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À La Une - Liban

Le 14 Mars se mobilise contre le retour des assassinats politiques

Toutes les composantes du 14 Mars se sont retrouvées hier à Meerab pour des assises qui ont servi à adresser des messages dans plusieurs directions, s’articulant autour d’une même idée : non au retour des assassinats politiques.

Assises élargies à Meerab. Photo Émile Eid

La conférence de « réconciliation nationale » qui s’était tenue à Doha en 2008, à la suite de l’offensive milicienne du Hezbollah à Beyrouth-Ouest, le 7 mai 2008, avait débouché sur un pacte d’honneur en base duquel les parties présentes, plus précisément le Hezbollah, s’engageaient à ne plus avoir recours à la force comme moyen d’action politique. La tentative d’assassinat perpétrée la semaine dernière à Meerab contre le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a été perçue comme une remise en question de ce pacte d’honneur. Face à ce spectre du retour aux assassinats politiques, le secrétariat général du 14 Mars a pris l’initiative de tenir hier à Meerab des assises élargies de la coalition souverainiste.

 

Cette rencontre avait un triple objectif, lié à la conjoncture présente : exprimer la solidarité de toutes les composantes de la révolution du Cèdre avec Samir Geagea ; resserrer les rangs pour affronter, en un seul bloc, le péril milicien qui pointe à nouveau du nez ; initier un vaste débat pour repenser la stratégie d’action du 14 Mars et redéfinir les structures de la coalition afin de lui permettre de faire face de manière plus efficace aux défis et aux échéances liés à la situation interne dans le contexte du printemps arabe et de la révolution syrienne.

 

Compte tenu de ces dangers qui se profilent à l’horizon, les assises élargies tenues hier soir à Meerab ont revêtu un caractère exceptionnel dans la mesure où elles se sont tenues en présence de partis et personnalités qui n’assistent pas aux réunions ordinaires du 14 Mars pour des raisons en rapport avec la structure de la coalition.

 

C’était ainsi le cas hier du parti Kataëb, qui ne participe pas aux réunions hebdomadaires du secrétariat général du 14 Mars pour des considérations d’organisation interne relatives au secrétariat général. Il était représenté hier par les députés Nadim Gemayel et Élie Marouni et par le vice-président du parti, Chaker Aoun. Étaient également présents dans ce cadre le Amid du Bloc national, Carlos Eddé, qui n’assiste pas lui aussi aux réunions du secrétariat général, pour les mêmes raisons, ainsi que le Renouveau démocratique, représenté par son vice-président, l’ancien député Camille Ziadé, et son secrétaire général, M. Antoine Haddad. Le RD, note-t-on, ne fait pas partie des structures du 14 Mars, tout en restant attaché aux principes et aux options nationales de la révolution du Cèdre, à l’instar également de M. Gabriel Murr qui a tenu à être présent hier soir.

 

Parallèlement à ces cas particuliers, ces assises élargies, qui ont duré plus de trois heures, se sont tenues en présence des autres composantes traditionnelles du 14 Mars, en l’occurrence les Forces libanaises – Samir Geagea en tête –, le courant du Futur (représenté par un grand nombre de députés), le PNL, la Gauche démocratique et nombre d’indépendants et représentants de la société civile.

 

Le débat portant sur la redéfinition de la stratégie d’action et des structures du 14 Mars, à la lumière des développements locaux et des retombées du printemps arabe, s’est prolongé jusqu’en fin de soirée, les intervenants soulignant notamment que la tentative d’assassinat de Samir Geagea marque un point d’inflexion, en rupture avec les engagements pris à Doha, entraînant ainsi le pays dans une nouvelle phase politique et sécuritaire qui n’est pas sans rapport avec le contexte arabe présent et qui nécessite par conséquent d’engager une réflexion profonde sur une redéfinition de la stratégie et de la structure de la coalition souverainiste.

La conférence de « réconciliation nationale » qui s’était tenue à Doha en 2008, à la suite de l’offensive milicienne du Hezbollah à Beyrouth-Ouest, le 7 mai 2008, avait débouché sur un pacte d’honneur en base duquel les parties présentes, plus précisément le Hezbollah, s’engageaient à ne plus avoir recours à la force comme moyen d’action politique. La tentative d’assassinat perpétrée la semaine dernière à Meerab contre le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a été perçue comme une remise en question de ce pacte d’honneur. Face à ce spectre du retour aux assassinats politiques, le secrétariat général du 14 Mars a pris l’initiative de tenir hier à Meerab des assises élargies de la coalition souverainiste.
 
Cette rencontre avait un triple objectif, lié à la conjoncture présente :...
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