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À La Une - Révolte

Les Syriens appelés aux urnes malgré les violences

Les législatives "frisent le ridicule", selon Washington ; Ban Ki-moon dénonce des violences "intolérables".

A Qoussair, une opposante syrienne déposant les noms des martyrs dans une urne symbolique en forme de cercueil.

Les législatives se tenaient lundi en Syrie malgré le contexte de violences, le régime espérant se donner une certaine crédibilité grâce à ce scrutin boycotté par l'opposition.
Alors que la télévision officielle montrait des électeurs déposant leur bulletin de vote dans plusieurs régions du pays, des militants évoquaient un boycott du scrutin dans les zones rebelles.
"Le vote se déroule normalement, les électeurs affluant vers les bureaux de vote", a commenté le ministre de l'Intérieur Mohammad al-Chaar, tandis que dans des quartiers populaires de Damas comme Douela et Tabanneh, les électeurs se massaient pour voter.
Dans d'autres quartiers et plusieurs villes rebelles, une grève était observée à l'appel de l'opposition, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et des militants.


Au coeur de Damas, à l'entrée du bureau de vote place Sabaa Bahrat, Chahba Karim 18 ans, a estimé que ces élections apporteraient "une réponse définitive à la crise", exprimant le point de vue des électeurs interviewés par la télévision d’État. "Avec ces élections, on sent que c'est le début de la fin de la crise, renchérit Rim Youssef, 22 ans, étudiante en psychologie:
Mais Fady, employé de presse de 47 ans, n'ira pas déposer un bulletin dans l'urne: "Cela signifierait que je suis d'accord avec ce qui se passe et ce n'est pas le cas".
Le régime de Bachar el-Assad "se fait des illusions s'il pense qu'il existe encore à travers cette mascarade d'élection, alors qu'il est incapable de contrôler les villes et les villages sans ses chars", a affirmé Noureddine al-Abdo, militant à Idleb.
Selon Abou Ghazi, militant à Hama, la grève a été observée dans cette ville pour protester contre l'élection de "ce Parlement de marionnettes de Bachar", en référence au président.


En cette journée électorale, le sang a encore coulé: au moins huit civils ont été tués par les forces du régime dans différentes localités, selon l'OSDH.
Il s'agit des premières élections "multipartites" depuis un demi-siècle en Syrie, où le régime de Bachar el-Assad est confronté depuis mars 2011 à un mouvement de contestation réprimé dans le sang.


Le scrutin a été dénoncé par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour qui "le processus démocratique ne pourra pas réussir tant que la violence continuera".


Pour la France, ces élections "s'apparentent à une farce sinistre", en raison de la répression, tandis que les États-Unis ont estimé que le scrutin "frise le ridicule" alors que le régime continue de réprimer son peuple dans la violence.


L'opposition, qui réclame le départ pur et simple du président Assad, a dénoncé des tentatives du régime d'acquérir une légitimité à travers ce scrutin qualifié d'"absurde".
"Celui qui baigne la Syrie dans le sang, pousse à l'exode deux millions de Syriens et tire sur le peuple syrien ne possède aucune légitimité pour rédiger une Constitution, promulguer une loi électorale ou convoquer des élections", a affirmé lundi le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, dans un communiqué.


A Pékin, à l'occasion d'une visite d'une délégation du CNS présidée par son chef Burhan Ghalioun, les autorités chinoises, qui soutiennent Damas à l'instar de la Russie, ont espéré que le scrutin aiderait "à promouvoir le processus de réformes en Syrie".


A travers le pays, 7.195 candidats sont en lice pour les 250 sièges de députés, alors que le Parlement ne siège pas depuis un an en raison du soulèvement.
Sept des neuf partis créés récemment ont présenté des candidats grâce à la nouvelle Constitution adoptée par référendum en février, qui a supprimé l'article accordant au parti Baas, au pouvoir depuis 1963, le rôle dirigeant dans la société.
Les quelque 12.000 centres de vote devraient fermer à 22H00 (19H00 GMT).


Les violences se poursuivent en dépit du cessez-le-feu prévu par le plan Annan depuis le 12 avril, et pour lequel des observateurs ont été déployés.
Dans ce contexte, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a affirmé au chef de la mission, le général Robert Mood, que son gouvernement "facilitait" le travail des observateurs et selon l'agence officielle Sana, le général norvégien s'est félicité de "la coopération de Damas".


La répression et les combats ont fait plus de 11.100 morts, en majorité des civils, selon l'OSDH et poussé à l'exil plus de 65.000 Syriens selon l'ONU, sans compter les dizaines de milliers de détenus. Damas ne reconnaît pas l'ampleur de la révolte et assimile la rébellion à du "terrorisme" financé par l'étranger.


Par ailleurs, Reporters sans frontières (RSF) a condamné lundi la mort "d'un sixième citoyen-journaliste" tué depuis le début de l'année en Syrie, en accusant les forces gouvernementales.
RSF dit avoir appris "avec effroi" la mort le 4 mai de Abdel Ghani Kaake, âgé de 19 ans, affirmant qu'il avait été "délibérément visé".

