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À La Une - La Femme De La Semaine

Après les Juppettes et les Sarkozettes... les Hollandettes?

Pendant la campagne, le président français nouvellement élu a promis la constitution d'un gouvernement paritaire.

Plusieurs noms de femmes ministrables circulent avec insistance alors que se décide la composition du gouvernement de François Hollande, qui a promis la parité.

L'un des premiers défis de François Hollande va être la constitution d'un gouvernement paritaire, comme il s'y est engagé lors de la campagne présidentielle française, ce qui serait une première bien accueillie. A condition, bien sûr, que les femmes ne soient pas nommées à des postes sans envergure.

 

Un avertissement lancé dès mercredi par une sénatrice socialiste.

 

"Ce qu'il faut éviter évidemment, c'est que les postes clé soient trustés par les hommes, alors qu'il y a quand même des femmes compétentes qui ont exercé des fonctions, soit parlementaires, soit ministérielles. Donc il ne faut pas faire les "Hollandettes"", a lancé, mercredi, la sénatrice Nicole Bricqdit, dans une vidéo en ligne sur le site de Public Sénat.

 

La sénatrice, dont le nom est cité pour occuper un poste au Budget, faisait référence aux "Juppettes", surnom donné aux douze femmes nommées dans le premier gouvernement Juppé en mai 1995. Ces femmes occupaient des fonctions de secrétariat d'Etat ou de ministères de second plan, et moins de six mois après, elles n'étaient plus que quatre. 

 

"Puis, il y a eu +l'exception Sarkozy+ qui a attribué des postes régaliens à des femmes (Rachida Dati à la Justice, Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur, à la Justice, puis aux Affaires étrangères, ndlr), mais dans le contexte d'une hyper présidence, ce qui fait qu'elles ont eu du mal à s'imposer", explique Mariette Sineau, directrice de recherche CNRS au Cevipof et auteur de "Femmes et pouvoirs sous la Ve République" (Presses de Science Po, 2011).


"Si on a les Sarkozettes bis et les Juppettes bis, ce n'est pas bien", a mis en garde Nicole Bricq.

 

Pour les féministes, la parité passera donc par le nombre de femmes au gouvernement, mais aussi par les fonctions qu'elles occuperont. Et en la matière, François Hollande avait surpris, en mars dernier, en affirmant que "ce serait un bon principe d'avoir autant d'hommes que de femmes dans un gouvernement", mais que "cela ne veut pas dire que les responsabilités seraient les mêmes".


"François Hollande a de nombreuses contraintes à résoudre, qui s'apparentent à la quadrature du cercle", relève Mariette Sineau. "Il doit distribuer des postes à plusieurs personnalités incontournables, donner des signes à un certain nombre de partis et il s'est engagé à respecter la parité", égrène-t-elle.


Aujourd'hui, en terme de ministrables femmes, plusieurs noms circulent, à commencer par celui de la première secrétaire du Parti Socialiste et maire de Lille, Martine Aubry, citée comme potentielle chef du gouvernement.
Marisol Touraine, députée d'Indre-et-Loire, semble de son côté tenir la corde pour les Affaires sociales. Le nom de Christiane Taubira, députée de la Guyane et candidate à l'Elysée en 2002, est aussi évoqué pour la Justice, ou celui de Valérie Fourneyron, députée-maire de Rouen, pour les Sports.


Une nouvelle génération, très active pendant la campagne, pourrait aussi être récompensée : les porte-parole Delphine Batho et Najat Vallaud-Belkacem, la députée de Moselle Aurélie Filippetti ou encore Fleur Pellerin, chargée de l'économie numérique.
Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, qui quittera son poste après les législatives, pourrait aussi entrer au gouvernement.

"La parité au gouvernement serait stricto sensu une première et un acte symbolique fort en direction des femmes", juge Mariette Sineau.

 

Selon l'Observatoire de la parité, le meilleur score revient pour le moment au troisième gouvernement Fillon, avec 35,9% de femmes. Mais, "en général, la gauche a plutôt été pionnière en matière de parité en politique, notamment sous l'impulsion de Lionel Jospin", souligne Mme Sineau.


En matière de représentation féminine, François Hollande n'aura pas à gérer que la question des ministres.


Dans une interview accordée au Times publiée mercredi, sa compagne, Valérie Trierweiler a affirmé qu'elle fera le nécessaire pour "représenter l'image de la France" mais ne compte pas être "une potiche" en tant que Première dame.

"Je veux représenter l'image de la France, faire les sourires nécessaires, être bien habillée, mais (mon rôle) ne devrait pas s'arrêter à cela", déclare cette journaliste politique de 47 ans, qui a déjà exprimé son intention de continuer à travailler une fois Première dame.

L'un des premiers défis de François Hollande va être la constitution d'un gouvernement paritaire, comme il s'y est engagé lors de la campagne présidentielle française, ce qui serait une première bien accueillie. A condition, bien sûr, que les femmes ne soient pas nommées à des postes sans envergure.
 
Un avertissement lancé dès mercredi par une sénatrice socialiste.
 
"Ce qu'il faut éviter évidemment, c'est que les postes clé soient trustés par les hommes, alors qu'il y a quand même des femmes compétentes qui ont exercé des fonctions, soit parlementaires, soit ministérielles. Donc il ne faut pas faire les "Hollandettes"", a lancé, mercredi, la sénatrice Nicole Bricqdit, dans une vidéo en ligne sur le site de Public Sénat.
 
La sénatrice, dont le nom est cité pour occuper un poste au Budget, faisait...
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