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À La Une - Eclairage

À droite, le débat sur la défaite de Sarkozy attendra les législatives

Les partisans de Nicolas Sarkozy ont commencé hier à évoquer les causes de la défaite de leur champion, en déplorant ses clins d’œil insistants au Front national, mais uniquement du bout des lèvres pour éviter un grand déballage fatal avant les législatives. Le débat sur la stratégie électorale très marquée à droite du président-candidat agitait sa majorité avant même le second tour. Il a repris sitôt son échec consommé mais mezzo voce, renvoyant au lendemain du scrutin législatif des 10 et 17 juin « l’analyse » promise par Jean-Pierre Raffarin.


L’ancien Premier ministre a lui-même ouvert les hostilités de façon sibylline sur les plateaux de télévision en confiant dimanche soir qu’il anticipait le scénario de la défaite « déjà depuis l’été 2010 ». La date du discours ultrasécuritaire controversé de Grenoble, dans lequel M. Sarkozy avait évoqué un lien entre immigration et délinquance. À peine plus direct, l’ex-ministre centriste Jean-Louis Borloo, rallié au président mais très discret pendant l’entre-deux-tours, a déploré que le gouvernement n’ait pas pris de « véritable virage social » il y a deux ans, lorsqu’il briguait la succession de François Fillon à Matignon. Même prudence hier de la part du ministre Laurent Wauquiez, animateur du courant de la droite sociale. « Nous n’aurions pas dû seulement parler sécurité et immigration, mais parler de tout le spectre », a-t-il déclaré, « on n’a pas suffisamment parlé des classes moyennes ». Seul le secrétaire national de l’UMP chargé de la presse et des médias, David-Xavier Weiss, et la sénatrice de Paris Chantal Jouanno ont osé mettre les pieds dans le plat en condamnant la ligne Patrick Buisson, du nom du conseiller du président qui a mis en musique ses efforts de reconquête des électeurs lepénistes en insistant sur l’immigration ou l’identité nationale.


Plutôt que de répondre, le premier cercle sarkozyste et les alliés du patron de l’UMP, Jean-François Copé, se sont contentés de botter en touche. Rachida Dati a évoqué certains « propos », « parfois des dérapages », sans autre détail. Et le secrétaire national de l’UMP, Guillaume Peltier, a regretté que la droite n’ait « pas su, avec pédagogie, autorité, efficacité, défendre notre bilan ». Mais l’heure du grand déballage n’a pas encore sonné. Il faudra attendre le soir du second tour des législatives. Jusque-là, priorité à l’union. « Le temps (du bilan) viendra, a tranché M. Copé. Nous sommes pour l’heure exclusivement mobilisés pour les législatives. »

Les partisans de Nicolas Sarkozy ont commencé hier à évoquer les causes de la défaite de leur champion, en déplorant ses clins d’œil insistants au Front national, mais uniquement du bout des lèvres pour éviter un grand déballage fatal avant les législatives. Le débat sur la stratégie électorale très marquée à droite du président-candidat agitait sa majorité avant même le second tour. Il a repris sitôt son échec consommé mais mezzo voce, renvoyant au lendemain du scrutin législatif des 10 et 17 juin « l’analyse » promise par Jean-Pierre Raffarin.
L’ancien Premier ministre a lui-même ouvert les hostilités de façon sibylline sur les plateaux de télévision en confiant dimanche soir qu’il anticipait le scénario de la défaite « déjà depuis l’été 2010 ». La date du discours ultrasécuritaire...
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