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À La Une - Syrie

Riad Turk appelle l'opposition à accepter le plan Annan

L'armée tente de reprendre le contrôle des bastions rebelles ; les dissidents mènent des attaques contre des barrages militaires.

L'opposant historique syrien Riad Turk vit en clandestinité depuis plusieurs années.

L'opposant historique syrien Riad Turk a appelé mardi dans un communiqué les adversaires du régime à accepter le plan Annan. Surnommé le "Mandela de Syrie", M. Turk, 82 ans, a estimé qu'il fallait "accepter le plan Annan afin d'arrêter le cycle de massacres commis par les forces du régime et de placer la communauté internationale devant ses responsabilités".

 

L'opposant qui vit en clandestinité en Syrie fait partie du Conseil National Syrien (CNS) dont les dirigeants à l'étranger n'ont pas clairement accepté le plan de l'émissaire international Kofi Annan. Le plan en six points de l'envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, que Damas a annoncé accepter de commencer à appliquer avant le 10 avril, préconise vaguement un dialogue politique et la fin de la violence.

 

Afin de "réaliser les objectifs de la révolution syrienne, (le président Bachar) Assad doit abandonner le pouvoir, et un dialogue national doit être entamé, n'excluant aucune des composantes politiques du peuple syrien dont les personnalités du régime qui n'ont pas les mains tachées de sang", ajoute l'opposant historique, sans préciser lesquels.

Selon lui, "ce dialogue devra aboutir à un gouvernement transitoire", chargé d'organiser "l'élection d'une assemblée constituante sous supervision arabe et internationale puis l'élection d'un président".

 

M. Turk, qui a passé plus de 17 ans dans les geôles du président Hafez el-Assad, avant d'être à nouveau emprisonné par son fils, le président actuel, est l'un des dirigeants de la Déclaration de Damas, principale force de l'opposition à l'intérieur du pays et membre du CNS.

 

L'émissaire international Kofi Annan a indiqué lundi au Conseil de sécurité de l'ONU que Damas avait accepté de commencer à mettre en oeuvre son plan de paix avant le 10 avril. A New York, plusieurs pays occidentaux ont commencé à travailler sur une déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU pour prendre en compte cette avancée diplomatique, même si cette annonce a aussitôt suscité le "scepticisme" des Etats-Unis.

 

De fait, aujourd'hui, les combats continuaient de faire rage en Syrie. L'armée tente toujours de reprendre le contrôle des bastions rebelles alors que les militaires dissidents résistent et n’hésitent pas à mener des attaques contre les soldats.

 

A Inkhel dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le Sud, des combats entre armée et militaires dissidents qui ont attaqué des barrages militaires, ont eu lieu avant l'aube, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Dans le nord-ouest, à Idleb, "de violents combats opposent les troupes et des déserteurs aux abords du village de Taftanaze. Quatre civils y ont été blessés et des maisons ont été brûlées par les soldats qui font usage de mitrailleuses et d'obus", selon l'ONG. "Un certain nombre de soldats ont été blessés et tués".

 

Dans la province de Damas, des combats similaires ont eu lieu à l'aube dans la ville de Douma, près de la capitale.

A Zabadani, des dizaines de bus transportant des soldats sont entrés dans cette ville (47 km au nord-ouest de Damas), où ils ont procédé à des perquisitions et arrestations, selon l'OSDH.

 

Dans la capitale même, les militants ont coupé lundi soir la longue rue du quartier de Mazzé menant à la place des Omeyyades en brûlant des pneus, ont indiqué les Comités locaux de coordination (LCC, opposition). "Les jeunes libres ont coupé l'autoroute de Mazzé en solidarité avec les villes encerclées et sinistrées", ont écrit les LCC sur une vidéo mise en ligne et montrant des pneus incendiés. Des rues dans les quartiers de Kafar Soussé et Nahr Aïcha ont également été coupées.

 

Parallèlement, le chef du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Jakob Kellenberger doit achever aujourd’hui sa visite de deux jours à Damas lors de laquelle il a discuté de l'extension de l'aide humanitaire, de la trêve et des visites aux détenus.

L'opposant historique syrien Riad Turk a appelé mardi dans un communiqué les adversaires du régime à accepter le plan Annan. Surnommé le "Mandela de Syrie", M. Turk, 82 ans, a estimé qu'il fallait "accepter le plan Annan afin d'arrêter le cycle de massacres commis par les forces du régime et de placer la communauté internationale devant ses responsabilités".
 
L'opposant qui vit en clandestinité en Syrie fait partie du Conseil National Syrien (CNS) dont les dirigeants à l'étranger n'ont pas clairement accepté le plan de l'émissaire international Kofi Annan. Le plan en six points de l'envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, que Damas a annoncé accepter de commencer à appliquer avant le 10 avril, préconise vaguement un dialogue politique et la fin de la violence.
 
Afin de...
commentaires (1)

Le Mandela de Syrie proche du bloc russe et du bloc occidental pourra faire la paix si les deux grandes puissances se mettent d’ accord sur un plan d’ action commun . Nazira.A.Sabbagha

Sabbagha An.Nazira

08 h 37, le 03 avril 2012

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Commentaires (1)

  • Le Mandela de Syrie proche du bloc russe et du bloc occidental pourra faire la paix si les deux grandes puissances se mettent d’ accord sur un plan d’ action commun . Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha An.Nazira

    08 h 37, le 03 avril 2012

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