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Liban - Le Commentaire

À la recherche d’une parité introuvable

La parité effective entre musulmans et chrétiens telle que la prévoit l’accord de Taëf est condamnée à rester fictive, conviennent les constitutionnalistes. Ce n’est rien d’autre qu’une compensation morale accordée aux chrétiens et une assurance qu’ils disposeront dans n’importe quelle Chambre ou quel gouvernement d’un nombre égal de députés et de ministres que leurs compatriotes musulmans.
Effectivement, il y aura toujours, dans certaines circonscriptions, des députés chrétiens élus par des voix musulmanes, et, en moins grand nombre, quelques députés musulmans élus par des voix chrétiennes.
Par ailleurs, l’augmentation numérique naturelle d’une communauté finira toujours par donner à cette communauté plus de poids dans l’élection, dans une circonscription donnée ; l’inverse étant également vrai.
Pour assurer une parité réelle, les seules possibilités sont soit le projet de loi électorale prévoyant l’élection des députés chrétiens par les chrétiens, et des députés musulmans par les musulmans, ce qui conduit le pays à une formule fédérative contraire à l’esprit même de la convivialité ; soit la circonscription uninominale, une solution qui se heurte au casse-tête insoluble d’un découpage qui serait une forme déguisée de désignation du vainqueur et du vaincu, dans une circonscription donnée.
La situation est telle qu’un certain nombre d’hommes politiques ont même menacé de ne pas se porter candidats si la loi électorale choisie n’est pas équitable. Ce qui ne simplifie pas les choses, c’est que le délai dont dispose le gouvernement pour adopter la loi électorale expire à la fin de l’été, et, au plus tard, à la fin de l’année, sans que l’on ne semble s’approcher d’un début de solution.
L’argument des armes du Hezbollah invoqué par certains pour contester le prochain scrutin n’est lui-même pas très solide, pour peu que ce parti choisisse de ne pas les montrer ; ce qui par contre devrait assurer la victoire de ce camp, dans les circonscriptions qu’il domine, c’est la présence du mouvement Amal à ses côtés, qui lui assure une supériorité numérique absolue.
De fait, la seule garantie d’une bataille électorale équitable dans certaines circonscriptions consiste pour les communautés sunnite, chrétienne et druze à faire front commun contre la communauté chiite. Ainsi, il ne sera plus nécessaire de faire face aux armes du Hezbollah avec des armes propres à une autre communauté. Il suffira, pour battre le parti pro-iranien, d’assurer une coalition multiconfessionnelle solide qui lui fasse front.
Hélas, alors que dans les démocraties occidentales les élections sont un moyen de trancher un différend politique, au Liban, ce scrutin ne fait qu’ajouter une nouvelle complication aux autres.
La parité effective entre musulmans et chrétiens telle que la prévoit l’accord de Taëf est condamnée à rester fictive, conviennent les constitutionnalistes. Ce n’est rien d’autre qu’une compensation morale accordée aux chrétiens et une assurance qu’ils disposeront dans n’importe quelle Chambre ou quel gouvernement d’un nombre égal de députés et de ministres que leurs compatriotes musulmans.Effectivement, il y aura toujours, dans certaines circonscriptions, des députés chrétiens élus par des voix musulmanes, et, en moins grand nombre, quelques députés musulmans élus par des voix chrétiennes. Par ailleurs, l’augmentation numérique naturelle d’une communauté finira toujours par donner à cette communauté plus de poids dans l’élection, dans une circonscription donnée ; l’inverse étant également...
commentaires (3)

On trouve un criminel plaisir à nommer les communautés une par une. Ce sont de pareils allocutions qui enveniment l'atmosphère dans le Pays, déjà surchargée. On ne devrait point nommer les communautés, et même... ne point mentionner jusqu'aux noms des groupes extrémsites de quelle partie que ce soit. La situation demande qu'on soit à la taille de l'apaisement et non de la provocation.

SAKR LEBNAN

12 h 31, le 21 mai 2012

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Commentaires (3)

  • On trouve un criminel plaisir à nommer les communautés une par une. Ce sont de pareils allocutions qui enveniment l'atmosphère dans le Pays, déjà surchargée. On ne devrait point nommer les communautés, et même... ne point mentionner jusqu'aux noms des groupes extrémsites de quelle partie que ce soit. La situation demande qu'on soit à la taille de l'apaisement et non de la provocation.

    SAKR LEBNAN

    12 h 31, le 21 mai 2012

  • Ya harâm, comme on apprend vite comme d’hab ; les chiites et faute à leurs mêmes "Impossibles hézébbs", Amal et le hézébb donc, se retrouveront naturellement rejetés aux prochaines élections aussi bien par les druzes et les sunnites, qu’évidemment et comme de bien entendu par l’Ecrasante Majorité des Véritables Chrétiens libanais, à l’exception bien sûr de ces quelques affidés et sbir es pions chréti(e)nz-et z-ébaubis Puinéz-et pâmés ; ya hassérté !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    04 h 34, le 21 mai 2012

  • - - D'abord il est impensable que les Chrétiens se joignent aux Sunnites et aux Druzes pour faire un front commun contre la communauté Chiite dans une bataille électorale pour reprendre vos termes , pour la simple raison que la grande majorité des Chrétiens est alliée politiquement avec la communauté Chiite ! Ensuite et si j'ai bonne mémoire , les armes du Hezb qui existaient en 2005 et en 2009 , n'ont pas empêché la victoire de ceux qui les contestent aujourd'hui par tactique électorale rien que pour fuir la proportionnelle ou les élections tout court .. Alors de quoi parlons nous ? Serait-ce un faux débat ou bien une fuite en avant comme d'hab ??

    JABBOUR André

    02 h 08, le 21 mai 2012

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