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À La Une - Proche-Orient

Le gouvernement israélien divisé sur les colonisations

Benjamin Netanyahu présidant le Conseil des ministres, hier. Uriel Sinaï/Pool/AFP

Le gouvernement israélien est apparu hier divisé sur la colonisation en Cisjordanie, en particulier à propos d’implantations sauvages dont la justice a ordonné le démantèlement.
« On ne peut pas remettre en question le fait que des familles juives vivent avec le soutien de l’État depuis dix ans dans leurs maisons, sous prétexte qu’il y a soudainement des doutes concernant la propriété des parcelles sur lesquelles elles ont été construites », a affirmé à la radio publique le ministre de l’Environnement, Gilad Erdan. Il faisait référence à une trentaine de maisons construites sans autorisation dans la colonie sauvage d’Ulpana, adjacente à l’implantation de Beit El près de Ramallah et qui doivent en principe être démolies avant la fin du mois selon un arrêt de la Cour supérieure de justice. Selon M. Erdan, cette destruction doit être reportée, car elle est « inacceptable pour l’opinion israélienne ». « Une solution légale peut être trouvée », a-t-il assuré. M. Erdan, un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a estimé que « les questions sensibles liées à la colonisation devraient relever d’une commission interministérielle, et non du ministre de la Défense », Ehud Barak, chef du parti Atzmaout (centre-droit, 5 députés).
« S’il s’avère que les maisons (d’Ulpana) ont été érigées sur un terrain privé (palestinien), il n’y aura semble-t-il pas d’autre possibilité que de les évacuer. On pourra les construire (ces maisons) sur un autre site disponible si nécessaire », a déclaré pour sa part M. Barak, également à la radio publique. Le ministre de l’Industrie, Shalom Simhon (Atzmaout), a affirmé que sa formation ne voulait « pas créer une crise gouvernementale artificielle », mais que la loi devait être appliquée.
Parallèlement à cette polémique politicienne, un tribunal de Jérusalem a ordonné l’évacuation de colons juifs installés dans une maison de la ville palestinienne de Hébron, également en Cisjordanie. Le tribunal a estimé que les colons étaient installés illégalement dans cette maison du quartier de Tel-Roumeida, dans le secteur de Hébron contrôlé par Israël. « Les accusés n’ont aucun droit sur la maison (...). Ils doivent quitter les lieux d’ici au 15 mai et s’acquitter des frais de justice, soit 20 000 shekels » (4 000 euros), a indiqué le juge Ram Winograd dans son jugement rendu le 18 avril.
Sur le plan sécuritaire, une roquette tirée depuis la bande de Gaza s’est abattue hier sur le sud d’Israël sans faire de blessé ni de dégâts, a indiqué le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

Davantage d’opérations spéciales à l’étranger
Sur un autre plan, le nombre d’opérations spéciales de l’armée à l’extérieur des frontières d’Israël a « augmenté », a indiqué le chef d’état-major israélien, le général Benny Gantz, dans des extraits d’une interview publiés hier par le journal Yediot Aharonot. Le général Gantz a expliqué avoir « ordonné d’augmenter le nombre des opérations spéciales » à l’étranger en raison de la hausse du « niveau des risques », dans cet entretien à paraître mercredi dans son intégralité à l’occasion des célébrations de la création de l’État d’Israël en 1948. Interrogé sur le risque posé par le programme nucléaire de l’Iran, le général Gantz a répondu que 2012 était une année critique : « Nous préparons notre plan en conséquence », a-t-il souligné. « En principe, nous sommes prêts à agir. Mais cela ne signifie pas que je vais ordonner maintenant au général Ido Nechuchtan (le chef de l’armée de l’air) de frapper l’Iran », a-t-il ajouté. Il a par ailleurs indiqué que « selon les estimations des renseignements militaires établies en fonction des réalités stratégiques et de l’instabilité régionale, les risques de dégradation de la situation vers une guerre sont plus élevés que dans le passé ».

(Source : AFP)
Le gouvernement israélien est apparu hier divisé sur la colonisation en Cisjordanie, en particulier à propos d’implantations sauvages dont la justice a ordonné le démantèlement.« On ne peut pas remettre en question le fait que des familles juives vivent avec le soutien de l’État depuis dix ans dans leurs maisons, sous prétexte qu’il y a soudainement des doutes concernant la propriété des parcelles sur lesquelles elles ont été construites », a affirmé à la radio publique le ministre de l’Environnement, Gilad Erdan. Il faisait référence à une trentaine de maisons construites sans autorisation dans la colonie sauvage d’Ulpana, adjacente à l’implantation de Beit El près de Ramallah et qui doivent en principe être démolies avant la fin du mois selon un arrêt de la Cour supérieure de justice. Selon M....
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