L'Assemblée générale de l'ONU, jeudi, au chevet de la Syrie. TIMOTHY A. CLARY/
"Affront à la dignité humaine", acte "barbare": la communauté internationale a condamné jeudi le nouveau massacre survenu en Syrie et qui a fait des dizaines de morts.
Moins de deux semaines après le massacre de Houla qui a provoqué un tollé international, l'opposition et une ONG syrienne ont accusé les forces fidèles au régime d'en avoir commis un autre mercredi à Koubair, dans la province de Hama (centre).
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a qualifié ce nouvel épisode sanglant de "scandaleux et révoltant". "Depuis des mois, il est évident que le président (syrien) Bachar el-Assad a perdu toute légitimité", a-t-il déclaré devant l'Assemblée générale de l'ONU. "Il est temps pour la communauté internationale d'agir de manière concertée", a dit Ban Ki-moon, soulignant le risque "d'une guerre civile totale".
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a également estimé que M. Assad "doit céder le pouvoir et quitter la Syrie", déclarant que la violence "soutenue par le régime dont nous avons été le témoin hier à Hama est tout simplement inadmissible".
La Maison Blanche a également dénoncé un "affront à la dignité humaine" et la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a réclamé une "enquête totale" sur ce crime "impardonnable".
Au moins 55 personnes ont été tuées dans ce massacre, a indiqué le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. "Quarante-neuf victimes ont été identifiées à Koubair, majoritairement membres de la famille Al-Yateem" et "parmi elles figurent 18 femmes et enfants", a-t-il dit.
Ban Ki-moon a indiqué que des observateurs de l'ONU qui tentaient de se rendre sur les lieux avaient été la cible de "tirs à l'arme légère". Les Nations unies ont précisé qu'aucun d'entre eux n'avait été blessé et qu'ils tenteraient à nouveau de se rendre sur place vendredi.
Selon un villageois vivant près de Koubair, une enclave sunnite où vivent quelque 150 éleveurs et fermiers, le massacre a commencé vers 14H00 (11H00 GMT). Les chabbiha, des miliciens pro-régime, arrivés de régions alaouites proches, "sont entrés dans le village, avec des armes à feu et des couteaux, en provenance de villages proches comme Asileh, qui est alaouite", a-t-il ajouté. Le clan Assad appartient à la minorité alaouite.
Une vidéo a montré le cadavre d'un bébé, celui d'un homme qui semblait gravement brûlé et d'autres corps enroulés dans des couvertures.
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La Russie, hostile à toute imposition d'un changement de régime en Syrie, a également dénoncé ce massacre "barbare" comme une "provocation" visant à faire échouer le plan de paix de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan, et a appelé l'Occident à faire pression sur l'opposition armée syrienne afin qu'elle le respecte.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a toutefois prévenu que son pays bloquera au Conseil de sécurité de l'ONU tout texte autorisant une intervention extérieure en Syrie. "Il n'y aura pas de mandat (de l'ONU) pour une intervention extérieure en Syrie. Je vous le garantis", a-t-il déclaré à la presse, à Astana.
Même son de cloche pour la Chine, qui a affiché son "opposition résolue" à une "intervention armée extérieure" en Syrie, ainsi qu'à "toute tentative de promouvoir un changement de régime par la force".
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a indiqué pour sa part que la Russie était prête à accepter une transition "à la yéménite" pour résoudre la crise en Syrie si tel était le souhait du peuple syrien.
S'adressant jeudi à l'Assemblée générale de l'ONU, M. Annan a déclaré que les responsables du massacre de Koubair devaient "être punis". Alors qu'Occidentaux d'un côté et Russes et Chinois de l'autre campent sur leurs positions, l'émissaire devait s'adresser ce soir au Conseil de sécurité pour proposer un groupe de contact élargi afin de faire respecter son plan ou trouver un "plan B" pour un règlement dans ce pays déchiré par une révolte réprimée dans le sang depuis 15 mois.
Le gouvernement syrien a, lui, démenti qu'un tel massacre ait eu lieu, affirmant "qu'un groupe terroriste a commis un crime odieux dans la région de Hama qui a fait 9 victimes".
Il n'était pas possible de confirmer de source indépendante ces informations, alors que les médias étrangers sont soumis à des sévères restrictions.
Quoi qu'il en soit, le Conseil national syrien (CNS) a demandé aux dissidents d'intensifier leurs attaques contre les forces du régime "pour mettre fin au siège imposé à la population et protéger les civils".
Le Premier ministre du Qatar, Cheikh Hamad bin Jassim Al-Thani, également ministre des Affaires étrangères de son pays, a pour sa part plaidé jeudi pour "un transfert pacifique du pouvoir en Syrie", lors d'un entretien, à l'Elysée, avec le président français François Hollande.
Il s'est en outre inquiété d'une éventuelle contagion de la crise syrienne au Liban, qu'il a comparé à une "fleur qui doit être préservée". "Nous devons soutenir la stabilité du Liban", a-t-il affirmé. "Nous ne devons pas permettre que des manipulations comme nous l'avons vu par le passé puissent déstabiliser la situation dans ce pays parce que cela compliquerait encore plus notre recherche d'une solution".
La France a par ailleurs fixé au 6 juillet la prochaine réunion à Paris du groupe des Amis de la Syrie.
Sur le terrain, les troupes syriennes ont bombardé violemment Talbissé jeudi, semant la panique dans cette localité de la province de Homs, selon l'OSDH, qui a fait état de 41 morts dans les violences à travers le pays.
Sur ces 41 morts, 23 sont des civils, 15 des militaires et trois des combattants rebelles.
Plus de 13.400 personnes, la plupart des civils, ont péri en Syrie en 15 mois, selon l'OSDH.
Moins de deux semaines après le massacre de Houla qui a provoqué un tollé international, l'opposition et une ONG syrienne ont accusé les forces fidèles au régime d'en avoir commis un autre mercredi à Koubair, dans la province de Hama (centre).
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a qualifié ce nouvel épisode sanglant de "scandaleux et révoltant". "Depuis des mois, il est évident que le président (syrien) Bachar el-Assad a perdu toute légitimité", a-t-il déclaré devant l'Assemblée générale de l'ONU. "Il est temps pour la communauté internationale d'agir de manière concertée", a dit Ban Ki-moon, soulignant le risque "d'une...



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Par "fidélité" à leur Führer qui a fini lamentablement par se suicider, Goebbels et sa femme sont allés jusqu'à faire assassiner leurs six enfants avant de rendre leur vilaine âme au diable. Je suis curieux de savoir ce que feront les amoureux de Bachar s'il avait le courage de se tirer une balle dans la bouche (ce dont je doute fort).
18 h 02, le 07 juin 2012