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Cinema- - Entre Parenthèses

Lune de miel ou de fiel ?

« Si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire  que je ne vous aime pas non plus »
 Maurice Pialat

Au Festival de Cannes en 1987, Sous le soleil de Satan, signé Maurice Pialat, reçoit la Palme d’or. Une consécration pour ce cinéaste si rare (dix films tout au long de sa carrière), et mort en 2003 à l’âge de 77 ans. Lors de la remise des prix, devant les sifflets, celui qui avait dit un jour : « J’ai arrêté de parler parce que je dis trop de conneries » lance alors un célèbre « Si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus ».
On se pose alors la question. Un personnage du milieu du septième art, qu’il soit acteur, actrice, réalisatrice, réalisateur, peut-il continuer sur cette voie s’il n’est pas aimé, apprécié, adulé par son public ? Peut-il vivre reclus loin de ce public qui, tous les jours, se doit de lui témoigner sa reconnaissance ? Difficile de croire que ce personnage-là peut totalement faire fi des feux de la rampe. Qu’en est-il alors de la Divine (Greta Garbo) qui se retira lorsque ses premières rides apparurent ? Ou encore de cette BB qui se réfugia parmi ses millions de bêtes et amis pour y chercher un autre genre d’affection qu’elle ne trouvait plus parmi les humains, ou encore de cette actrice glamour de la rive du Nil, Souad Hosni, qui se donna la mort lorsque le téléphone ne sonnait plus et que les rôles étaient adressés à des jeunes filles à la peau plus fraîche ? Il est difficile de croire, comme Pialat, qu’un artiste peut se passer de son public. Il doit y puiser la force nécessaire pour affronter un milieu assez « rapace » ou encore une raison à sa vie de professionnel. Tout comme le public accro à sa star, cette dernière a besoin de lui pour briller de mille feux. François Truffaut, critique, n’a pas cessé de lancer des flèches au Festival de Cannes. Lorsqu’il devint cinéaste, il tourna la page et fut même adoubé par le festival. Alors entre le public et ses étoiles, lune de miel ou de fiel ?
« Si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire  que je ne vous aime pas non plus » Maurice PialatAu Festival de Cannes en 1987, Sous le soleil de Satan, signé Maurice Pialat, reçoit la Palme d’or. Une consécration pour ce cinéaste si rare (dix films tout au long de sa carrière), et mort en 2003 à l’âge de 77 ans. Lors de la remise des prix, devant les sifflets, celui qui avait dit un jour : « J’ai arrêté de parler parce que je dis trop de conneries » lance alors un célèbre « Si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus ».On se pose alors la question. Un personnage du milieu du septième art, qu’il soit acteur, actrice, réalisatrice, réalisateur, peut-il continuer sur cette voie s’il n’est pas aimé, apprécié, adulé par son public ? Peut-il vivre reclus loin de ce...
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