 

La presse syrienne s'est par ailleurs félicitée de la défaite de Nicolas Sarkozy et de son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, qui ont été à la pointe du soutien au mouvement de contestation, titrant "Le duo Sarkozy-Juppé dans les poubelles de l'histoire".

Les législatives se tenaient lundi en Syrie malgré le contexte de violences, le régime espérant se donner une certaine crédibilité grâce à ce scrutin boycotté par l'opposition.Alors que la télévision officielle montrait des électeurs déposant leur bulletin de vote dans plusieurs régions du pays, des militants évoquaient un boycott du scrutin dans les zones rebelles."Le vote se déroule normalement, les électeurs affluant vers les bureaux de vote", a commenté le ministre de l'Intérieur Mohammad al-Chaar, tandis que dans des quartiers populaires de Damas comme Douela et Tabanneh, les électeurs se massaient pour voter.Dans d'autres quartiers et plusieurs villes rebelles, une grève était observée à l'appel de l'opposition, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et des militants.
Au coeur de Damas, à...
commentaires (13)

Monsieur Fady, Si vous ne croyez pas à la thèse du complot international contre le positionnement anti sioniste de la Syrie (et non pas le régime), dirigé par une coalition salafo-occidental et chapeauté par le sionisme et si vous ne croyez pas non plus que la guerre des criminels et usurpateurs sionistes contre notre pays en 2006 était préparée et préméditée , il serait alors difficile de comprendre le nombre de mort en Syrie. Je vous fais remarquer que parmi les 10.000 morts (chiffres toujours à vérifier) vous ne citez pas hélas comme tant d'autre les 3 ou 4 mille soldats Syriens tombés pour la plupart d'entre eux, dans l'exercice de leur fonction pour maintenir l'ordre et la sécurité dans leur pays. Ils ne sont pas mort (et parfois démembrés) parce qu'on leur a jeté dessus des roses. Je tiens à vous rappeler que ces soldats ont également laissé derrière eux des veuves et des orphelins. Je vous rappelle aussi que le complot des occidentaux contre l'Irak, dirigé et chapeauté par les MEMES, a causé la mort de plus d'un million de mort et l'élimination dirigée et appliquée des penseurs et des intellectuels Iraquiens. Je vous prierais de bien méditer sur cette question!

Ali Farhat

11 h 12, le 08 mai 2012

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Commentaires (13)

  • Monsieur Fady, Si vous ne croyez pas à la thèse du complot international contre le positionnement anti sioniste de la Syrie (et non pas le régime), dirigé par une coalition salafo-occidental et chapeauté par le sionisme et si vous ne croyez pas non plus que la guerre des criminels et usurpateurs sionistes contre notre pays en 2006 était préparée et préméditée , il serait alors difficile de comprendre le nombre de mort en Syrie. Je vous fais remarquer que parmi les 10.000 morts (chiffres toujours à vérifier) vous ne citez pas hélas comme tant d'autre les 3 ou 4 mille soldats Syriens tombés pour la plupart d'entre eux, dans l'exercice de leur fonction pour maintenir l'ordre et la sécurité dans leur pays. Ils ne sont pas mort (et parfois démembrés) parce qu'on leur a jeté dessus des roses. Je tiens à vous rappeler que ces soldats ont également laissé derrière eux des veuves et des orphelins. Je vous rappelle aussi que le complot des occidentaux contre l'Irak, dirigé et chapeauté par les MEMES, a causé la mort de plus d'un million de mort et l'élimination dirigée et appliquée des penseurs et des intellectuels Iraquiens. Je vous prierais de bien méditer sur cette question!

    Ali Farhat

    11 h 12, le 08 mai 2012

  • Vos paroles sont d'or M. Ali mais ces memes enfants n'appartiennent pas non plus au regime pour en disposer a sa guise. Surement il y a d'autres moyens de disperser une foule que de tirer dans le tas! Vous devez bien vous rappeller que ces manifestations avaient commencé d'une facon tres pacifique et ce pendant plusieurs mois. Les manifestants n'avaient meme pas une fronde. Alors qui c'est qui a commence a tirer sur l'autre? On en est a dix mille morts quand meme. DIX MILLE!!!! Et ca continue..

    Fady Challita

    07 h 19, le 08 mai 2012

  • Parlons-en! Que font ces enfants dans rues et dans des manifestations musclées et armées dont le but n'est pas de pousser le gouvernement à négocier mais à le renverser par la force à la Libyenne en appelant l'étranger, auquel nous ferons allégeance à détruire tout au passage! Combien d'entre-nous ici enverraient leurs enfants ( on ne voit et n'entends qu'eux, voir des petites filles pour insulter leur président sur les chaînes des obscurantistes et sionisés arabes) même avec un risque de 1/1000 de se faire tuer. Ces parents sont des poltrons mais surtout des assassins envers leurs enfants pour lesquels il devront répondre devant Dieu. Fier d'être Libanais dans ce sens, je voudrais ici, rappeler une des phrases de notre éminent G. Khalil Gibran déjà en 1929: "Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous ils ne vous appartiennent pas".

