, lors d’une conférence de presse. Photo Adnane Hajj Ali
Un joueur vous manque et toute l’équipe libanaise est à la dérive. Telle était la synthèse de milliers de supporters libanais, tous dépités après 90 minutes de cafouillis dimanche dernier lors du premier match du quatrième et dernier tour de qualification (zone Asie-Océanie – groupe A) pour la Coupe du monde de football au Brésil en 2014.
Il faut dire que sans le milieu de terrain et vedette de l’équipe, Roda Antar, absent pour cause de blessure, l’homogénéité de l’attaque libanaise était en pleine débâcle face à la défense qatarie.
Et les choses ne semblent pas s’arranger pour Théo Bucker, l’entraîneur allemand de la sélection libanaise, encore moins bien loti côté effectif. Non seulement le joueur le plus indispensable de son équipe manquera le crunch contre l’Ouzbékistan cet après-midi, mais l’ailier droit Ramez Dyoub sera également absent, ayant écopé de deux cartons.
La seule bonne nouvelle pour l’Allemand est que rien n’est encore joué dans ce groupe A. Même en cas de défaite cet après-midi, le Liban serait en difficulté, mais encore loin du naufrage, l’Ouzbékistan ayant lui aussi encaissé une défaite contre l’Iran.
Le chemin pour la qualification est en effet encore très long. Outre le match de 16h00, le Liban croisera le fer avec la sélection de la Corée du Sud le 12 juin, puis avec celle de l’Iran le 11 septembre avant d’attaquer les matchs de la phase retour.
Tactique
C’est pour cela d’ailleurs que, lors de la conférence de presse tenue hier à l’hôtel Bristol, les membres de la sélection nationale sont apparus relativement sereins et décontractés.
Le capitaine libanais Youssef Mohammad aimerait faire oublier la terrible défaite de dimanche. Et pour cela, il se repasse en boucle dans la tête l’exploit du troisième tour.
« Nous sommes devant une nouvelle phase à présent, a déclaré Mohammad. J’espère que nous serons capables de rééditer l’exploit du troisième tour : après le cafouillage de Séoul, nous avons alors enchaîné quelques jours plus tard sur une victoire sur les Émirats arabes unis, 3-1, à Beyrouth. »
Bucker, de son côté, est conscient de la besogne : « Il nous faut battre l’Ouzbékistan sur notre terrain, et ce malgré la supériorité technique et physique des Ouzbeks par rapport aux Qataris. »
Et pour remplacer Roda, l’entraîneur a fait savoir qu’il alignerait peut-être Zakaria Cherara en lieu et place de la charnière Atoui-Faour-Dakik.
Mais si Bucker semblait encore hésitant devant les micros, dans sa tête la stratégie était déjà au point et l’Allemand paraissait plus préparé que jamais pour cette deuxième rencontre : « Ça va être dur, mais nous sommes prêts ! » a-t-il conclu.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine