Le meneur de jeu des « oranges » Wesley Sneijder, blessé à la cheville gauche lors du match amical de mercredi contre la Slovaquie à Rotterdam, risque de ne pas faire partie du voyage en Ukraine et en Pologne. Robin Utrecht/AFP
Lampard et Sneijder incertains
Avant ce lever de rideau, les 16 pays engagés, qui ont réduit leurs listes à 23 depuis mardi, peaufinent les derniers réglages avec des matches de préparation.
Sur les terrains, c’est la peur de la blessure qui domine. Et l’Angleterre tremble pour le milieu de terrain de Chelsea Frank Lampard, 33 ans, qui s’est blessé à une cuisse à l’entraînement mercredi. Sa participation à l’Euro pourrait être remise en cause. L’incertitude autour du récent vainqueur de la Ligue des champions a incité le sélectionneur Roy Hodgson à demander à Jordan Henderson (Liverpool) de se tenir en réserve.
Avec les Pays-Bas, Wesley Sneijder s’est blessé à la cheville gauche en match de préparation mercredi et attend aussi d’en savoir un peu plus.
L’Italie a un autre type de préoccupation. Le procès sportif du scandale des matches truqués, dit « Calcioscommesse », s’est ouvert hier à Rome, où 61 personnes, dont 54 joueurs, et 22 clubs devaient être jugés devant le procureur de la Fédération italienne de football (FIGC) Stefano Palazzi.
Ce volet sportif de l’affaire débute alors que la justice civile a réalisé un spectaculaire coup de filet lundi, arrêtant 19 personnes dont le capitaine de la Lazio Rome, Stefano Mauri, et privant de sélection pour l’Euro l’international Domenico Criscito, témoin assisté dans l’affaire.
Les pays hôtes du tournoi, la Pologne et l’Ukraine, qui accueillera la finale le 1er juillet à Kiev, sont aussi au centre de toutes les attentions.
En Ukraine, la politique continue de s’inviter, menaçant de gâcher l’image du pays et une part des festivités. Les poursuites contre l’opposante ukrainienne Ioulia Timochenko, emprisonnée, ont provoqué une grave crise entre l’Ukraine et l’Union européenne, qui réclame sa libération.
Des responsables de plusieurs pays européens, notamment l’Allemagne et la France, ont menacé de boycotter l’Ukraine en renonçant à se rendre aux matches de l’Euro.
Or l’opposante, qui purge déjà une peine de sept ans de prison pour abus de pouvoir, figure désormais comme témoin dans l’enquête sur le meurtre d’un député en 1996, a annoncé mercredi un procureur général...
En Pologne, c’est la crainte de la légionellose qui a fait les titres récemment. Mais un contrôle d’hygiène effectué à l’hôtel 5 étoiles à Wroclaw (sud de la Pologne), camp de base de l’équipe de République tchèque lors de l’Euro, a infirmé la présence de la bactérie mercredi.
L’Holocauste s’inscrit également en toile de fond de l’Euro 2012. Une délégation de la Fédération allemande de football (DFB) comprenant des joueurs de l’équipe nationale se rendra au camp de concentration d’Auschwitz, qui fut installé par l’Allemagne nazie en Pologne occupée, vendredi après un match de préparation contre Israël.
L’Allemagne reçoit Israël jeudi à Leipzig (Est) et la délégation de la DFB se rendra le lendemain sur le site historique, à 70 km à l’ouest de Cracovie (sud de la Pologne).
Les équipes d’Angleterre et d’Italie ont également annoncé qu’elles se rendraient sur le site d’Auschwitz durant le tournoi.


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