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À La Une - Révolte

Rastane toujours sous le feu, manifestations sans precédent à Alep

Les observateurs seuls ne peuvent mettre un terme aux violences, estime l'ONU ; des mosquées tunisiennes appellent les jeunes à aller combattre en Syrie.

Des étudiants brutalement battus à Alep, le 17 mai, par les forces de sécurité. Photo tirée d'une vidéo Youtube.

Les troupes syriennes ont tiré vendredi sur des manifestants descendus par dizaines de milliers dans la rue pour réclamer la chute du régime de Bachar al-Assad, notamment dans la deuxième ville Alep, secouée par des rassemblements sans précédent.

 

Alep, restée à l'écart aux premiers mois de la révolte, était le théâtre vendredi des "plus importantes manifestations" depuis le début du soulèvement en mars 2011, selon des militants.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a parlé de manifestations "massives" dans cette ville où les habitants de quartiers jusqu'ici pas touchés par la contestation sont descendus dans les rues, un fait "sans précédent" selon cette ONG.

"Nous ne cèderons pas! Nous voulons que le monde entier entende notre voix!", criaient des manifestants dans le quartier al-Sikkari, à Alep, selon des vidéos de militants.
"Alep connaît un véritable soulèvement", commente Mohammad al-Halabi, militant sur place. "Les forces de sécurité ont tiré sur la plupart des manifestations", a-t-il ajouté. Une vidéo montre une multitude de jeunes courant dans une rue, poursuivis par des tirs nourris.

 

Parallèlement à la répression des manifestations, les troupes gouvernementales continuaient de bombarder violemment les poches rebelles comme la ville de Rastane et des quartiers de Homs.

Un manifestant a été tué lorsqu'il a été touché par une grenade de gaz lacrymogène lancée par les forces de sécurité pour disperser une manifestation à Homs (centre) et deux autres péri par balles à Damas, selon l'OSDH.

 

Malgré la poursuite des violences, qui ont fait au total huit morts dont trois enfants, et le quadrillage des villes, plusieurs "dizaines de milliers" de personnes sont descendues dans tout le pays, soit les rassemblements les plus grands depuis l'annonce du cessez-le-feu le 12 avril, selon l'OSDH.
"Nous voulons la liberté que tu le veuilles ou pas, Bachar, ennemi de l'humanité", ont scandé des manifestants à Deir Ezzor (est).

 

Les militants tentent désespérément de prendre à témoin les quelque 260 observateurs, dont certains étaient présent à Alep la veille. "Partons, partons, ils vont nous arrêter, nous sommes sous ta protection", crient des jeunes à l'adresse d'un observateur après l'avoir pris à témoin de forces de sécurité frappant brutalement des étudiants, selon une vidéo.
"Les observateurs, quel que soit leur nombre, ne peuvent parvenir à une baisse progressive et une fin permanente des violences s'il n'existe pas un réel engagement de tous les éléments internes et externes à donner une chance au dialogue", a reconnu le général Mood à Damas.


Cette mission est d'autant plus délicate que des attentats meurtriers à Damas et Alep revendiqués par des groupuscules obscurs s'ajoutent aux violences quotidiennes. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a imputé jeudi à Al-Qaïda la responsabilité de récents attentats comme ceux qui ont fait 55 morts dans la capitale le 10 mai.


L'agence officielle Sana a indiqué vendredi que les autorités avaient déjoué "un attentat à la voiture piégée" à Deir Ezzor et "saisi une voiture contenant près de 600 kg d'explosifs" près de Damas.

 

Dans ce contexte, la Tunisie a reconnu que certaines de ses mosquées tenues par des islamistes radicaux appelaient les jeunes à "aller au jihad" contre le régime de M. Assad.


Sur le front diplomatique, l'émissaire international Kofi Annan se rendra "bientôt" en Syrie, où la trêve instaurée il y a plus d'un mois en vertu de son plan de paix est violée quotidiennement.


Le chef de la mission de l'ONU mandatée pour surveiller la trêve, le général Robert Mood, a d'ailleurs reconnu que les observateurs sur le terrain ne pourraient obtenir, seuls, un arrêt des violences sans un réel engagement pour la paix de toutes les parties.

Fort du soutien russe, le clan Assad s'accroche plus que jamais au pouvoir, et le règlement de la crise semble de plus en plus éloigné avec les divisions apparues récemment au sein de l'opposition, déjà fragmentée.


Dans une récente interview à une chaîne de télévision russe, le président Assad a qualifié les rebelles de "terroristes" et appelé son nouvel homologue français François Hollande à "penser aux intérêts de la France" et à changer de politique à l'égard de Damas, des propos balayés vendredi par Paris.
"Ce n'est pas avec de telles déclarations que Bachar Al-Assad fera oublier que ses forces de sécurité continuent de massacrer son peuple", selon le ministère des Affaires étrangères.


En 14 mois, plus de 12.000 personnes ont été tuées en Syrie, en majorité des civils, selon l'OSDH. Des dizaines de milliers de Syriens se sont en outre réfugiés dans les pays voisins.

Les troupes syriennes ont tiré vendredi sur des manifestants descendus par dizaines de milliers dans la rue pour réclamer la chute du régime de Bachar al-Assad, notamment dans la deuxième ville Alep, secouée par des rassemblements sans précédent.
 
Alep, restée à l'écart aux premiers mois de la révolte, était le théâtre vendredi des "plus importantes manifestations" depuis le début du soulèvement en mars 2011, selon des militants.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a parlé de manifestations "massives" dans cette ville où les habitants de quartiers jusqu'ici pas touchés par la contestation sont descendus dans les rues, un fait "sans précédent" selon cette ONG.
"Nous ne cèderons pas! Nous voulons que le monde entier entende notre voix!", criaient des manifestants dans le quartier al-Sikkari, à Alep,...
commentaires (1)

Rastane ou le long tunnel de la guerre civile qui semble si long fauchant toujours des milliers de civils innocents . Nazira.A.Sabbagha

Sabbagha A. Nazira

08 h 07, le 18 mai 2012

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Commentaires (1)

  • Rastane ou le long tunnel de la guerre civile qui semble si long fauchant toujours des milliers de civils innocents . Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A. Nazira

    08 h 07, le 18 mai 2012

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