Parmi les principales revendications de la CGTL, figurent la nationalisation du secteur pétrolier, la possibilité d’importer de l’essence entre 87 et 90 octanes, la suppression des taxes sur le mazout et l’essence, le plafonnement des prix des carburants, l’utilisation des voitures à gaz et au mazout et surtout l’exécution du plan global pour le transport.
« La hausse hebdomadaire des prix des carburants est devenue un fardeau pour le secteur du transport public », a poursuivi le texte qui précise que les prix des carburants ont augmenté de 7 500 livres en l’espace de 16 semaines pour atteindre 40 000 livres le bidon (20 litres) d’essence 98 octanes.
« Cette hausse a engendré une hausse de 12 % des prix des produits alimentaires en général et donc un recul du pouvoir d’achat », a souligné le communiqué. « Les fruits et légumes sont les premiers touchés, la hausse du prix des carburants ayant un impact direct sur les machines pour l’irrigation et le labourage, ainsi que sur les camions de transport des marchandises jusqu’aux points de vente », a-t-il ajouté.
La CGTL a appelé le gouvernement à assumer ses responsabilités face à la cherté de vie et à approuver au plus vite le projet de loi pour l’augmentation des salaires des travailleurs et des retraités du secteur public, de façon équivalente à ceux du secteur privé.
Par ailleurs, le ministre du Travail, Sélim Jreissati, a reçu hier une délégation de l’Union des syndicats des travailleurs qui lui a fait part de ses demandes. Ils demandent la mise en place rapide du plan de transport, l’augmentation des salaires pour le secteur public avec effet rétroactif à compter du 1er février 2012, la mise en place d’un dispositif de contrôle des prix sur le marché, la modification de l’article 45 de la loi 426 sur l’organisation du secteur de l’électricité et de l’article 49 de la loi 431 sur l’organisation du secteur des télécoms.

