Alors que le commerce avec la Syrie ne représente qu’une petite part du total des échanges commerciaux libanais, la Syrie demeure le point d’accès principal pour les exportations libanaises vers les pays arabes, ainsi que la seule voie d’entrée terrestre possible pour les potentiels touristes. En 2011, les arrivées de touristes ont ainsi diminué significativement, mais dans une moindre mesure en comparaison avec d’autres pays de la région comme la Syrie, l’Égypte, Bahreïn ou la Tunisie, a indiqué le rapport.
Selon l’institution mondiale, la situation politique incertaine et les conditions macroéconomiques difficiles ont fragilisé la confiance des investisseurs, conduisant à une augmentation des primes de risques et du coût des emprunts.
Les « spreads » ont ainsi bondi au Liban, un fait largement attribué à la crainte de la répercussion des événements en Syrie sur le pays du Cèdre.
Effectivement, les financements externes ne sont pas uniquement devenus plus chers, ces derniers sont aussi davantage limités en raison de la crise de la dette en euro, combinée à une très faible croissance sur le Vieux Continent. Les Investissements directs à l’étranger (IDE) dans la région ont ainsi décliné d’environ 35 % en 2011, a indiqué la BM. Le Liban, quant à lui, a enregistré la seconde plus importante baisse de ses IDE en rythme annuel, après l’Égypte, enregistrant un total de 4 milliards de dollars en 2011 contre 5 milliards de dollars un an plus tôt. La diminution des IDE est également liée à des transformations politiques internes, notamment en Syrie et en Égypte, et par des pays d’une grande proximité comme le Liban ou encore la Jordanie. Par ailleurs, l’annonce de projets d’investissements a diminué de moitié en Égypte, en Jordanie et au Liban en 2011, toujours selon les mêmes sources.
En parallèle, les pays ayant un haut niveau d’endettement, en particulier le Liban, demeurent particulièrement vulnérables, ces derniers étant relativement dépendants du financement externe et ayant d’importants déficits du compte courant. Selon la Banque mondiale, le déficit budgétaire se serait creusé en 2012 en comparaison avec 2011 en raison de l’importance de la hausse des salaires.

