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Moyen Orient et Monde - Droits De L'homme

Bahreïn : Un nouveau procès pour des opposants, dont Khawaja

Abdel Hadi Khawaja est en grève de la faim depuis le 8 février. TWITPIC/AFP

La justice de Bahreïn a ordonné hier un nouveau procès dans l’affaire d’opposants, dont le chiite Abdel Hadi Khawaja, condamné à perpétuité et en grève de la faim. « La Cour de cassation a accepté les recours et ordonné un procès devant la cour d’appel », a ainsi déclaré Mohammad al-Jichy, avocat de M. Khawaja, à l’issue d’une brève audience de la haute juridiction. « On espérait une annulation pure et simple du verdict mais il s’agit d’une décision qui va nous donner l’occasion de défendre nos clients », a-t-il dit. Selon un autre avocat, Mohammad al-Tajer, M. Khawaja et les autres opposants resteront en prison jusqu’au nouveau procès dont la date doit être fixée par le Conseil suprême de la magistrature. Le procureur général a confirmé, dans un communiqué, que les opposants resteront en prison et indiqué que la loi interdit à la cour d’appel d’aggraver les peines mais lui permet de les diminuer jusqu’à l’acquittement. Me Tajer a estimé toutefois que la décision de la Cour de cassation n’était pas de nature à pousser M. Khawaja à cesser sa grève de la faim. « Cela ne change rien à la situation » de mon client qui a annoncé son intention de poursuivre son mouvement jusqu’à « la mort ou la liberté », a-t-il affirmé. La fille de M. Khawaja a jugé depuis Beyrouth que ce nouveau procès était une « farce », dénonçant des « parodies de tribunal ».
La Cour de cassation a statué sur la condamnation pour complot contre la dynastie sunnite de 14 opposants, en grande majorité des chiites, dont M. Khawaja, en grève de la faim depuis le 8 février. Ces opposants font partie d’un groupe de 21 personnes, dont 7 jugées par contumace. Sept ont été condamnées à la perpétuité et les autres à des peines allant de deux à 15 ans de prison. Ils ont été reconnus coupables d’avoir « formé un groupe terroriste visant à changer la Constitution et le régime monarchique », d’avoir été « en contact avec un groupe terroriste à l’étranger agissant dans l’intérêt d’un pays étranger en menant des actes hostiles contre le royaume de Bahreïn » et d’avoir « collecté des fonds pour ce groupe ».
Avant l’audience d’hier, des dizaines d’opposants chiites se sont rassemblés devant le siège de la Cour de cassation, brandissant des portraits des condamnés et des pancartes dénonçant « un procès politique ». Les manifestants ont été gardés à distance par un cordon des forces de sécurité et aucun incident n’a été signalé, ont rapporté des témoins. Les villages chiites autour de Manama, la capitale, ont également connu une certaine effervescence avec de jeunes manifestants barrant des routes avec des pneus en flammes, selon d’autres témoins. Le ministère de l’Intérieur a indiqué que des « groupes de saboteurs » ont fermé deux axes routiers qui ont été rouverts à la circulation après une intervention des forces de l’ordre.
La justice de Bahreïn a ordonné hier un nouveau procès dans l’affaire d’opposants, dont le chiite Abdel Hadi Khawaja, condamné à perpétuité et en grève de la faim. « La Cour de cassation a accepté les recours et ordonné un procès devant la cour d’appel », a ainsi déclaré Mohammad al-Jichy, avocat de M. Khawaja, à l’issue d’une brève audience de la haute juridiction. « On espérait une annulation pure et simple du verdict mais il s’agit d’une décision qui va nous donner l’occasion de défendre nos clients », a-t-il dit. Selon un autre avocat, Mohammad al-Tajer, M. Khawaja et les autres opposants resteront en prison jusqu’au nouveau procès dont la date doit être fixée par le Conseil suprême de la magistrature. Le procureur général a confirmé, dans un communiqué, que les opposants resteront...
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