"Les menaces israéliennes sont là et il n'est pas besoin d'y revenir. Mais je pense qu'un conflit aurait des conséquences graves pour toute la région", a déclaré le Premier ministre palestinien du Hamas dans la bande de Gaza, Ismaïl Haniyeh, le 10 mai 2012. REUTERS/Suhaib Salem
Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, ne se laissera pas entraîner dans un conflit avec Israël si l'Etat hébreu bombarde les installations nucléaires de l'Iran, grand allié du mouvement palestinien, a déclaré jeudi Ismaïl Haniyeh.
"Le Hamas est un mouvement palestinien qui oeuvre dans le cadre palestinien et il poursuit des objectifs servant les intérêts du peuple palestinien", a dit dans une interview à Reuters celui qui dirige le gouvernement Hamas. "L'Iran ne nous a rien demandé et nous ne pensons pas que Téhéran ait besoin de nous", a-t-il expliqué, lors de cette entrevue réalisée dans son QG de la bande de Gaza.
Israël a déclaré à plusieurs reprises qu'il n'excluait aucune option pour empêcher que l'Iran mette au point des armes nucléaires. L'Iran assure que son programme nucléaire vise des objectifs uniquement civils, alors que Washington soupçonne la République islamique de chercher à fabriquer l'arme atomique.
"Les menaces israéliennes sont là et il n'est pas besoin d'y revenir. Mais je pense qu'un conflit aurait des conséquences graves pour toute la région", déclare-t-il.
Grève de la faim des détenus palestiniens
Interrogé sur la grève de la faim menée par des centaines de Palestiniens dans les prisons israéliennes, il dit y voir un test pour les promesses d'Israël de respecter les principes humanitaires universels. La mort d'un prisonnier, a-t-il averti, aura des "répercussions négatives", sur lesquelles il ne s'est pas étendu.
"Je souhaite qu'aucun des prisonniers détenus en Israël ne devienne un martyr et aussi j'exige qu'ils (les Israéliens) appliquent le droit international relatif aux prisonniers, qui devraient être considérés comme des prisonniers de guerre", a-t-il dit.
Selon des ONG palestiniennes, des centaines, voire jusqu'à 2.000 Palestiniens en détention en Israël ont entamé une grève de la faim le 17 avril. Deux prisonniers jeûnent depuis 70 jours et leur état de santé s'est sensiblement dégradé.
"Leurs revendications sont simples, de nature humanitaire, comme par exemple la fin des cellules d'isolement. Elles portent aussi sur les visites de membres des familles ou sur la possibilité de regarder davantage de chaînes de télévision", souligne le Premier ministre du Hamas.
"Nous avons rencontré la direction du (mouvement du) Jihad islamique et ils ont confirmé que toute évolution négative concernant les prisonniers serait évoquée au sein du front national et lors d'une réunion des factions", a dit Haniyeh. "Ils ne mèneront aucun acte unilatéral sans consensus national", a-t-il précisé.
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"Le Hamas est un mouvement palestinien qui oeuvre dans le cadre palestinien et il poursuit des objectifs servant les intérêts du peuple palestinien", a dit dans une interview à Reuters celui qui dirige le gouvernement Hamas. "L'Iran ne nous a rien demandé et nous ne pensons pas que Téhéran ait besoin de nous", a-t-il expliqué, lors de cette entrevue réalisée dans son QG de la bande de Gaza.
Israël a déclaré à plusieurs reprises qu'il n'excluait aucune option pour empêcher que l'Iran mette au point des armes nucléaires. L'Iran assure que son programme nucléaire vise des objectifs...


Paroles supra logiques de Monsieur Haniyé. Il ne veut pas être inféodé et servir les desseins des autres au détriment des intérêts de son pays.
04 h 38, le 12 mai 2012