    Ali Farhat

    04 h 22, le 08 mai 2012

  • Ce qu'on voit surtout pointé de nos jours c'est les bouches de canons et autres engins de mort. Mais bon, ce n'est apres tout que des "terroristes" qu'on trucide et pas de problemes s'il y avait qq. 700 enfants parmi ces 10,000 terroristes, c'est la faute a leurs parents, fallait pas les laisser sortir! Ah? Ils etaient pas sorti? Certains etaient a l'abri dans leur propre maison? Pffft.. Collateral damage, pas important. Au(x) suivant(s)..

    Fady Challita

    18 h 52, le 07 mai 2012

  • Mais où sont les porteurs de 3agls pour en prendre de la graine? C'est un jour important dans la vie de la nouvelle Syrie qui pointe son nez vers l'avenir malgré toutes les embuches posées par les terroristes et ceux qui les soutiennent.

    Ali Farhat

    15 h 45, le 07 mai 2012

  • Le pathétique dans cette Maskhara-Mascarade avec ces législatives quart-mondistes "baassyriennes" en Alaouitie, trainant derrière elles les quelquez-"ébaubis (h)Amèèèrs" de Syrie, est que le Pauvre type "Baassdiot" qui les emmène vers leur Fin à ces pâmés n’est que "ce Monchâr" rouillé "assadiot à Mi-QI" en supplément, qu’on aurait dit sorti tout droit d’un lycée pour "Mi-adolescents" ! Mais qu’est-ce qu’ils peuvent bien ressembler aux mêmez-"ébaubis (h)Amèèèrs" d’Ici. C'est pas possible ! Avec ce même type de brutalité et d’agressivité. Se croyant subtils en Sus, à jouer leur carte bidule de petits Minoritaires puinés face à la grande Majorité Sunnite ! Ils seront malheureusement définitivement "éliminés" de la carte de ce Croissant Fertile si les Américains ne les en empêchent. Mais tant pis pour eux !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    12 h 38, le 07 mai 2012

  • La bouffonnerie s'extase ces derniers jours, avec ses inepties et ses absurdités. C'est honteux ! très honteux même ! si on souffre, on peut toujours aller se faire soigner.

    SAKR LEBNAN

    10 h 04, le 07 mai 2012

  • Des BOURDES, on entend tous les jours !

    SAKR LEBNAN

    08 h 02, le 07 mai 2012

  • T'en fais pas un peu trop ya André?Un peu de nuance ne nuit pas...

    GEDEON Christian

    07 h 43, le 07 mai 2012

  • Ces élections législatives anticipées sont nécessaires. Il existe un besoin pressant d’avoir une nouvelle assemblée. En Syrie, le recyclage des parlementaires doit se faire chaque quelques années pour des raisons évidentes. C’est une profession dont les conditions sont souvent très éprouvantes. Même si le Président ne visite l’assemblée que 4 ou 5 fois par an, l’applaudir à tout rompre est extrêmement stressant pour les os de la main, ainsi que les tendons du poignet et de l’avant bras. Il arrive qu’en cours d’exercice, certains députés aient les deux mains dans le plâtre (vu que « une seule main n’applaudit pas » comme le veut l’adage anatomique consacré). Ces députés sont alors contraints à l’abstention. Cela ne paralyse certes pas le système puisque la démocratie Syrienne est d’autant plus robuste que c’est le Président lui-même qui légifère, mais il faut quand-même reconnaître qu’un discours applaudi par 95% des députés n’a pas la même stature qu’un discours applaudi à l’unanimité absolue.

    Jack Hakim

    06 h 47, le 07 mai 2012

  • Comme vous dites, Madame Nazira Sabaggha!

    Nayla Sursock

    06 h 17, le 07 mai 2012

  • - - Grande journée de démocratie et de libertés en Syrie la Laïque comme l'avait promis Bachar , l'homme fort qui est toujours aux commandes de son pays , celui qui fait ce qu'il dit et dit ce qu'il fait , comme les plus grands de ce monde !! Mabrouk aux Syriens et à l'opposition Syrienne démocratique et " constructive " , qui participe largement à ces élections comme il se doit dans toute démocratie , seul moyen pour réussir l'alternance politique , et non par le terrorisme , le chaos , des violences , des Katiouchas , des bombardements , des canons , des missiles , des roquettes , des assassinats , des enlèvements , des mutilations , des exécutions ou en posant des bombes ou en démolissant des quartiers entiers ou en faisant fuir les minorités qui refusent la dictature Islamique et la Charia !! Bravo Bachar , tu gagnes et ils perdent et c'est le début de leur fin ..

    JABBOUR André

    05 h 57, le 07 mai 2012

  • Vraie mascarade démocratique dans le style printemps arabe Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A. Nazira

    05 h 00, le 07 mai 2012

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