Mais les temps sont difficiles et les dictateurs amateurs de viande fraîche de moins en moins nombreux. Y a qu’à regarder la carte : un demeuré hirsute, joufflu et fessu à l’autre bout de la péninsule coréenne, un Raoul castré dans les Caraïbes, et quelques vestiges archéologiques éparpillés entre le Caucase, l’Afrique et le monde arabe. Bigre ! La peste démocratique menace...
On ne peut pas dire en tout cas que Moscou ait tiré le gros lot en s’alliant avec la Syrie. Voilà un pays qui depuis plus de 40 ans vit pépère sous la brique et la trique d’un parti calcifié et moustachu. Naguère, papa Hafez claquait des doigts, et il se ramassait tout ce que le barnum local pouvait produire comme brutes biberonnées au Baas, en âge de taper des mains et de proposer leur âme et leur sang pour solde de tout compte. Bref un pays arabe normal, où la seule liberté était celle de fermer sa gueule. Le paradis, quoi ! Tout cela au milieu d’une véritable salade panachée confessionnelle à côté de laquelle les bouffons libanais sont un modèle d’harmonie et de convivialité.
Et ne voilà-t-il pas que le fiston qui lui succède se révèle plus zélé que nature, qui plus est affublé d’une courte vue politique. Un comble pour un ophtalmo ! Alors à force de jouer à colin-massacre, la mayonnaise a tourné et fini par produire une truellée d’agités du turban à la sourate qui se dilate et au plan com très élaboré : pas d’alcool, pas de meufs, pas de musique, pas de cinéma. La joie de vivre uniquement par la barbe frisottée !
Combien de temps durera encore ce cirque macabre? Bien malin qui pourra le deviner, avec une opposition syrienne découpée en confettis et qui ne vaut pas tripette, face au Néron syrien et sa bande de secoués, hauts placés sur l’échelle de Richter.
Ne reste plus aux Occidentaux que la solution du pire : débusquer un des officiers du monstre et en faire un nouvel épouvantail.
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L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef