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Liban

L’ombre de l’axe Damas-Téhéran plane sur l’anniversaire du retrait militaire syrien

Le septième anniversaire du retrait de l’armée syrienne est passé presque inaperçu hier, en dépit de quelques manifestations estudiantines çà et là et une poignée de reportages sur les chaînes de télévision. Mais les analyses divergent radicalement concernant l’interprétation à donner au manque d’intérêt pour cet événement, en fonction, évidemment, de la polarisation politique. Pour le 14 Mars, le poids psychologique, politique et surtout sécuritaire de la tutelle syrienne continue de se faire ressentir au Liban, notamment par le biais des alliés du régime syrien, à commencer par le Hezbollah et le CPL, et « au moyen des menaces et des assassinats », thèse défendue hier par le député Marwan Hamadé au micro de la MTV. Pour le 8 Mars, tout au contraire, si l’événement a perdu de son éclat, c’est parce que « la Syrie n’intervient plus au pays du Cèdre », comme l’a affirmé le député du CPL, Alain Aoun, également à la MTV.

Nadim Gemayel
Dans un entretien accordé à La Voix du Liban, le député Nadim Gemayel a indiqué que « le territoire a été libéré, mais les esprits sont encore sous l’occupation », estimant que « le gouvernement actuel reçoit ses ordres de Damas et constitue, dans toutes ses composantes, un produit syrien visant à défendre le régime syrien ». « Le CPL, lui, a abandonné sa ligne souverainiste en échange de 10 ou 11 portefeuilles ministériels, a ajouté Nadim Gemayel. Le régime syrien leur a accordé les ministres en échange de leur servilité, de leur résignation et de leurs mensonges », a-t-il ajouté. M. Gemayel s’est demandé si la tutelle syrienne n’a pas été remplacée par la tutelle des armes du Hezbollah, dans le même objectif, en l’occurrence « modifier l’identité du Liban ». « Nous n’accepterons pas que la Sublime Porte devienne, après l’Empire ottoman et Damas, Haret Hreik ou Téhéran », a souligné Nadim Gemayel, avant de comparer les massacres et les bombardements contre les différentes villes syriennes à ceux qui se sont produits autrefois à Achrafieh et Zahlé. « La scène est la même, le tueur qui frappe la population civile sans défense est le même. Le peuple syrien ne s’est pas tenu autrefois à nos côtés parce qu’il avait peur. Mais, aujourd’hui, il a brisé ce mur de la peur, c’est pourquoi il faut être à ses côtés », a noté Nadim Gemayel.

Sit-in à Nahr el-Kalb
Sur le terrain, l’anniversaire cette année a donc été marqué par quelques manifestations estudiantines éparses. Des sit-in ont été organisés dans quelques sections de l’Université libanaise, par les partisans des Forces libanaises et des Kataëb, notamment à la section II de la faculté de droit, à Jal el-Dib. Les étudiants des FL ont par ailleurs installé une stèle commémorant le retrait des forces syriennes à Nahr el-Kalb, dans le cadre d’un rassemblement auquel ont notamment pris part M. Richard Kouyoumjian, représentant le président des FL, Samir Geagea, M. Tony Darwish, vice-président de la section estudiantine FL, M. Patrick Richa, président de la section estudiantine Kataëb, et M. Joseph Hallit, responsable du dossier des détenus libanais dans les prisons syriennes au sein des FL et ex-prisonnier lui-même.
Dans son allocution, M. Kouyoumjian a appelé le président syrien Bachar el-Assad à arrêter de tuer son peuple et à libérer les détenus libanais en Syrie. Il l’a également prié de « s’arrêter, lorsqu’il sera sur le chemin de l’exil, à l’AIB pour ramasser tous les orphelins libanais du régime syrien et les emmener avec lui ».
Une lettre ouverte a été adressée par les étudiants FL au président de la République dans ce cadre, l’appelant à proclamer le 26 avril fête nationale, à faire graver une stèle commémorative dans ce sens, à faire la lumière sur le dossier des détenus libanais en Syrie, à suspendre le traité de fraternité et de coopération avec Damas, à abolir le Conseil supérieur libano-syrien, à tracer les frontières libano-syriennes, à déployer l’armée à la frontière pour empêcher les violations syriennes de la souveraineté libanaise, et traiter sur un pied d’égalité les ex-détenus en Israël et les ex-détenus en Syrie en assurant aux seconds des indemnités au même titre que les premiers.
La question des détenus libanais en Syrie a également été abordée par le député FL, Élie Keyrouz, qui a appelé le gouvernement libanais à se saisir sérieusement du dossier, et par l’ancien détenu Ali Abou Dehn, président du comité des détenus libanais dans les prisons syriennes, qui a salué ses ex-camarades toujours en détention en leur promettant de poursuivre son action jusqu’au bout pour assurer leur libération.
Le septième anniversaire du retrait de l’armée syrienne est passé presque inaperçu hier, en dépit de quelques manifestations estudiantines çà et là et une poignée de reportages sur les chaînes de télévision. Mais les analyses divergent radicalement concernant l’interprétation à donner au manque d’intérêt pour cet événement, en fonction, évidemment, de la polarisation politique. Pour le 14 Mars, le poids psychologique, politique et surtout sécuritaire de la tutelle syrienne continue de se faire ressentir au Liban, notamment par le biais des alliés du régime syrien, à commencer par le Hezbollah et le CPL, et « au moyen des menaces et des assassinats », thèse défendue hier par le député Marwan Hamadé au micro de la MTV. Pour le 8 Mars, tout au contraire, si l’événement a perdu de son éclat, c’est...
commentaires (5)

