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Économie - Entreprises

Imperméable à la crise, Zara double H&M dans la course aux bénéfices

Inditex a ouvert toujours plus de boutiques en 2011 et en compte désormais 5 527 dans 82 pays.

Le président d’Inditex, Pablo Isla, est devenu en 2011 le dirigeant espagnol le mieux payé. Dominique Faget/AFP

L’espagnol Inditex, déjà numéro un mondial du textile en chiffre d’affaires avec sa marque phare Zara, a poursuivi en 2011 sa stratégie d’expansion internationale, surtout en Asie, ce qui lui a permis de doubler son rival suédois H&M en bénéfice net.


Ce dernier, qui a grimpé de 12 % à 1,932 milliard d’euros sur son exercice décalé (clos fin janvier), est légèrement supérieur aux attentes du marché.


Tous les autres indicateurs également sont au vert : le chiffre d’affaires monte de 10 % à 13,793 milliards et l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) gagne lui aussi 10 % à 3,258 milliards.


La Bourse de Madrid a peu réagi à ces chiffres, le titre gagnant 0,08 % à 71,8 euros vers midi. Mais depuis le début de l’année l’action a bondi de 13,46 %, contre seulement 0,15 % pour l’indice Ibex-35 des principales valeurs espagnoles.
Inditex, créé il y a 40 ans en Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne, a ouvert toujours plus de boutiques en 2011 et en compte désormais 5 527 dans 82 pays, sous les marques Zara (deux tiers des ventes), Pull and Bear, Bershka ou encore Massimo Dutti.
Et, contrairement à son concurrent H&M, dont le bénéfice net a chuté de 15 % en 2011 à 1,79 milliard d’euros, il semble toujours imperméable à la crise.
« Nous avons eu une croissance des ventes dans tous les différents marchés », s’est félicité hier le président d’Inditex, Pablo Isla, qui est devenu en 2011 le dirigeant espagnol le mieux payé (20,3 millions entre salaire et actions).
La crise économique, qui incite les ménages à moins consommer ? « Nous pensons toujours que l’évolution de l’entreprise dépend beaucoup plus de nous que de l’environnement économique général », répond-il simplement, lors d’une conférence de presse.


La hausse des coûts des matières premières, coton en tête, dont H&M a justement pâti ? « En conséquence de notre modèle de production fondé sur la flexibilité et la proximité (...), nous pensons que cela n’aura aucun effet spécial dans notre cas », rétorque-t-il d’un sourire.


Pour rester souple, le groupe produit 50 % de ses habits en Espagne, au Portugal et au Maroc. Il prévoit cette année d’agrandir encore ses installations en Galice et d’ouvrir un nouveau centre logistique à Barcelone.
Seul un tiers environ de sa production vient d’Asie.


Mais cette région, côté ventes, est une priorité : sur les 483 boutiques ouvertes sur l’année, 132 l’ont été en Chine.
Un pays identifié comme « un des marchés de plus forte croissance pour les marques d’Inditex » et qui sera le prochain à accéder à la boutique en ligne de sa marque étendard Zara, pour la campagne automne-hiver 2012, un événement « auquel nous donnons une énorme importance stratégique », a souligné M. Isla.


Dans ce pays, « nous prévoyons d’ouvrir environ 130 boutiques par an dans les prochaines années », a-t-il dit.
Le groupe a aussi accru sa présence au Japon, en Corée du Sud et en Inde.


La région apporte désormais 18 % de ses ventes (contre 15 % il y a un an), tandis que le poids de l’Espagne, pays empêtré dans la crise, continue de baisser, à 25 % contre 28 % en 2010.


Au total, Inditex a débarqué en 2011 dans cinq nouveaux pays : l’Australie, Taïwan, l’Azerbaïdjan, l’Afrique du Sud et le Pérou, ce qui lui permet d’être désormais présent sur les cinq continents.


Le rythme ne va pas faiblir en 2012, où il prévoit 480 à 520 nouvelles boutiques (dont une quinzaine en France).
« 2012 sera une année de forte expansion pour Inditex », a promis Pablo Isla.


La croissance des ventes semble à nouveau au rendez-vous : selon Inditex, à taux de change constants et hors effets de calendrier, elles sont en hausse de 11 % sur un an ces dernières semaines.


Le groupe espagnol, qui se dit « très heureux de son activité en ligne » mais ne communique pas de chiffres à ce sujet, vend déjà sur Internet dans 18 pays européens, aux États-Unis et au Japon.

L’espagnol Inditex, déjà numéro un mondial du textile en chiffre d’affaires avec sa marque phare Zara, a poursuivi en 2011 sa stratégie d’expansion internationale, surtout en Asie, ce qui lui a permis de doubler son rival suédois H&M en bénéfice net.
Ce dernier, qui a grimpé de 12 % à 1,932 milliard d’euros sur son exercice décalé (clos fin janvier), est légèrement supérieur aux attentes du marché.
Tous les autres indicateurs également sont au vert : le chiffre d’affaires monte de 10 % à 13,793 milliards et l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) gagne lui aussi 10 % à 3,258 milliards.
La Bourse de Madrid a peu réagi à ces chiffres, le titre gagnant 0,08 % à 71,8 euros vers midi. Mais depuis le début de l’année l’action a bondi de 13,46 %, contre seulement 0,15 % pour l’indice...
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