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« La Pirogue », poignant film sénégalais sur l’émigration, applaudi

Seul film de l’Afrique sub-saharienne en sélection, La Pirogue, du Sénégalais Moussa Touré, a été vivement applaudi à Cannes, en présence de plusieurs de ses comédiens et de son ami Youssou Ndour, le célèbre musicien devenu récemment ministre de la Culture de son pays.
Huis clos cauchemardesque sur une pirogue, dans laquelle une trentaine d’hommes espèrent atteindre les côtes espagnoles, le film montre les risques, la peur et l’espoir fou de ces candidats à l’émigration qui ont mille projets pour leur vie « d’après ». S’ils s’en sortent. « Cela fait longtemps que je travaille, entre Dakar et Paris, sur l’émigration », explique le cinéaste à l’AFP. « Je voulais que les spectateurs comprennent que les gens sur la pirogue sont comme eux, ils ont une famille, ils réfléchissent, ils rêvent, ils ont des émotions », ajoute-t-il. Car il faut se battre contre le racisme partout, tout le temps. Se promenant sur la Croisette, le grand cinéaste, en boubou gris brodé et chapeau rouge traditionnel, a entendu fuser des « Mamadou » sur son passage. « J’écrirai quelque chose là-dessus, peut-être pour la radio », dit Moussa Touré, tentant de sourire pour digérer l’affront.
S’ouvrant sur une formidable scène de lutte, énergique et quasi envoûtante, à laquelle assistent plusieurs protagonistes du film dans un quartier de Dakar, La Pirogue présente chaque étape inéluctable du processus, avec la rigueur du documentaire.
Seul film de l’Afrique sub-saharienne en sélection, La Pirogue, du Sénégalais Moussa Touré, a été vivement applaudi à Cannes, en présence de plusieurs de ses comédiens et de son ami Youssou Ndour, le célèbre musicien devenu récemment ministre de la Culture de son pays.Huis clos cauchemardesque sur une pirogue, dans laquelle une trentaine d’hommes espèrent atteindre les côtes espagnoles, le film montre les risques, la peur et l’espoir fou de ces candidats à l’émigration qui ont mille projets pour leur vie « d’après ». S’ils s’en sortent. « Cela fait longtemps que je travaille, entre Dakar et Paris, sur l’émigration », explique le cinéaste à l’AFP. « Je voulais que les spectateurs comprennent que les gens sur la pirogue sont comme eux, ils ont une famille, ils réfléchissent, ils rêvent,...
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