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À La Une - Citoyen Grognon

À côté de la plaque !

Bien décevant débat que celui engagé par nos chers députés au Parlement, et qui n’avait de débat que le nom.
C’est plutôt leur capacité à s’étriper que nos parlementaires ont étalée en direct, durant trois longs jours. Ils manient si bien l’attaque, nos chers députés ! Avec virulence et violence. Avec force cris et coups de gueule. Avec bouderie aussi et désir de revanche. Sans la moindre note d’humour. Empruntant au vocabulaire libanais des termes indignes, à la limite de la vulgarité.
À côté de la plaque ! C’est bien là que se situent nos députés nationaux. Car ils n’ont pas réussi à se libérer de leurs éternelles querelles de chiffonniers, de cette sordide lutte pour le pouvoir qui les pousse à s’accuser des pires maux, depuis le mensonge jusqu’à la corruption, en passant par l’assassinat politique.
Politisant systématiquement les dossiers brûlants, utilisant ces mêmes dossiers pour discréditer leurs adversaires. Mais incapables ne serait-ce de la plus simple réflexion, pour servir le pays et le citoyen en priorité.
Où sont donc passés, dans ce débat, les dossiers prioritaire pour le simple citoyen ? Celui de la lutte contre la pauvreté et de la cherté de vie, celui de l’enseignement obligatoire, du décrochage scolaire et de la protection de l’enfance, celui de la distribution du courant électrique et de l’eau, celui des routes meurtrières, des travaux publics qui s’éternisent et des transports en commun quasi inexistants ?
Où sont aussi passées les questions liées au chômage, à la crise économique, aux licenciements abusifs de centaines d’employés ? Et celles liées au dialogue intercommunautaire ?
Que dire aux femmes, éternelles oubliées des hommes politiques libanais, reflet d’une société machiste engoncée dans ses divisions communautaires, mais peu désireuse d’ouverture et de changement. Que dire à ces femmes qui représentent la moitié de la société libanaise... la moitié des électeurs surtout ? Qu’elles ont été oubliées de ce débat ? Que pas le moindre député, ni surtout la moindre députée, n’a jugé bon engager ne serait-ce qu’une réflexion sur leurs revendications légitimes, sur leurs attentes, sur leur déception et leur colère de n’être toujours pas considérées comme les égales de l’homme, au niveau de leurs droits ?
Pas étonnant, au vu de ce crêpage de chignon parlementaire, de ce désespérant non-débat, que les jeunes continuent d’opter pour l’émigration massive. Une émigration souvent définitive, tellement leur déception est grande. Car ils ont perdu leurs illusions de voir la classe politique gagner un jour en maturité et se dévouer au service du citoyen.
Bien décevant débat que celui engagé par nos chers députés au Parlement, et qui n’avait de débat que le nom.C’est plutôt leur capacité à s’étriper que nos parlementaires ont étalée en direct, durant trois longs jours. Ils manient si bien l’attaque, nos chers députés ! Avec virulence et violence. Avec force cris et coups de gueule. Avec bouderie aussi et désir de revanche. Sans la moindre note d’humour. Empruntant au vocabulaire libanais des termes indignes, à la limite de la vulgarité.À côté de la plaque ! C’est bien là que se situent nos députés nationaux. Car ils n’ont pas réussi à se libérer de leurs éternelles querelles de chiffonniers, de cette sordide lutte pour le pouvoir qui les pousse à s’accuser des pires maux, depuis le mensonge jusqu’à la corruption, en passant par l’assassinat...
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