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À La Une - Dans Les Coulisses De La Diplomatie

Restitution aux Libanais d’Égypte des biens nationalisés par Nasser

Les ayants-droit devraient entamer rapidement les démarches nécessaires auprès des autorités égyptiennes pour recouvrer leurs biens.

En 1961, Gamal Abdel Nasser avait lancé un vaste mouvement de nationalisation des biens étrangers en Égypte, après la nationalisation en 1956 du canal de Suez.

La justice égyptienne a décidé hier de restituer aux Libanais et aux Égyptiens d’origine libanaise leurs propriétés confisquées par le président Gamal Abdel Nasser en 1961 dans le cadre du vaste mouvement de nationalisation des biens étrangers en Égypte, après la nationalisation en 1956 du canal de Suez.

 

Partant, des sources ministérielles ont appelé hier les victimes de ces nationalisations ou leurs héritiers à se presser de faire les démarches nécessaires auprès des autorités égyptiennes pour recouvrer leurs biens, qui sont estimés à des centaines de millions de dollars. Selon ces sources, il faut en effet se hâter de faire le nécessaire parce que deux mois du délai fixé par les autorités égyptiennes pour recouvrer leurs propriétés se sont déjà écoulés et il ne reste plus aux propriétaires que huit mois pour réclamer leur dû.

 

Les personnes lésées par l’entreprise de nationalisation de Nasser avaient porté plainte plusieurs fois devant la justice égyptienne pour recouvrer leurs biens du temps du président Anouar el-Sadate. Ils avaient également présenté un recours devant le Conseil d’État, qui avait accepté la requête à l’époque.

 

L’ambassade du Liban au Caire a appelé les ayants-droit à s’informer auprès de la Direction des émigrés au ministère des Affaires étrangères pour obtenir les numéros des jugements émis et pouvoir suivre la question auprès des autorités égyptiennes concernées au ministère égyptien de l’Agriculture.

 

Des sources bien informées sur ce dossier ont mis en exergue la nécessité pour les ayants-droit d’agir très rapidement pour recouvrer leurs droits sur les champs, les immeubles et les châteaux, notamment à Alexandrie, Guizeh ou Mansourah par exemple. D’autant que, selon des informations, il y aurait certaines tentatives de faire obstruction à la mise en application de la décision de justice, puisque certains milieux influents tenteraient de transférer les titres de propriété au ministère de l’Agriculture égyptien, conformément à la loi égyptienne, et de destituer donc définitivement les propriétaires.

 

Selon ces sources, le nombre des ayants-droit s’élève à environ un millier, et cela peut être vérifié à Beyrouth auprès de la Direction des émigrés au ministère des Affaires étrangères ou à l’ambassade du Liban au Caire.

Ces mêmes sources soulignent le rôle fondamental, au plan médiatique, joué par le palais Bustros pour alerter les ayants-droit ou leurs héritiers par le biais des médias audiovisuels et de la presse. Le ministère des Affaires étrangères est en train de dresser une liste des noms concernés qui aidera ces derniers à initier leur recours qui pourrait prendre un certain temps. Mais il s’agit néanmoins d’une opportunité à ne pas rater, ajoutent-elles, d’autant que la justice a enfin annulé la décision nassérienne injuste. Elles suggèrent par ailleurs qu’un comité officiel regroupant les représentants des propriétaires soit formé pour se rendre au Caire, remercier les autorités judiciaires pour leur démarche et étudier les moyens de garantir la restitution de ces biens.

 

Beaucoup de familles libanaises avaient été profondément touchées et lésées par la décision du président Nasser, qui avait mis fin aux investissements libanais en Égypte, jusqu’à l’avènement du président Hosni Moubarak. Jusqu’à présent, aucun recours pour recouvrer les biens confisqués n’avait abouti.

 

La justice égyptienne a décidé hier de restituer aux Libanais et aux Égyptiens d’origine libanaise leurs propriétés confisquées par le président Gamal Abdel Nasser en 1961 dans le cadre du vaste mouvement de nationalisation des biens étrangers en Égypte, après la nationalisation en 1956 du canal de Suez.
 
Partant, des sources ministérielles ont appelé hier les victimes de ces nationalisations ou leurs héritiers à se presser de faire les démarches nécessaires auprès des autorités égyptiennes pour recouvrer leurs biens, qui sont estimés à des centaines de millions de dollars. Selon ces sources, il faut en effet se hâter de faire le nécessaire parce que deux mois du délai fixé par les autorités égyptiennes pour recouvrer leurs propriétés se sont déjà écoulés et il ne reste plus aux propriétaires que...
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