Pas tous Christian, il y en a qui, comme on s'emmerde un peu chez nous (à part une grève par-ci, un nième blocage par-là), savourent de manière jouissive le spectacle sanguinaire qu'offrent leurs amis du régime syrien. C'est fou comme ça soulage de voir autant de terroristes exterminés.

Robert Malek

09 h 15, le 27 avril 2012

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Commentaires (5)

  • Pas tous Christian, il y en a qui, comme on s'emmerde un peu chez nous (à part une grève par-ci, un nième blocage par-là), savourent de manière jouissive le spectacle sanguinaire qu'offrent leurs amis du régime syrien. C'est fou comme ça soulage de voir autant de terroristes exterminés.

    Robert Malek

    09 h 15, le 27 avril 2012

  • Bof...moi,je crois surtout que les Libanais en ont marre de tout ce qui a trait à la Syrie...

    GEDEON Christian

    07 h 01, le 27 avril 2012

  • Faire du 26 avril une fête nationale me semblerait logique. Pourquoi fêter en mai la libération du dixième du territoire national et oublier celle des 90% restants?

    Yves Prevost

    02 h 39, le 27 avril 2012

  • - - Tintarella di Luna pour cette commémoration qui manquait au calendrier Libanais si chargé depuis 2005 !! Et surtout un grand Tintarella fleuri pour le sit IN à Naher EL -Kalb , de quoi mourir de rire mélangé à une tristesse et désolation , quand on voit ces pauvres jeunes entraînés dans un lavage de cerveaux haineux bourré de mensonges et de désinformation aux allures va-t-en guerre d'un autre siècle , comme si nos malheurs de guerre civile ont été enterrés et oubliés ... Wake Up et regardez autour de vous , regardez la réalité des choses , ne vous laissez plus faire et n'acceptez plus d'être manipulé et utilisé comme chair à canon pour les besoins d'un tel chef ou d'un autre allié à ce chef en carton maintenant que les élections s'approchent et les donnent perdants avec un très grand P .. Dites non et pensez à vous et à vos familles et à votre patrie , ne rentrez plus dans leur jeu .

    JABBOUR André

    01 h 59, le 27 avril 2012

  • Excellent jeune Sheikh Gemayel, pointant la triste réalité, comme quoi les esprits sont encore sous l’occupation syrienne, et que ce gouvernement reçoit ses ordres de Damas et n’est qu’un pur produit syrien ! Ecrasant les "BossfàRiens", en confirmant qu’ils ont bien abandonné leur pays pour des ministères en sus de leur pure servilité ! Et qu’en effet, la tutelle syrienne a été remplacée par la tutelle des armes du parti du dieu en vue de modifier l’identité du pays ! Très fin stratège ce jeune Sheikh qui, pour préserver l’avenir de bonnes relations futures très importantes car essentielles, Libano-syriennes, dédouane la population syrienne pour sa Léthargie durant toutes ces quatre décennies passées en disant que : "si le peuple syrien ne s’est pas tenu autrefois à nos côtés, c’était parce qu’il avait peur. Mais, qu’aujourd’hui, il a brisé ce mur de la peur, et c’est pourquoi il faut être à ses côtés." ! Très fine analyse d’un Futur grand homme politique libanais car déjà, Fin Grand Stratège.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    21 h 41, le 26 avril 2012

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