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Festival Shiir, ou la poésie comme vecteur de lien social

Le département de lettres françaises de l’USJ, en partenariat avec l’Université de Rennes 2, le festival annuel [deklamõ] (Déclamons) et l’Institut français, a organisé un festival de poésie contemporaine Shiir à la crypte Saint-Joseph, les 28 et 29 mars dernier.

«Cet événement est un bel exemple à la fois du vécu de l’université comme espace culturel et de l’implication des étudiants dans la mission culturelle de leur université», affirme Mme Nayla Tamraz, chef du département de lettres françaises, responsable du master en critique d’art et curatoriat à l’USJ et coorganisatrice du festival Shiir. Ont participé à l’organisation de cette manifestation: Daniel Riou, maître de conférences, enseignant chercheur en littérature, initiateur et organisateur du festival annuel [deklamõ] (Déclamons) à l’université Rennes 2 et des étudiants du département de lettres de l’USJ.

Des liens de fraternité poétique
Au programme : des lectures par les poètes français, Cosima Weiter et André Markovicz, et les poètes libanais Hyam Yared, Tamirace Fakhoury, Iskandar Habache et Mohammad el-Amine. Muriel Bejjani, étudiante en master de critique d’art et curatoriat, diplômée en lettres françaises de l’USJ, et qui a participé à l’organisation du festival, raconte: «Que les mots sortent en arabe ou en français, la justesse n’est pas dans la traduction, mais dans la sonorité des mots qui tantôt fondent dans nos oreilles comme du sucre dans la bouche; ou qui, comme dans la poésie de Hyam Yared, explosent dans nos têtes, nous faisant vivre l’impensable démesure de la détresse et de l’horreur que seuls les hommes sont capables de faire subir à leurs semblables.»
Les lectures par Cosima Weiter et André Markovicz captivent l’audience. Leur «poésie mise en scène, dans des jeux d’écho et dans des simulations de conférence, ont accroché l’audience, peu familière avec des pratiques extrêmes mêlant la technologie et le chant breton à des lectures à voix nue», ajoute Murielle Bejjani. Jad Hatem, enseignant professeur et chef du département de philosophie, a, quant à lui, proposé à l’audience de goûter à la poésie roumaine à travers son commentaire d’un poème de Benjamin Fondane.
«Le public a pu découvrir un rapport nouveau à la langue. Les poètes ont décliné leurs univers particuliers avec la force du temps que confère l’expérience humaine à la voix du poète», poursuit Murielle Bejjani. Des mots, des maux et des émotions partagés avec l’audience. Mme Nayla Tamraz conclut: «Au-delà de son existence purement textuelle, la poésie est un lien social et une communication directe. Avec elle, on expérimente des liens de fraternité poétique.»
«Cet événement est un bel exemple à la fois du vécu de l’université comme espace culturel et de l’implication des étudiants dans la mission culturelle de leur université», affirme Mme Nayla Tamraz, chef du département de lettres françaises, responsable du master en critique d’art et curatoriat à l’USJ et coorganisatrice du festival Shiir. Ont participé à l’organisation de cette manifestation: Daniel Riou, maître de conférences, enseignant chercheur en littérature, initiateur et organisateur du festival annuel [deklamõ] (Déclamons) à l’université Rennes 2 et des étudiants du département de lettres de l’USJ. Des liens de fraternité poétique Au programme : des lectures par les poètes français, Cosima Weiter et André Markovicz, et les poètes libanais Hyam Yared, Tamirace Fakhoury, Iskandar Habache...
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