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Lifestyle - Festival De Cannes

De retour à la Croisette, Nicole Kidman cherchait le « danger »

Macy Gray, Nicole Kidman, Matthew McConaughey, le réalisateur Lee Daniels, John Cusack et Zac Efron. Photo Jean-Paul Pelissier/Reuters

De retour en compétition à Cannes, neuf ans après Dogville de Lars von Trier, Nicole Kidman, qui cherchait à « se mettre en danger », casse son image. En minirobe ou pantalon lamé, les lèvres pétunia, les ongles rose nacré (pour faire des doigts d’honneur) et l’œil charbonneux, le personnage de Charlotte Bless qu’elle compose dans Paperboy, le film de l’Américain Lee Daniels (réalisateur de Precious) correspondait à ce qu’elle cherchait, a-t-elle expliqué hier après la projection. « Je voulais quelque chose de plus crû et de plus dangereux », a dit l’actrice australienne, indiquant qu’après avoir vu Precious, l’histoire d’une jeune fille noire (et très obèse) victime d’inceste et de maltraitance, elle avait souhaité travailler avec le réalisateur américain. « Je voulais chaque jour être comme une page blanche pour Lee... Je voulais me placer entre ses mains et voir ce qu’il en ferait ».
La star oscarisée pour son portrait de Virginia Woolf dans The Hours de Michael Cunningham en 2003 (plus un Golden Globe, un Bafta britannique et l’Ours d’argent à Berlin), déjà nommée l’année précédente pour Moulin Rouge, mime notamment une scène de fellation et d’orgasme dans le parloir d’une prison, face à John Cusak. La scène promet de rester dans les annales comme celle, plus bruyante mais pas plus spectaculaire, jouée par Meg Ryan à la table d’un restaurant dans When Harry Met Sally. « Je n’ai pas encore vu le film, peut-être que lorsque je le verrai, je me sentirais un peu mal à l’aise, mais c’est mon travail d’actrice », a justifié la comédienne qui urine sur Zac Efron, victime d’un banc de méduses. Cette Charlotte, elle la voulait – « elle est très solide, c’est ce que j’aime d’elle » –, c’est même elle qui lui a trouvé son « look » : « Lee m’a prévenue qu’on aurait un petit budget et qu’il fallait que je me débrouille seule ; je suis allée dans ma salle de bains, j’ai collé ces énormes faux cils, le maquillage et je lui ai envoyé les photos, on n’avait guère le temps de faire tellement plus ! »
Superstar internationale, Nicole Kidman est également présente au générique d’un deuxième film, présenté aujourd’hui hors compétition, signé Philip Kaufman : Hemingway & Gellhorn, réalisé initialement pour la chaîne américaine HBO, dans lequel elle incarne l’une des épouses de l’écrivain (Clive Owen), reporter de guerre comme lui et la seule qui l’ait quitté au terme d’une liaison là encore très passionnée. Elle y apparaît très affirmée, courageuse et sublime d’élégance, aux antipodes de Charlotte Bless : « C’est exactement ce que je recherche, le contraste et la diversité : je suis née en un endroit très particulier du monde (Hawaï), et je veux aller dans différents lieux et dans différentes directions. »
             (Source : AFP)
De retour en compétition à Cannes, neuf ans après Dogville de Lars von Trier, Nicole Kidman, qui cherchait à « se mettre en danger », casse son image. En minirobe ou pantalon lamé, les lèvres pétunia, les ongles rose nacré (pour faire des doigts d’honneur) et l’œil charbonneux, le personnage de Charlotte Bless qu’elle compose dans Paperboy, le film de l’Américain Lee Daniels (réalisateur de Precious) correspondait à ce qu’elle cherchait, a-t-elle expliqué hier après la projection. « Je voulais quelque chose de plus crû et de plus dangereux », a dit l’actrice australienne, indiquant qu’après avoir vu Precious, l’histoire d’une jeune fille noire (et très obèse) victime d’inceste et de maltraitance, elle avait souhaité travailler avec le réalisateur américain. « Je voulais chaque jour être...
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