Berlin pour un pacte de croissance, mais à ses conditions
OLJ /
le 12 mai 2012 à 23h19
Le ministre allemand des Affaires étrangères a présenté hier un « pacte de croissance » européen en six points, tout en rappelant que la Grèce devait se conformer à ses engagements de réformes budgétaires si elle voulait bénéficier de l’aide financière de la zone euro et ne pas être exclue de celle-ci. « Au niveau européen, nous aussi voulons nous concentrer davantage sur la croissance, a ainsi déclaré Guido Westerwelle devant les députés allemands au Bundestag ». Le ministre s’est cependant opposé à une augmentation des dépenses, précisant que le pacte de croissance, notamment souhaité par le nouveau président français François Hollande, ne devait impliquer qu’une « meilleure utilisation des ressources » de la part de l’UE. Guido Westerwelle a cité « des séjours financés par l’Europe dans les spas d’hôtels romantiques » comme exemple de gaspillages européens. Selon le ministre, l’UE devrait investir 80 milliards d’euros de fonds structurels inutilisés dans des projets destinés à stimuler la croissance et la compétitivité. Il a également souhaité pousser la Banque centrale européenne (BCE) à donner un meilleur accès au crédit aux petites et moyennes entreprises. L’ancien chef des libéraux du FDP, qui forment une coalition avec les chrétiens-démocrates (CDU/CSU) de la chancelière Angela Merkel, a lié la croissance européenne à une libéralisation des marchés intérieurs et extérieurs. Peter Bofinger, l’un des cinq « sages » qui conseillent le gouvernement allemand en matière d’économie, s’est par ailleurs prononcé vendredi pour laisser plus de marge aux pays victimes de la crise de la dette. « Les pays à problèmes se tuent à économiser, a-t-il déclaré à un journal autrichien. Nous devons arrêter cela, même si les déficits augmenteront à court terme. »
Le ministre allemand des Affaires étrangères a présenté hier un « pacte de croissance » européen en six points, tout en rappelant que la Grèce devait se conformer à ses engagements de réformes budgétaires si elle voulait bénéficier de l’aide financière de la zone euro et ne pas être exclue de celle-ci.« Au niveau européen, nous aussi voulons nous concentrer davantage sur la croissance, a ainsi déclaré Guido Westerwelle devant les députés allemands au Bundestag ». Le ministre s’est cependant opposé à une augmentation des dépenses, précisant que le pacte de croissance, notamment souhaité par le nouveau président français François Hollande, ne devait impliquer qu’une « meilleure utilisation des ressources » de la part de l’UE. Guido Westerwelle a cité « des séjours financés par l’Europe...
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