Dans les milieux du 14 Mars, on a mis en garde hier contre un plan visant à ébranler la stabilité de Tripoli et demandé à la Sureté générale de rendre compte de ses actes.
Faisant état d’un « piège planifié par les ennemis du Liban et les ennemis de Tripoli », le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a qualifié d’« inacceptable » ce qui s’est passé dans cette ville, « au même titre que la méthode employée pour arrêter Chadi Mawlaoui ».
Dans une déclaration, il a lancé un appel à la retenue et demandé « à tout le monde de déjouer les plans visant à installer le chaos dans le chef-lieu du Liban-Nord ». « Tout le monde doit respecter la loi, et les forces politiques doivent s’empresser d’agir fermement pour régler le dossier de l’arrestation de Mawlaoui. (...) Le service responsable doit rendre compte à la justice de ses actes », a ajouté M. Hariri, en jugeant que « tout glissement vers le jeu des armes, le non-respect de l’État et le chaos dans la rue pour n’importe quelle raison est un crime commis contre la ville ».
Sur son compte de Twitter, il a aussi exhorté les Tripolitains de « ne pas céder aux provocations », les appelant à suivre les directives du mufti de la ville cheikh Malek Chaar et des dirigeants politiques.
Le bureau du courant du Futur à Tripoli, qui s’est réuni sous la présidence de l’ancien député Moustapha Allouche, a dénoncé « l’atteinte faite par la Sûreté générale à la dignité de la ville ». « L’arrestation du jeune homme hier a démontré l’allégeance de la Sûreté générale à des forces locales et régionales », selon le communiqué qui a dénoncé le procédé employé pour arrêter Mawlaoui et appelé le Premier ministre Nagib Mikati et les ministres originaires de Tripoli à démissionner, « en signe de protestation contre la violation des libertés publiques et individuelles ». Le courant du Futur a aussi invité les députés de Tripoli à suspendre leur participation aux séances parlementaires « jusqu’à la libération du détenu ». Il a également exigé des « excuses publiques » de la Sûreté générale à l’adresse de Tripoli et de ses habitants.
Le chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad Siniora, qui a pris contact au téléphone avec MM. Mikati et Hariri, ainsi qu’avec le ministre des Finances Mohammad Safadi, les députés et les notables de la ville, a insisté devant ses interlocuteurs sur le fait que Tripoli « ne doit pas devenir une boîte postale, servant à l’échange de messages politiques ».
Il s’est dit indigné parce ce qui s’y est produit, en rappelant que des personnalités du 8 Mars avaient prédit de tels incidents, critiquant au passage la Sûreté générale pour « sa maladresse ». M. Siniora a jugé nécessaire de permettre aux services de sécurité de maintenir la stabilité à Tripoli pour barrer la voie aux plans ourdis contre la ville.
M. Khodr Habib a invité le président de la Chambre, Nabih Berry, à ouvrir une enquête parlementaire au sujet de ce qui s’est passé au bureau du ministre Safadi, alors que les députés de Minyé et de Denniyé ont accusé le régime syrien, « qui mène sa dernière bataille à Damas », d’avoir provoqué les incidents d’hier.
Le député Ammar Houri s’est arrêté sur un « timing qui n’a rien d’innocent » au moment où le président du parti Kataëb, Amine Gemayel, et le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, mettaient en garde, l’un à Beyrouth, l’autre en Australie, contre l’émergence d’un îlot de sécurité dans le chef-lieu du Liban-Nord.
Faisant état d’un « piège planifié par les ennemis du Liban et les ennemis de Tripoli », le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a qualifié d’« inacceptable » ce qui s’est passé dans cette ville, « au même titre que la méthode employée pour arrêter Chadi Mawlaoui ».
Dans une déclaration, il a lancé un appel à la retenue et demandé « à tout le monde de déjouer les plans visant à installer le chaos dans le chef-lieu du Liban-Nord ». « Tout le monde doit respecter la loi, et les forces politiques doivent s’empresser d’agir fermement pour régler le dossier de l’arrestation de Mawlaoui. (...) Le service responsable...
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