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À La Une - Répression

Moscou appelle la Syrie à accepter "immédiatement" une trêve humanitaire

Violents combats nocturnes à Damas et opérations militaires dans tout le pays ; les experts de Kofi Annan sont arrivés  dans la capitale syrienne.

Sergueï Lavrov (d) recevant le chef du CICR Jakob Kellenberger, lundi à Moscou. NATALIA KOLESNIKOVA/

La Russie a appelé lundi la Syrie à accepter la demande du Comité international de la Croix-Rouge d'une trêve quotidienne, a indiqué Moscou à l'issue d'une rencontre du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le chef du CICR Jakob Kellenberger. "Les deux parties ont appelé le gouvernement syrien et les groupes armés à accepter immédiatement une trêve quotidienne humanitaire afin de permettre au CICR l'accès aux blessés et aux civils qui doivent être évacués", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

 

Le chef du CICR avait dit, quelques heures plus tôt, avoir reçu des "indications positives de soutien" à sa demande de trêve quotidienne de deux heures lors de sa rencontre avec le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov qui visait à inciter la Russie à faire pression sur son allié syrien en vue d'obtenir une pause dans les combats pour distribuer l'aide et évacuer les blessés.

 

Sur un autre plan, un navire de ravitaillement russe se trouve dans le port syrien de Tartous depuis dix jours, a déclaré lundi le ministère russe de la Défense, démentant les informations des médias sur la présence en Syrie de bateaux de guerre.

 

Ce soutien russe aux efforts du CICR intervient alors que de violents combats ont opposé lundi avant l'aube déserteurs et soldats, à Mazzé, un important quartier de Damas où sont arrivés des experts internationaux pour négocier une trêve dans les violences qui ensanglantent le pays depuis un an.

 

Les combats nocturnes à Mazzé, qui abrite les services de renseignements, des bâtiments gouvernementaux et les ambassades d'Inde et de Grèce, sont "les plus importants et les plus proches des centres de sécurité à Damas depuis le début de la révolte", le 15 mars 2011, a affirmé le président de cette ONG, Rami Abdel Rahmane.

Il a précisé que deux soldats de l'armée régulière avaient été tués et 16 autres blessés dans les affrontements qui ont duré plusieurs heures. Quatre rebelles sont également morts et plusieurs autres blessés ou arrêtés.


La télévision officielle Al-Ikhbariya a de son côté rapporté que "trois terroristes avaient été tués" et déploré la mort d'un membre des forces de l'ordre. Le régime du président Bachar el-Assad ne reconnaît pas la contestation et qualifie de "gangs terroristes" opposants et déserteurs.


Selon Mourtada Rachid, un militant sur place, "ces opérations à Damas visent à alléger la pression sur les régions" proches, en proie à des opérations de l'armée qui réprime dans le sang la révolte. L'armée, déployée en province, a ainsi été rappelée à Damas au début des combats, a-t-il affirmé.
"Nous avons eu très très peur mais maintenant les routes ont été rouvertes et les magasins ont levé leur rideau", a déclaré à l'AFP une habitante de Mazré.


Dans l'après-midi, de nouveaux combats ont éclaté à Qaboun et à Barzé, deux autres quartiers de la capitale, selon l'OSDH.

A Deir Ezzor (est), d'autres combats violents opposaient déserteurs et soldats après avoir fait la veille 30 morts, dont 25 déserteurs, et des dizaines de blessés. Au total, 25 personnes, dont neuf civils, ont encore péri lundi à travers le pays, selon l'organisation.


Ces affrontements interviennent après trois attentats sanglants samedi et dimanche à Damas et à Alep (nord), deuxième ville du pays, dont l'opposition et le régime se sont mutuellement accusés.

Ils ont précédé l'arrivée dans la capitale syrienne des cinq experts mandatés par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan pour négocier la mise en place d'une mission d'observation dans le but de faire cesser les "tueries".
Le porte-parole de l'ancien secrétaire général de l'ONU, Ahmad Fawzi, a précisé que la prochaine "visite de M. Annan en Syrie dépendra largement des progrès réalisés" lors des discussions avec les experts.

M. Annan avait expliqué que la mission "poursuivrait les discussions sur les propositions" qu'il avait faites à M. Assad lors de sa visite les 10 et 11 mars à Damas, en vue d'un arrêt de l'effusion de sang, d'un accès au pays des organisations humanitaires et d'un dialogue politique. Il a qualifié de "décevantes jusqu'ici" les réponses apportées par Damas, et espéré que les experts "auront l'accès qui leur sera nécessaire".


