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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

La Russie appelle à traiter d’une manière « délicate » son « voisin » iranien

La Russie a pris hier la défense de l’Iran alors que les pressions internationales contre le programme nucléaire controversé de Téhéran se multiplient. « Nous ne considérons pas l’Iran comme notre ennemi. L’Iran, c’est notre voisin. Et il faut traiter ses voisins d’une manière délicate et avec respect », a déclaré un vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, au cours d’une rencontre avec une centaine d’attachés militaires étrangers et de journalistes à Moscou, soulignant que « la communauté internationale est préoccupée par le programme nucléaire iranien, mais l’Iran est préoccupé par l’attitude des pays occidentaux à son égard ». Aux yeux de M. Antonov, cette « méfiance empêche la communauté internationale d’avancer dans la recherche d’une bonne solution » du problème iranien. Rappelons que Moscou entretient des relations militaires et commerciales étroites avec l’Iran et n’a soutenu qu’à contrecœur les quatre séries de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies contre Téhéran.
Côté israélien, le ministre de la Défense Ehud Barak a affirmé hier que les menaces d’attaques militaires contre l’Iran ont réussi à empêcher la République islamique de franchir le cap ultime pour produire l’arme nucléaire. « Nous pouvons bien voir la raison pour laquelle l’Iran, qui tient à se doter de capacités militaires nucléaires, ne prend pas certaines des mesures qui violeraient les règles de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) », a ainsi expliqué M. Barak à la radio publique. « Une des raisons, c’est la peur de ce qui pourrait arriver. Les États-Unis ou quelqu’un d’autre pourraient agir contre eux (les Iraniens) », a ajouté M. Barak en faisant allusion à une éventuelle attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes. Notons que les États-Unis, tout en proclamant qu’ils n’hésiteront pas à « user de la force » si nécessaire, sont opposés à une attaque dans l’immédiat et misent sur une nouvelle série de sanctions économiques pour convaincre l’Iran de renoncer à ses projets nucléaires. « Il y a des divergences dues à des différences de perspectives : les États-Unis voient les choses en qualité de grande puissance mondiale, alors qu’Israël est menacé de près. Les Américains ont davantage de capacités (militaires) et estiment qu’ils peuvent encore attendre des mois », a reconnu M. Barak, soulignant que « la seule manière de surmonter ces divergences est d’accélérer l’application des sanctions et de fixer un calendrier serré pour les discussions qui doivent commencer le mois prochain afin de savoir si oui ou non l’Iran a l’intention d’arrêter son programme ».
Enfin, les 47 États membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU ont adopté deux résolutions prolongeant d’un an les mandat des rapporteurs spéciaux sur la situation des droits de l’homme en Iran et en Corée du Nord. Alors que la résolution concernant la Corée du Nord a été adoptée par consensus, celle concernant l’Iran a dû être adoptée par vote, avec 22 voix pour, 5 contre (Bangladesh, Chine, Cuba, Qatar et Russie) et 20 abstentions. Durant les débats précédant le vote, l’ambassadeur iranien auprès des Nations unies à Genève, Seyed Mohammad Reza Sajjadi, avait dénoncé un « jeu politique », estimant que la résolution était une « action injuste et injustifiée ». Il a par ailleurs jugé « injustes et injustifiées les accusations contenues dans le rapport du rapporteur spécial ».
(Source : AFP)
La Russie a pris hier la défense de l’Iran alors que les pressions internationales contre le programme nucléaire controversé de Téhéran se multiplient. « Nous ne considérons pas l’Iran comme notre ennemi. L’Iran, c’est notre voisin. Et il faut traiter ses voisins d’une manière délicate et avec respect », a déclaré un vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, au cours d’une rencontre avec une centaine d’attachés militaires étrangers et de journalistes à Moscou, soulignant que « la communauté internationale est préoccupée par le programme nucléaire iranien, mais l’Iran est préoccupé par l’attitude des pays occidentaux à son égard ». Aux yeux de M. Antonov, cette « méfiance empêche la communauté internationale d’avancer dans la recherche d’une bonne solution » du problème...
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