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Tilda Swinton et John.C Reilly devraient parler de Kevin.

À l’ALBA

« We need to talk
about Kevin »,

de Lynne Ramsay

Avec Tilda Swinton,
John C. Reilly et Ezra Miller

Il avait fait des vagues sur la Croisette en 2011. Avec We need to talk about Kevin, adapté du roman éponyme de Lionel Shriver, l’Écossaise Lynne Ramsay signe après dix ans un film brutal à travers une histoire de haine entre une mère, Eva (Tilda Swinton), et son fils, Kevin (Ezra Miller). Monté en flash-back, le film adopte le point de vue de la mère qui retrace toute sa relation avec ce garçon qui deviendra un jour... un monstre. Qui est responsable ? La mère qui, dès la naissance de l’enfant (dans la douleur), lui fait sentir qu’elle ne le supporte pas ? Ou l’enfant qui, aussitôt grand, lui portera une aversion sans bornes ? Ou encore le papa (très gentil d’ailleurs), mais qui néglige ses devoirs de père, d’où le titre du film « We need to talk about Kevin/On a besoin de parler de Kevin ».
Le film, comme une autopsie des relations maman/enfant, est raconté sur fond de couleur rouge sang. Tilda Swinton (La Plage, 2000, Broken Flowers, 2005, Michael Clayton, 2007) est admirable avec son visage glacial et sa silhouette desséchée. Ezra Miller dans le rôle de Kevin ne l’est pas moins.Un film à l’esthétique élaborée contrastant avec la violence et l’agressivité du sujet. Et qui ne laissera certainement pas indifférent.

Vendredi 11 mai, 19h.
À l’ALBA« We need to talk about Kevin », de Lynne Ramsay Avec Tilda Swinton,John C. Reilly et Ezra Miller Il avait fait des vagues sur la Croisette en 2011. Avec We need to talk about Kevin, adapté du roman éponyme de Lionel Shriver, l’Écossaise Lynne Ramsay signe après dix ans un film brutal à travers une histoire de haine entre une mère, Eva (Tilda Swinton), et son fils, Kevin (Ezra Miller). Monté en flash-back, le film adopte le point de vue de la mère qui retrace toute sa relation avec ce garçon qui deviendra un jour... un monstre. Qui est responsable ? La mère qui, dès la naissance de l’enfant (dans la douleur), lui fait sentir qu’elle ne le supporte pas ? Ou l’enfant qui, aussitôt grand, lui portera une aversion sans bornes ? Ou encore le papa (très gentil d’ailleurs), mais qui néglige ses devoirs de...
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