« Nous sommes engagés à assurer des élections 100 % honnêtes », a déclaré le général Mohammad al-Assar, membre du Conseil militaire, lors d’une conférence de presse. « Nous ne soutenons aucun candidat », a-t-il également assuré. Depuis le départ de Hosni Moubarak, « il y a eu de grands changements, il n’y aura pas de falsification de la volonté du peuple de nouveau », a-t-il poursuivi, en allusion aux fraudes qui marquaient autrefois les scrutins. « Pourquoi les forces armées penseraient-elles à falsifier les élections ? Si nous le voulions, nous aurions falsifié les législatives » qui se sont déroulées sur plusieurs mois fin 2011-début 2012, a-t-il ajouté. « Depuis novembre 2011, nous répétons que les forces armées et le CSFA s’engagent à remettre le pouvoir avant le 30 juin 2012. C’est une position de principe, parce que nous ne voulons pas le pouvoir », a-t-il assuré. Le premier tour de la première présidentielle depuis la chute de M. Moubarak est prévu les 23 et 24 mai, avec un second tour les 16 et 17 juin. Mercredi, l’armée avait précisé qu’elle était prête à le faire dès le 24 mai, si le président était élu au premier tour.
Le Conseil a dans le même temps mis en garde contre toute menace contre le ministère de la Défense. Une nouvelle manifestation est en effet prévue aujourd’hui pour protester contre les violences mercredi près de ce ministère, qui ont fait neuf morts et 168 blessés, selon un bilan donné hier par l’armée. L’hôpital de campagne installé non loin de là avait de son côté fait état la veille de 20 morts. Les États-Unis s’étaient alors déclarés « très inquiets », et avaient appelé le pouvoir militaire à mener une enquête sur ces violences. Le général el-Assar, qui a qualifié les événements de « très regrettables », a indiqué que le parquet avait commencé à enquêter.
De nombreuses critiques se sont de fait élevées après la disqualification de dix des 23 candidats au motif de dossiers de candidature incomplets ou irréguliers. Ces critiques viennent particulièrement des partisans d’un leader salafiste, Hazem Abou Ismaïl, qui constituaient une grande partie des manifestants attaqués mercredi par des assaillants au Caire.
Le calme régnait en tout cas hier matin près du ministère de la Défense, mais des centaines de personnes réclamant le départ du pouvoir militaire étaient toujours sur place.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine