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Liban - Environnement

L’air libanais est dangereusement pollué, affirme une étude de l’AUB

Une étude sur la pollution de l’air au Liban, menée par des chercheurs de l’AUB, vient d’être publiée. Les résultats sont inquiétants : la quantité de particules fines présentes dans l’atmosphère beyrouthine est en moyenne deux fois supérieure au taux acceptable fixé par l’Organisation mondiale de la santé.

La principale source d’émission de particules fines au Liban est le trafic routier.

Une équipe de chercheurs de l’Université américaine de Beyrouth a analysé pendant un an, en collaboration avec Rymco, Nissan et Bank Audi, la quantité de particules fines présentes dans l’air beyrouthin. Comme l’explique Najat Saliba, professeure de chimie à l’AUB et responsable de l’étude, « ces particules sont des éléments microscopiques en suspension dans l’air, produites par des facteurs naturels (tempêtes de sable, de poussière) ou dues à l’activité humaine (industrie, transport...). Elles pénètrent dans les voies respiratoires et se greffent sur les cellules pulmonaires ».
« C’est pourquoi, ajoute-t-elle, leur taux de présence dans l’air est directement lié à l’apparition de maladies respiratoires : asthmes, bronchites, cancers... » Selon d’autres études, le taux d’asthmatiques au Liban est de 50 % supérieur à celui de l’Europe ou des États-Unis. Si le niveau de pollution était ramené aux standards fixés par l’OMS, le nombre d’asthmatiques pourrait diminuer de 70 % et les bronchites de moitié.
Pour Najat Saliba, « la principale source d’émission de particules fines au Liban est le trafic routier : beaucoup de voitures, beaucoup d’embouteillages, un parc automobile obsolète et mal entretenu ». « Désormais un automobiliste qui passe au moins une heure par jour sur la route risque de voir son espérance de vie diminuée de 20 % », dit-elle.
Pire encore, selon l’étude, le taux de pollution est plus élevé au bord de la chaussée (là où marchent les riverains, où se situent les commerces et les cafés...) à cause de la fumée dégagée par les pots d’échappement laquelle qui se concentre sur les deux côtés de la route. À cet endroit, le niveau de particules fines serait de 20 % supérieur à celui que l’on trouve au milieu de la chaussée. La concentration varie aussi selon le relief et la température. Une étude menée il y a un an par l’Université Saint-Joseph a en outre déterminé que le niveau de concentration est plus élevé au creux des vallées et que plus la température est basse, plus les particules fines stagnent près du sol et s’évacuent difficilement. « C’est pourquoi il est préférable d’éviter les terrasses de café situées en bord de route, commente la professeure Saliba, de ne pas aérer son intérieur lorsqu’il y a des embouteillages à proximité et surtout de ne pas s’arrêter en voiture au milieu de la route : cela créé des embouteillages qui accentuent le niveau de pollution. »
« La situation est grave, explique la professeure, mais pas désespérée. » « Elle peut être améliorée à condition d’y mettre de la volonté et de prendre les mesures nécessaires », poursuit-elle, en affirmant que des solutions existent. « Tout d’abord, note Mme Saliba, il faut améliorer les transports publics et en développer de nouveaux. Il est également nécessaire d’aménager des pistes cyclables et des trottoirs sur lesquels les voitures ne pourraient pas se garer. Enfin les espaces verts sont à développer, car les arbres dégradent les particules fines et améliorent la qualité de l’air. » Ces améliorations concernent avant tout les pouvoirs publics, mais ceux-ci semblent peu enclins à faire évoluer la situation, déplore-t-elle. Faute de moyens disponibles, l’étude a dû être financée en majorité par des fonds privés. De plus, lors de la dernière conférence présentant les résultats, aucun représentant du ministère de l’Environnement n’était présent.
Face à cette situation, et en attendant que les transports publics soient améliorés, des alternatives écologiques et économiques existent. Le covoiturage notamment, qui permet de réunir dans un même véhicule plusieurs personnes parcourant un même itinéraire. Ce mode de déplacement s’organise via Internet (www.lebanoncarpooling.com) et permet aux collègues, aux voisins, aux étudiants et à tout autre voyageur de se partager les frais liés à un déplacement en voiture. Tout en limitant les embouteillages et la pollution atmosphérique.
Une équipe de chercheurs de l’Université américaine de Beyrouth a analysé pendant un an, en collaboration avec Rymco, Nissan et Bank Audi, la quantité de particules fines présentes dans l’air beyrouthin. Comme l’explique Najat Saliba, professeure de chimie à l’AUB et responsable de l’étude, « ces particules sont des éléments microscopiques en suspension dans l’air, produites par des facteurs naturels (tempêtes de sable, de poussière) ou dues à l’activité humaine (industrie, transport...). Elles pénètrent dans les voies respiratoires et se greffent sur les cellules pulmonaires ».« C’est pourquoi, ajoute-t-elle, leur taux de présence dans l’air est directement lié à l’apparition de maladies respiratoires : asthmes, bronchites, cancers... » Selon d’autres études, le taux d’asthmatiques au...
commentaires (5)

Planter des arbres en ville est une solution efficace pour lutter contre la pollution de l’air, mais ou trouver ces arbres dans Beyrouth? et s' il y en a pourquoi ne pas les arroser ? Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

08 h 20, le 05 juin 2012

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Commentaires (5)

  • Planter des arbres en ville est une solution efficace pour lutter contre la pollution de l’air, mais ou trouver ces arbres dans Beyrouth? et s' il y en a pourquoi ne pas les arroser ? Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    08 h 20, le 05 juin 2012

  • ... meilleure volonté... Et encore c'est peu dire, ils sont prêts à s'y donner corps et âmes.

    Robert Malek

    06 h 37, le 05 juin 2012

  • Ce qui est encore plus dangereusement pollué au Liban depuis plus d'un an, c'est la scène politique dont certains acteurs, qui se prétendent patriotiques, mettent leur meilleur volonté pour se rendre complices de crimes contre l'humanité et creuser la tombe de leur propre pays.

    Robert Malek

    06 h 19, le 05 juin 2012

  • N'oublions pas l'immense parc de générateurs, souvent mal réglés, dont les rejets dans l'athmosphère peuvent se voir à la verticale des grands hotels depuis les hauteurs de Beyrouth ! Controler les échappements des voitures, c'est bien et obligatoire dans les pays civilisés ! L'abandon des centrales électriques thermiques serait une mesure de salut public ! L'électricité solaire est gratuite et ne pollue pas...

    Francois J. Rappard

    03 h 21, le 05 juin 2012

  • - - Il n'y a pas que l'air qui est pollué au pays d'Alice .. L'administration et l'état le sont avec les portes flingues de l'ancienne équipe de tAEF qui l'occupent toujours , d'où la pollution de l'air et celle de nos finances avec la fameuse et insurmontable dette qui a atteint plus de 80 milliards de dollars nous dit-on !! À suivre ..

    JABBOUR André

    00 h 20, le 05 juin 2012

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