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À La Une - Répression

Nouvelle mise en garde américaine contre Damas

L'ONU prépare sa mission d'observateurs ; plus de 38 personnes tuées mardi.

Un char de l'armée syrienne dans la ville de Hammouriyé, une banlieue de Damas. Photo AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU devra réagir "très rapidement et avec vigueur" si le régime syrien ne tient pas ses promesses de désengagement militaire avant la date limite du 10 avril, a estimé mardi l'ambassadrice américaine aux Nations unies Susan Rice.

 

Mme Rice, dont le pays préside le Conseil en avril, a réaffirmé que les Etats-Unis restaient sceptiques sur la volonté du président Bachar el-Assad d'appliquer le plan du médiateur Kofi Annan. "A notre avis et à celui de beaucoup de pays membres (du Conseil), ce que nous avons vu depuis le 1er avril n'est pas encourageant", a-t-elle déclaré à la presse.

 

Il est possible que M. Annan vienne à New York pour s'exprimer devant le Conseil et l'Assemblée générale de l'ONU immédiatement après le 10 avril, ont indiqué des diplomates.

 

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni préparent un projet de déclaration du Conseil prenant acte de la date limite du 10 avril, acceptée en principe par le régime syrien. Ce texte a commencé à être négocié mardi entre les 15 pays membres du Conseil. Cette déclaration vise à "souligner l'importance pour le gouvernement syrien de respecter son engagement de cesser toute action offensive avant le 10 avril", a expliqué Mme Rice.

L'ambassadeur francais Gérard Araud a dit "espérer" l'adoption de cette déclaration mercredi soir ou jeudi matin. Elle officialisera l'accord de Damas sur un désengagement militaire avant le 10 avril et les préparatifs pour un déploiement d'observateurs de l'ONU en Syrie.

 

Selon des diplomates, le projet de déclaration précise que "le Conseil envisagera toute autre mesure qu'il jugera appropriée" si Damas ne respecte pas ses engagements, une formulation vague destinée à amadouer la Russie, qui refuse d'adresser un ultimatum à son allié syrien.

C'est cette même formulation qui avait été choisie pour une déclaration adoptée le 21 mars par tous les membres du Conseil, y compris Moscou et Pékin, afin de soutenir la mission Annan.

La Russie et la Chine ont mis leur veto à deux projets de résolution sur la Syrie depuis un an.

 

Dans ce contexte, le porte-parole de Kofi Annan a annoncé qu'une équipe de l'ONU se rendrait en Syrie dans les 48 heures pour préparer le plan de déploiement des observateurs censés surveiller la cessation des hostilités. Selon le porte-parole de M. Annan, cette mission sera dirigée par le général norvégien Robert Mood.

 

Sur le terrain, plus de 38 personnes ont péri mardi, dont 25 civils.

Les affrontements ont fait rage dans les bastions insurgés dans le sud, le nord-ouest et près de Damas.

Des troupes ont été envoyées dans la province de Deraa (sud), berceau de la contestation, et à Zabadani près de la capitale, les forces du régime usant de la "tactique des maisons brûlées", selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'armée a lancé également des assauts à Homs (centre) et bombardait violemment Rastane, dans la même province.

 

De plus, la situation humanitaire s'aggrave selon des militants qui ont évoqué des exactions des forces gouvernementales contre la population. "Dans le cadre de leur politique visant à affamer le peuple, elles prennent d'assaut les maisons, détruisent les provisions stockées dans les villages", a dénoncé Sayyed Mahmoud, un militant à Deraa. "Ces forces entrent dans les boulangeries et détruisent la pâte en la jetant dans la rue", dit-il, soulignant que "l'électricité est coupée 15 heures par jour".

 

Par ailleurs, le régime de Bachar al-Assad a promis de faire réussir la mission du chef du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, en visite en Syrie pour tenter d'accélérer la distribution d'aide aux "personnes vulnérables" touchées par les violences.

C'est à Deraa que le président du CICR, en visite pour deux jours, pourrait se rendre mercredi, selon un porte-parole de l'organisation.

M. Kellenberger a exprimé mardi au ministre syrien de l'Intérieur le souhait d'accéder à des lieux de détention en Syrie.

 

 

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Le Conseil de sécurité de l'ONU devra réagir "très rapidement et avec vigueur" si le régime syrien ne tient pas ses promesses de désengagement militaire avant la date limite du 10 avril, a estimé mardi l'ambassadrice américaine aux Nations unies Susan Rice.
 
Mme Rice, dont le pays préside le Conseil en avril, a réaffirmé que les Etats-Unis restaient sceptiques sur la volonté du président Bachar el-Assad d'appliquer le plan du médiateur Kofi Annan. "A notre avis et à celui de beaucoup de pays membres (du Conseil), ce que nous avons vu depuis le 1er avril n'est pas encourageant", a-t-elle déclaré à la presse.
 
Il est possible que M. Annan vienne à New York pour s'exprimer devant le Conseil et l'Assemblée générale de l'ONU immédiatement après le 10 avril, ont indiqué des diplomates.
 
Les Etats-Unis, la France...
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