On parle des festivals de Baalbeck, de Beiteddine, de Byblos. On parle du Sky Bar de Zeitouna bay. On parle de toute la joie de vivre qui nous retient aux pays du Cèdre. Quand on se fait agresser dans une rue perpendiculaire au quartier devenu l’incontournable des fêtards (Gemmayzé), quand un discret pédiatre, qui a passé sa vie à sauver des vies, à aider des enfants défavorisés, se fait tabasser parce qu’il a voulu venir en aide à une personne sauvagement plaquée au sol avant d’être délestée de son sac (c’est devenu monnaie courante, comme le reste, les agressions, les meurtres ou les tentatives tournées en dérision par certains de nos dirigeants), le crâne entaillé profondément et saignant abondamment... Quoi faire alors, et à quel saint se vouer ? Retour à la réalité : aller au poste de police le plus proche pour déclarer et énumérer les faits, pour au moins avoir un papier officiel afin de renouveler sa carte d’identité. Eh bien, mieux vaut souhaiter décrocher la lune car c’est à ce moment-là que les services publics deviennent pointilleux et ô combien soupçonneux. Mais le comble, c’est quand on demande que le citoyen soit protégé et que l’on s’entende rétorquer que c’est la fatalité qui prévaut. Alors le sang qui coule, la femme sous le choc... Réponse : il faut aller (soi-même, dans l’état où l’on se trouve, sans escorte) récupérer sa voiture du parking pour prélever le numéro du châssis (sic!). L’ambulance, l’assistance à personne en danger, ce n’est pas leur priorité. Une dizaine d’agents qui font les cent pas devant le poste de police, avec interdiction de stationner sur un bon périmètre, plusieurs voitures de police bien en vue et bien garées, c’est rassurant. Mais pourquoi donc ne font-elles pas des rondes avec leur gyrophare, afin de dissuader les cagoulés chevronnés sur leur mobylette, les agresseurs pédestres tapis derrière des immeubles en ruine, guettant la proie facile ?... Pays du soleil et du miel, qu’ils disent. C’est toujours du chiqué qu’on veut nous servir.
On parle des festivals de Baalbeck, de Beiteddine, de Byblos. On parle du Sky Bar de Zeitouna bay. On parle de toute la joie de vivre qui nous retient aux pays du Cèdre. Quand on se fait agresser dans une rue perpendiculaire au quartier devenu l’incontournable des fêtards (Gemmayzé), quand un discret pédiatre, qui a passé sa vie à sauver des vies, à aider des enfants défavorisés, se fait tabasser parce qu’il a voulu venir en aide à une personne sauvagement plaquée au sol avant d’être délestée de son sac (c’est devenu monnaie courante, comme le reste, les agressions, les meurtres ou les tentatives tournées en dérision par certains de nos dirigeants), le crâne entaillé profondément et saignant abondamment...Quoi faire alors, et à quel saint se vouer ? Retour à la réalité : aller au poste de police le plus...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.