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À La Une - Irak

Démonstration de force sadriste à Bassora

Des centaines de milliers de partisans de Moqtada Sadr manifestent à la veille du 9e anniversaire de l'invasion américaine.

Des manifestants brandissaient des drapeaux irakiens et des portraits de Moqtada Sadr et de son père, le grand ayatollah Mohammed Sadeq al-Sadr, assassiné en 1999. AHMAD AL-RUBAYE/

Des centaines de milliers de partisans du chef radical chiite irakien Moqtada Sadr se sont rassemblés lundi à Bassora (sud) pour une "journée de défense des opprimés irakiens". Un correspondant de l'AFP a estimé leur nombre à plusieurs centaines de milliers. Il dépassait le million, ont pour leur part estimé deux officiers au sein de l'armée et de la police de Bassora, grande ville portuaire située à 450 km au sud de Bagdad.


Les manifestants ont afflué de toutes les provinces d'Irak et se sont rassemblés à une intersection du centre ville qui a été interdit à la circulation. Beaucoup d'entre eux brandissaient des drapeaux irakiens et des portraits de Moqtada Sadr et de son père, le grand ayatollah Mohammed Sadeq al-Sadr, assassiné en 1999. D'autres scandaient "Oui aux droits!" "Non à l'injustice!" "Non à la pauvreté!" et "Non à la corruption !"


Certains avaient apporté des câbles électriques, des bidons d'eau, des pelles pour symboliser la mauvaise qualité des services qui échoit à la population et le chômage. La foule portait aussi plusieurs cercueils, chacun orné d'un mot: "intégrité" sur l'un, "démocratie", "électricité", "éducation", "services" sur les autres.

 

Un responsable religieux, cheikh Assaad al-Nasseri, a lu au public un prêche de Moqtada Sadr, lui-même en Iran. "On ne peut rester calme quand il y a injustice contre nous". "Demandez vos droits, je vous soutiendrai, grâce à notre unité nous serons forts et vous devez lutter en vue d'une nation stable".
Il a ensuite énuméré, au nom de Moqtada Sadr, une liste d'exigences envers le gouvernement irakien, dans lequel le mouvement sadriste compte plusieurs ministres. Le gouvernement doit distribuer "dès que possible, à chaque Irakien" une part de l'argent du pétrole, lutter "sérieusement" pour créer de l'emploi, "fournir des logements et aider les orphelins et les veuves" et augmenter les traitements des fonctionnaires, selon lui.
Il a enfin proposé de faire du 19 mars comme un "jour international d'aide des opprimés dans le monde entier".


La manifestation ne comportait pas de message anti-américain, même si quelques pancartes disant "Non à l'Amérique" et "Non à Israël" étaient visibles çà et là.


Le mouvement sadriste organise régulièrement de grandes manifestations. Celle de lundi intervient à la veille du 9e anniversaire du début de l'invasion américaine en Irak. Elle a lieu en outre avant la tenue fin mars d'un sommet de la Ligue arabe à Bagdad. Le dernier sommet de ce type à Bagdad remonte à mai 1990, quelques mois avant l'invasion du Koweït par les troupes de l'ancien président Saddam Hussein.


Les années précédentes, le mouvement sadriste avait souvent choisi de manifester le 9 avril, date anniversaire de la prise de Bagdad par l'armée américaine et la chute du régime de Saddam Hussein en 2003. Les dernières forces américaines ont quitté l'Irak le 18 décembre 2011.

Des centaines de milliers de partisans du chef radical chiite irakien Moqtada Sadr se sont rassemblés lundi à Bassora (sud) pour une "journée de défense des opprimés irakiens". Un correspondant de l'AFP a estimé leur nombre à plusieurs centaines de milliers. Il dépassait le million, ont pour leur part estimé deux officiers au sein de l'armée et de la police de Bassora, grande ville portuaire située à 450 km au sud de Bagdad.
Les manifestants ont afflué de toutes les provinces d'Irak et se sont rassemblés à une intersection du centre ville qui a été interdit à la circulation. Beaucoup d'entre eux brandissaient des drapeaux irakiens et des portraits de Moqtada Sadr et de son père, le grand ayatollah Mohammed Sadeq al-Sadr, assassiné en 1999. D'autres scandaient "Oui aux droits!" "Non à l'injustice!" "Non à la...
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