L’entraîneur de la sélection française de basket-ball, Vincent Collet. Petras Malukas/AFP
Le cadet des frères Pietrus fait seulement partie d’une seconde liste de six remplaçants, sur laquelle figure également Evan Fournier, et qui n’ont qu’une infime chance de participer au tournoi olympique (28 juillet-12 août).
Yakhouba Diawara, qui réalise une belle saison en Italie avec Varèse mais qui n’était plus apparu en équipe de France depuis 2008, fait en revanche partie des dix-huit appelés mercredi à commencer la préparation à partir du 11 juin, pour ceux qui auront fini leur saison avec leurs clubs respectifs.
Pour le reste, c’est du grand classique avec les douze médaillés d’argent à l’Euro 2011 en Lituanie et, outre Diawara, cinq joueurs qui auront tous une carte à jouer en vue des JO, que ce soit Rodrigue Beaubois, Yannick Bokolo et Fabien Causeur à l’arrière ou Ronny Turiaf et Ian Mahinmi à l’intérieur.
Sur les 18 joueurs, 8 jouent en NBA, 2 en Espagne, 2 en Russie, 1 en Italie et 5 dans le championnat de France. Cette liste devra être ramenée à 12 joueurs, début juillet, pour le tournoi olympique où les Bleus vont retrouver les États-Unis, l’Argentine, la Tunisie et deux qualifiés au premier tour.
Sept joueurs paraissent incontournables, à commencer évidemment par Tony Parker, 30 ans le 17 mai, mais aussi Boris Diaw, Nicolas Batum, Joakim Noah, Mickaël Gelabale, Nando De Colo et Florent Pietrus. Derrière, tout est ouvert et les places seront très chères.
La concurrence est terrible notamment sur le poste de pivot où la France n’avait encore jamais connu autant de richesses. Derrière le titulaire Noah, ils sont quatre pour deux places avec Kevin Séraphin, qui a brillé ces dernières semaines à Washington, Turiaf, pilier de l’équipe de France mais blessé pendant l’Euro, Mahinmi et Ali Traoré, auteur d’une excellente saison en Russie.
Sur les postes de meneur et d’arrière, Collet va également au-devant d’un sacré casse-tête avec des joueurs comme Beaubois, Bokolo, Causeur, Andrew Albicy et Steed Tchicamboud qui se battront pour deux ou trois places.
Mickaël Pietrus devra donc compter, lui, sur une avalanche de blessures pour encore espérer s’immiscer dans la lutte, malgré un rendement très intéressant avec les Boston Celtics en NBA en ce moment.
Le frère cadet de Florent paye sans doute le fait de n’avoir plus joué en équipe de France depuis le Mondial 2006 et de représenter un risque, celui de venir bousculer l’équilibre et la hiérarchie d’un groupe plus que séduisant.
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