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Après Houla, l’immonde massacre de Koubair

100 morts, des femmes et des enfants brûlés vifs dans leurs maisons.

L’église Saint-Georges détruite par les bombardements de l’armée syrienne à Homs. Walid Farès/Reuters

Un nouveau massacre, encore plus immonde que celui de Houla selon l’opposition, a été perpétré hier à Koubair, dans le Rif de Hama, où les forces de sécurité ont tué près de 100 personnes (78 selon l’Armée syrienne libre, l’ASL, et 100 selon le Conseil national syrien, le CNS).

 

Pour l’ASL, ce massacre est pire que celui de Houla, la moitié des victimes étant des enfants. Selon un militant de la région, l’ampleur du massacre a été telle que « seulement quatre personnes sont restées en vie, l’armée loyaliste ayant brûlé vifs dans leurs maisons des femmes et des enfants ». Il a en outre ajouté que les forces de sécurité « avaient pris des cadavres de plusieurs jeunes gens. » « Nous avons une centaine de morts dans les villages d’al-Koubair et de Maarzaf, parmi eux une vingtaine de femmes et une vingtaine d’enfants », a déclaré Mohammad Sermini, un porte-parole du CNS, qui a accusé les forces du régime et ses milices d’être derrière ce « massacre ». Il a en outre appelé les observateurs internationaux, chargés de surveiller le cessez-le-feu, en vigueur depuis le 12 avril mais violé quotidiennement, à se rendre immédiatement sur les lieux du drame. Le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a également parlé d’un « massacre ». Selon lui, le massacre a eu lieu après des bombardements sur les deux villages où des miliciens ont ensuite pénétré et ont tué par balles et à l’arme blanche les habitants.

 

À Hama même, deux civils ont été tués. Les forces de sécurité procédaient dans la matinée à des perquisitions dans un quartier. À Mzeirib, dans cette même région, dix soldats ont été blessés, certains grièvement par l’explosion de leur bus.

 

Entre-temps, les combats faisaient rage dans toute la Syrie et le nombre de morts s’élèverait à plus de 140. À Damas, de violents accrochages ont opposé les rebelles aux forces régulières postées à des barrages dans les quartiers de Qaboune et de Techrine. Des tirs nourris ont été entendus dans le quartier de Jobar et une explosion a retenti dans le quartier de Roukneddine. De violents combats ont lieu depuis le matin dans plusieurs localités proches. Dans la nuit, les clashs se poursuivaient dans le Rif de Damas. De violents accrochages ont aussi eu lieu à Harasta, une ville à 10 km au nord-est de Damas, entre « combattants rebelles et membres du siège de la Sécurité politique, des renseignements de l’air ». Des combats ont eu lieu également dans la ville voisine de Douma, à Irbine et à Zamalka, ainsi qu’à Jdeidet Artouz, près de Damas.

 

Parallèlement la grève observée dans la capitale depuis trois jours, pour protester contre le massacre de Houla, se poursuit toujours, selon les chaînes al-Arabiya et al-Jazira.

 

Dans la province d’Idleb, de violents combats ont été notés à la périphérie de la ville de Saraqeb, où l’armée utilise des hélicoptères et les rebelles ripostent par des mitrailleuses antiaériennes (Doshka). Trois militaires, dont un officier, ont été tués par l’explosion d’une charge alors qu’ils circulaient près de cette ville. À Jisr al-Choughour, dans la même province, « 14 soldats ont été soit tués soit blessés par l’explosion de leurs voitures », selon l’OSDH. Dans la région de Lattaquié, de violents bombardements ont en outre tué trois civils dans le village de Shirqaq. Trois autres ont péri dans la ville d’al-Hiffa, bombardée depuis mardi par les forces gouvernementales qui tentent d’en prendre le contrôle et qui empêchent les habitants de fuir en fermant toutes les entrées de cette ville.

 

En outre, des combattants rebelles ont pris le contrôle des sièges de la Sécurité politique et de la police après de violents combats, dans la localité de Salma, un des villages de la Montagne des Kurdes, où un officier rebelle a été tué par des bombardements, toujours selon l’OSDH. Le Conseil national syrien (CNS) a appelé dans un communiqué les observateurs de l’ONU déployés en Syrie à se rendre dans la région d’al-Hiffa.

 

Dans la région d’Alep, un étudiant a été tué dans des bombardements dans la nuit de mardi à mercredi à Hreitane, où des localités étaient toujours pilonnées hier matin. Deux autres civils ont été mortellement touchés par des tirs près du village Cheikh Issa.

Un nouveau massacre, encore plus immonde que celui de Houla selon l’opposition, a été perpétré hier à Koubair, dans le Rif de Hama, où les forces de sécurité ont tué près de 100 personnes (78 selon l’Armée syrienne libre, l’ASL, et 100 selon le Conseil national syrien, le CNS).
 
Pour l’ASL, ce massacre est pire que celui de Houla, la moitié des victimes étant des enfants. Selon un militant de la région, l’ampleur du massacre a été telle que « seulement quatre personnes sont restées en vie, l’armée loyaliste ayant brûlé vifs dans leurs maisons des femmes et des enfants ». Il a en outre ajouté que les forces de sécurité « avaient pris des cadavres de plusieurs jeunes gens. » « Nous avons une centaine de morts dans les villages d’al-Koubair et de Maarzaf, parmi eux une vingtaine de femmes et une...
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