Paris a de son côté proposé au Conseil de sécurité un projet de déclaration soutenant fermement la mission de M. Annan et "espère un vote" mardi sur sa proposition.

 

Une mission d'évaluation de l'aide humanitaire, formée par l'Organisation de coopération islamique (OCI) et l'ONU, est déjà sur place et travaille sous la houlette du régime. Elle a débuté à Homs (centre) et devait se rendre dans une dizaine de provinces. Dans un communiqué, l'OCI et l'ONU ont appelé "le peuple et les autorités de Syrie à respecter la neutralité et l'impartialité" de leur mission "strictement apolitique". C'est la première fois que l'ONU est autorisée par le régime à faire une telle évaluation depuis le début il y a un an des violences qui ont fait, selon l'OSDH, plus de 9.000 morts.


Des maquisards ont affirmé pour leur part à l'AFP s'être réfugiés dans les montagnes de la province d'Idleb, proche de la frontière turque que près de 16.500 Syriens ont traversé depuis un an. "Les chars ne peuvent pas monter ici, ils craignent les embuscades", a dit Abou Souleimane. "Et nous sommes si près de la frontière que Bachar n'osera pas employer l'aviation, il craint les Turcs".


La Turquie a affirmé d'un autre côté être toujours sans nouvelles de deux journalistes turcs portés disparus depuis près d'une dizaine de jours en Syrie.

 

Enfin, les autorités ont annoncé avoir prolongé d'une semaine le dépôt des candidatures pour les législatives du 7 mai, raillées par l'Occident et l'opposition pour qui le régime a perdu sa crédibilité.

 

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La Russie a appelé lundi la Syrie à accepter la demande du Comité international de la Croix-Rouge d'une trêve quotidienne, a indiqué Moscou à l'issue d'une rencontre du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le chef du CICR Jakob Kellenberger. "Les deux parties ont appelé le gouvernement syrien et les groupes armés à accepter immédiatement une trêve quotidienne humanitaire afin de permettre au CICR l'accès aux blessés et aux civils qui doivent être évacués", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
 
Le chef du CICR avait dit, quelques heures plus tôt, avoir reçu des "indications positives de soutien" à sa demande de trêve quotidienne de deux heures lors de sa rencontre avec le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov qui visait à inciter la Russie à faire...
commentaires (3)

Observant la photo! Des nuques et des foulard de femmes... Le sommum du courage de la "révolution", n'est-ce pas?

Ali Farhat

06 h 24, le 19 mars 2012

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Commentaires (3)

  • Observant la photo! Des nuques et des foulard de femmes... Le sommum du courage de la "révolution", n'est-ce pas?

    Ali Farhat

    06 h 24, le 19 mars 2012

  • Il faut désormais s'habituer à ce genre d'actes terroristes... C'est tout ce qui reste aux bandes armées qui n'ont plus de les murs des villes, des familles et des enfants pour se cacher lâchement derrière. Alors ils vont poser des bombes (voitures piégées) et sortir de nuit comme des chauves-souris de la cachette pour faire du bruit et quelques "coups fumant et détonants, voire spectaculaires". Ce sont les conséquences logiques après leur défaite et leur délogement des zones urbaines ainsi que la découverte de leur tunnels financés préparés depuis des années pour faire entrer des armes.

    Ali Farhat

    06 h 22, le 19 mars 2012

  • - - Les terroristes sont partout , ils s'infiltrent dans les quartiers des grandes villes à pied ou en scooter comme ce fut le cas ce week-end à Montauban en France où un terroriste en scooter à tiré et tué 3 parachutistes dans le dos devant un distributeur de billets où ils retiraient de l'argent , et réussi à prendre la fuite ... Comme ce matin à Toulouse , un autre terroriste toujours sur scooter , à tiré sur des élèves devant une école privée " Juive " tuant 3 écoliers et plusieurs blessés selon le premier bilan , et réussi aussi à prendre la fuite !!! C'est bien la même chose et ce sont les mêmes terroristes qui terrorisent aujourd'hui Alep et Damas , après avoir été chassé de Homs , Idleb et de bien d'autres villes Syriennes .

    JABBOUR André

    04 h 48, le 19 mars 2012

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